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Sang d'encre
Hochet Stéphanie
BUSCLATS
11,00 €
Épuisé
EAN :9782361660147
Effets de mode: bracelet tribal, étoiles, patronymes (Beckham, Scarface, Soprano...).Lettres chinoises dans le cou - éviter le cou si c'est une première fois.Pistolets: liner, shader, magnum. Machine bruyante ou silencieuse. Encre. Qualité des noirs. Pigments purs, noir dense, la rareté justifie le prix. Capsules d'encre. Gants. Dettol, alcool. Cellophane.Sur le ventre, envie de vomir.La sensibilité des côtes empêche de penser. Malléole, clavicule, plexus, coudes et aisselles: douleurs mémorables. La sensation qu'un ongle, lentement, vous griffe. La brûlure évoque un objet célèbre et inoxydable, instrument d'une précision tranchante: le scalpel... Le plus pénible est le remplissage, la coloration point par point de l'espace entre deux traits. Il est conseillé de ne pas être à jeun.Je n'avais cessé d'y penser. Depuis au moins vingt ans. La tentation avait crû avec les années. Le tabou qui l'entourait ne l'avait pas affaiblie, au contraire. Sans ce tabou familial, j'aurais plus vite cédé, tourné la page. Ça n'aurait pas mérité que je m'y attarde. Le tabou a hypostasié le fantasme.À l'âge de 15 ans, j'avais songé à des emblèmes totémiques, des gueules de loups, des signes claniques. Je me rêvais en chef de gang, en leader de parti politique. Les idéologies me donnaient des frissons, le pouvoir, oui, il s'agissait de ça. À ce moment-là, je me sentais insensible à tout. Cette année, j'avais été hospitalisé pour une maladie grave. Enfermé pendant des mois dans une chambre, mes pensées avaient tourné à vide. C'est alors que j'avais commencé à dessiner. Toutes les pages de mes cahiers étaient recouvertes d'armes, de croix. Des croix qui n'étaient pas des symboles chrétiens.J'ai guéri, je ne suis plus ce garçon obsédé par le culte du chef, la guerre et les théories qui veulent la justifier. Guérir n'a pas concerné que mon corps.J'ai tourné le dos à la fièvre des conflits, mais je conserve le goût des croix et des tatouages. Ce goût-là, je ne le perdrai jamais. Si on peut jamais dire jamais.Un jour j'y céderais, j'en étais sûr. Ce serait symboliquement fort comme le service militaire, le dépucelage, le mariage et la mort. Dans plusieurs civilisations, le tatouage constitue un rite de passage pour le jeune qui accède à l'âge adulte. Même en retard sur mon horloge biologique, je n'avais pas dit mon dernier mot. Le faire, oui, restait à savoir où, quand, par qui, et surtout quoi. J'observais ceux que je voyais chez les autres. Les leurs me semblaient bâclés. Ridicules. Est-ce que ces personnes avaient profondément réfléchi au sens, au genre que ça leur donnait? S'étaient-ils décidés sur un coup de tête? N'étaient-ils pas déçus après coup? On ne peut pas poser ouvertement ces questions mais je n'en pensais pas moins. À leur place, je n'aurais pas placé là cette étoile, d'ailleurs, je ne l'aurais pas dessinée de cette façon. Encore un moment de réflexion autour du dessin.
Un jeune soldat japonais s'apprête à mourir pour l'Empire du Soleil Levant. Pendant la Guerre du Pacifique, le jeune aviateur Kaneda a pour mission de s'écraser sur un navire américain. Mais il doute, tiraillé entre son patriotisme et son envie de vivre... Roman épuré, limpide, portrait passionnant qui amène une juste réflexion sur le sens de la vie.
Un roman puissant qui allie l?aspect visionnaire de La Route de Cormac McCarthy et la poésie de Brokeback Mountain.Dans un quartier chic de Glasgow, Tara travaille pour une maison close. Elle se prépare à revoir Alice, une jeune Française dont elle tombée amoureuse trois ans auparavant.En dehors de sa « profession », Tara s?occupe d?un élevage de chiens dans une ferme isolée des Highlands. Elle y emmène Alice. Alors qu?une mystérieuse prédiction annonce le pire en Grande-Bretagne, les deux femmes vont renouer et revivre leur passion interrompue. Elles seront bientôt rejointes par un peintre malade, son amante venue de Londres et une petite fille (la nièce d?Alice). Trois mois vont s?écouler dans l?attente du 21 mars fatidique.
Résumé : Avec un texte brillant et inclassable, Stéphanie Hochet met à l'honneur le lapin, boule de poils bien plus profonde et mystérieuse que ce qu'elle laisse apparaître.
