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L'éducation entre autres. les Entretiens de Pelleport
Ardoino Jacques ; Berger Guy ; Huguet Jean-Marc ;
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782296094932
Ces entretiens sont ceux de trois complices. Deux d'entre eux sont des universitaires, le troisième a travaillé essentiellement en entreprise, mais les trois ont, dans leur pratique, accordé une place essentielle à la formation des adultes. Tous les trois ont vécu intensément l'expérience de Vincennes, puis de l'Université Paris 8, deux comme enseignants, le troisième y a préparé puis soutenu une thèse. Ces entretiens ont été conduits selon un rituel relativement constant mais en toute nonchalance, puisqu'ils s'étendent sur plusieurs années et surtout en toute liberté, sans autre objectif que celui de se risquer à la pensée de l'autre, de le rencontrer et de l'interpeller à son tour. Parvenus à un terme non convenu à l'avance mais reconnu d'un commun accord, ils se sont offerts à la lecture alerte, vigilante, parfois irritée, mais toujours amicale en même temps d'André de Peretti avec lequel, chacun, dans des perspectives différentes, avait partagé un moment de son parcours.
Cet ouvrage propose un filtrage récurrent (au sens de Michel Serres) de l'histoire des concepts philosophiques convoqués par l'éducation. Il propose, au départ, deux topiques de la philosophie: la philosophie comme projet de société démocratique (antique puis moderne) visant des finalités politiques et la philosophie comme projet de définition d'un sujet digne, à la poursuite de finalités morales et/ou éthiques. Ces topiques révèlent toujours des fictions théoriques d'un Universel Abstrait qui nous instruisent peu sur le processus éducatif. Une autre mise en scène est alors proposée qui propose le politique et l'éducation comme "arts vivants". Mais cette esthétisation trop subjectivocentrée risque de laminer tout projet démocratique de la polis. Le recours à l'histoire de la philosophie et à l'épistémologie permettra alors de démythologiser le concept de sujet et de se résoudre à un projet plus modeste que celui de ses ambitions originaires. Philosopher équivaudrait à l'art de concevoir. L'avancée de l'histoire des concepts et la déconstruction du concept de sujet interroge les sciences humaines et plus particulièrement les sciences de l'éducation. Quel lieu demeure alors possible pour le philosophe, en sciences de l'éducation? La compréhension du processus de connaissance, seule possibilité de fondement du processus de subjectivation. Archéologique et critique, la philosophie assume alors essentiellement une tâche de vigilance épistémologique à l'égard des sciences humaines.
Ardoino Jacques ; Caillé Alain ; Dibie Pascal ; Fo
Depuis 1994, le Laboratoire de Changement Social de l'Université Paris-Diderot organise régulièrement des séminaires " Histoires de vie et choix théoriques ". Des chercheurs en sciences humaines et sociales y sont invités à livrer un récit autobiographique à partir de la consigne : " Quels rapports faites-vous entre votre histoire (personnelle, familiale, sociale) et vos choix théoriques, épistémologiques, méthodologiques ? ". Cet ouvrage, le quatrième sur ce thème publié dans la Collection Changement Social, rassemble les itinéraires de Jacques Ardoino, Alain Caillé, Pascal Dibie, Marcel Mauss raconté par Marcel Fournier (son biographe), Nathalie Heinich, Danièle Linhart, Renaud Sainsaulieu et Benjamin Stora. II donne à voir, à un moment situé dans le temps, le point de vue de chacun sur son parcours. II nous renseigne également sur les objets, les débats théoriques et méthodologiques qui structurent, à différentes époques, leurs champs disciplinaires. Le corpus enrichi d'année en année constitue un précieux matériau pour une réflexion épistémologique sur les sciences humaines et sociales à laquelle le LCS apporte ainsi sa contribution.
Résumé : La problématique de l'éducation, aussi bien quand il s'agit du système éducatif traditionnel (école et université en tant que formations initiales) que de l'éducation des adultes, évolue sans cesse au gré des crises de société qui se multiplient. Fonctions et professions spécialisées, encore abritées il y a seulement un demi-siècle, se trouvent de plus en plus exposées aujourd'hui au désarroi ou à l'impuissance nés de la confrontation à la contestation, voire au refus, comme à l'insécurité qui en résulte. Il ne suffit plus d'appliquer des programmes à des populations réputées " captives " en fonction de compétences reconnues. Il faudrait, ici comme ailleurs, pouvoir développer une intelligence des contradictions et du conflit, à laquelle ne préparent pas nécessairement les formations disciplinaires. L'analyse quelque peu exigeante d'une trentaine de notions (paradoxalement riches de leur ambiguïté foncière et de leur complexité), représentatives d'une telle problématique, entreprend, ici, de mobiliser les ressources du langage en matière de réflexivité. C'est un fait marquant pour les enseignants et les formateurs qui se retrouvent par la force des choses être des " artisans du langage " à un double titre (outil principal et matière première à travailler) et accordent aussi peu d'importance à la façon dont ils parlent, comme à ce qu'ils disent, en véhiculant des allant-de-soi, ainsi qu'au discours de l'autre. Deux groupes de notions intéressant l'un comme l'autre l'éducation des adultes structurent ainsi cet ouvrage.
Pour les jeunes femmes asiatiques, devenir auteur soi-même, c'est-à-dire "s'autoriser", consiste de plus en plus à sortir de l'emprise en passant par l'exil. Aujourd'hui, certaines d'entre elles choisissent de venir faire leurs études en France. Le changement culturel que cela entraîne chez elles relève d'un processus complexe. De nombreux conflits intérieurs et relationnels sont à gérer et peuvent les conduire, soit à renoncer à leurs études, soit à s'isoler dans une communauté locale d'expatriés qui les sécurise, ou encore à trouver une médiation plus satisfaisante. Si les femmes sont à ce point "travaillées" par ces conflits de valeurs, c'est sans doute parce qu'en Extrême-Orient, l'emprise philosophique et culturelle du confucianisme joue un rôle considérable dans leur histoire depuis des siècles. Ce livre vise à éclairer la complexité de la situation de ces femmes, prises dans une certaine ambivalence, en rapport avec leur processus d'autonomie. C'est à travers une étude socioanthropologique portant sur des étudiantes coréennes, japonaises et chinoises de Taiwan que l'auteure développe sa réflexion. Cet ouvrage devrait permettre aux lecteurs de mieux connaître cette population féminine cultivée des pays d'Extrême-Orient dont la modernisation, pour la plupart, est déjà très avancée. L'ouvrage fait comprendre les contradictions internes, les possibilités et les impossibilités d'ouverture culturelle rencontrées par les étudiantes qui ont fait ce choix. Il pose la question difficile de la réalisation possible d'un métissage culturel entre l'Orient et l'Occident, au c?ur de la personnalité des femmes concernées. Biographie: Sun-Mi Kim, d'origine sud-coréenne, docteur en Sciences de l'éducation de l'université Paris 8 Saint-Denis et titulaire du DESS Multimédia de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Chargée de cours et formatrice dans l'interculturel en formation initiale et en formation d'adultes.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.