Résumé : Le gouvernement anglais vient d'annoncer qu'un événement exceptionnel aura lieu le 21 mars. Chacun est sur le qui-vive. Tara et Patty dans leur ferme d'Ecosse, le peintre Simon Black à Londres, son amante Ecuador, Alice qui retourne à son premier amour et n'est pas au bout de ses surprises. Pendant trois mois, avant la date fatidique, un climat d'insurrection s'installe, c'est l'heure du dévoilement. Le passage de l'hiver au printemps n'a jamais été aussi prometteur.
Début 1951, Char fait la connaissance de Staël à Paris. De cette rencontre naît le projet d'un livre commun Poèmes, accompagné de quatorze bois gravés. Une année durant, Staël délaisse ses pinceaux pour exécuter à coup de gouges ses gravures et tient fidèlement compte à Char de ses avancées et de la passion qui l'anime. Lors de ses voyages, Staël ne cesse de parler à son jumeau aux "sabots ailés" pour l'entretenir de sa quête artistique et de ses chocs visuels. En 1953, Staël et les siens s'installent dans le Sud à proximité du poète, dans son milieu intime et familier. Les lettres et cartes échangées jalonnent leur chemin de créateurs et racontent à demi-mot leur magnifique histoire d'amitié.
À Dominique JanvierRetenez votre souffle. Ne bougez pas.Nous sommes derrière son épaule.Nous dénouons la cordelette qu'André Gide n'a pas dénouée en recevant le manuscrit de Du côté de chez Swann empaqueté par Céleste.Nous ouvrons le manuscrit que Gide, fiction ou légende, n'aurait pas lu. Trop long, trop de phrases, trop de phrases trop longues, trop de détails, trop de particules, trop de salons, trop de tout. Trop de Proust.Non, Céleste n'est pas restée derrière la porte de la chambre de liège, et Swann n'existe pas, pas plus qu'Albertine. Rien n'existe encore, ni la tante Léonie, ni Gilberte, ni Saint-Loup, ni Vinteuil, ni les Verdurin, ni les Guermantes, ni Elstir, ni Cottard, ni personne.Nous sommes seuls.Nous découvrons la promesse d'un grand écrivain. Nous découvrons Proust. En nous-mêmes nous savons pourtant que nous n'avons pas trop de mérite. Proust nous attend depuis tellement longtemps. Chaque nouveau lecteur, certes, invente Proust, mais il faut bien dire qu'à travers les âges, les époques, les générations, les circonstances, et même les pays, les cultures, les années-lumière, c'est lui qui nous invente, lui qui nous regarde. Depuis un siècle, nous nous sommes mis sous son regard. Il avait donc tout compris, ce diable d'homme couché dans sa toile d'araignée? Il avait tout vu, tout enregistré, tout déchiffré? Il savait avant moi ce que je ne sais même pas formuler du temps, de l'amour, de la jalousie, de la souffrance, du désir, de la tragédie de chaque vie, de la comédie humaine et de sa ronde des masques? Proust avait tout éprouvé, et il nous a fallu tellement de temps pour le comprendre à notre tour, pour le croire...Ne faites pas de bruit car, dans le buisson des pages, des petites âmes déplient leurs ailes, des figures se dessinent en pointillés, des esquisses qui semblent encore des ombres, tout un fouillis de formes, de touches légères, de notes de musique. Des pas imprimés sur la neige des commencements.Proust avant Proust. Marcel avant Proust. Un nommé Marcel Proust. Il vient de fêter ses dix-neuf ans, le 10 juillet de l'année 1890, quand vont bientôt paraître ses premiers textes imprimés dans une revue, une vraie revue.
Sur les Chantiers de Marie-Hélène Lafon, tout fait ventre et matériau, les cérémonies de l'enfance paysanne et catholique, le quotidien des familles, les chansons enfouies, les gestes et les corps, les pantoufles de Suzanne au bain, Flaubert, Claude Simon ou Bill Viola. On rit, on se souvient, on s'émeut, on s'y retrouve et on s'étonne. On rentre sous la peau de l'écriture et dans la chair du vivant.
22 octobre 1922. Marcel Proust n'a plus qu'un mois à vivre. A son chevet, Reynaldo Hahn, l'amour de ses vingt ans, l'ami dune vie et Robert Proust son frère et médecin. Marcel refuse la clinique que lui propose son frère à qui il ferme désormais sa porte. L'un des rares visiteurs qu'il reçoit ce dernier mois de sa vie, c'est Reynaldo Hahn. C'est cet amour qui dura deux ans entre Reynaldo musicien vénézuélien, coqueluche des salons mondains de la Belle Epoque, et Marcel dandy en quête d'ascension sociale, et leur amitié parfois contrariée mais intacte, que retrace Lorenza Foschini dans ce récit brillant, enrichi de documents inédits. Alors que Marcel construit son oeuvre et devient Proust, Reynaldo a du mal à inscrire sa musique dans la modernité. Au Père-Lachaise où l'un et l'autre sont enterrés, le nom vie l'un brille en lettres d'or, celui de l'autre s'est peu à peu effacé. Reste la richesse d'une relation que la romancière retrace avec panache.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.