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Histoire sociale et économique de la chronométrie
Donzé Pierre-Yves
ALPHIL
39,00 €
Épuisé
EAN :9782889305339
Les chronomètres représentent depuis près de deux siècles l'excellence de l'horlogerie suisse. La définition de ce qu'est une montre de haute précision a toutefois varié au cours du temps, suivant les évolutions technologiques, sociales et industrielles. Il a fallu concilier les idéaux des scientifiques et les besoins des entreprises horlogères, tout en mettant sur pied une coordination à l'échelle internationale. Un consensus s'est établi dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, définissant le chronomètre comme un garde-temps ayant subi, avec succès, un certain nombre d'épreuves réalisées par des organismes indépendants. A l'occasion du cinquantième anniversaire du Contrôle officiel suisse des chronomètres (COSC), cet ouvrage revient sur cette histoire et met en lumière les enjeux économiques et sociaux liés à la chronométrie.
Pour la première fois depuis l'Histoire et technique de la montre suisse paru en 1945, l'histoire de l'industrie horlogère suisse appréhendée dans son ensemble fait l'objet d'un livre de synthèse. L'histoire de ce secteur d'activité n'a jamais autant captivé les esprits qu'aujourd'hui mais il n'existait paradoxalement pas d'ouvrage qui explique les grandes lignes de développement de l'horlogerie helvétique du milieu du 19e siècle à nos jours. Ce livre aborde l'histoire de l'industrie horlogère suisse de manière globale. Il accorde une attention particulière aux nations concurrentes (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne) et montre comment les fabricants suisses de montres ont su faire face à divers défis, tels que l'industrialisation à la fin du 19e siècle, la délocalisation industrielle dans l'entre-deux-guerres et la mondialisation depuis les années 1960, permettant à la Suisse de maintenir sa place de leader sur le marché mondial. L'innovation technique, les nouvelles technologies, la politique industrielle des autorités, l'organisation en district industriel et les rapports avec les syndicats sont autant d'éléments abordés dans cette synthèse qui s'adresse aussi bien aux passionnés d'horlogerie et aux collectionneurs, qu'aux professionnels de la branche et au citoyen curieux de comprendre le succès mondial de l'horlogerie suisse.
Malgré le prestige incontestable dont jouit l'horlogerie de Genève à travers la planète, son histoire contemporaine n'avait jamais fait l'objet d'une étude approfondie. Ce livre propose, pour la première fois, une analyse historique qui porte aussi bien sur les mutations du tissu industriel et la vie des principales manufactures que sur les institutions, tels l'Ecole d'horlogerie et le Poinçon de Genève, et les grandes manifestations culturelles. Il montre ainsi comment Genève s'est imposée, au cours des deux derniers siècles, comme la capitale mondiale de l'horlogerie de luxe.
Malgré l'étonnante continuité dont Longines fait preuve, il n'y a guère plus rien de commun entre le comptoir de 1832 et la marque globale du XXI e siècle. Organisation et gestion de l'entreprise, technologies de production, conception des produits, stratégie marketing, tout a changé en l'espace de 180 ans. Aussi, l'histoire de l'entreprise qui fait l'objet de cet ouvrage propose au lecteur de mieux comprendre les lignes de force de cette évolution. L'histoire de Longines n'est pas faite de ruptures brusques et de bouleversements, mais plutôt d'une mutation constante, faite d'adaptation à son environnement économique et technique, de crises et de difficultés, ainsi que de périodes d'essor, voire d'euphorie. Ce qui apparaît comme particulièrement marquant dans l'histoire de Longines, c'est la remarquable continuité de l'entreprise dans le temps. Malgré des changements techniques parfois majeurs, comme la mécanisation de la production ou l'avènement des montres à quartz, et l'intégration de la firme au sein de groupes horlogers, General Watch Co. en 1971, puis la Société suisse de microélectronique et d'horlogerie (SMH) en 1983 (Swatch Group depuis 1998), Longines est restée une entreprise horlogère ancrée dans un territoire, Saint-Imier, au coeur du Jura bernois, et défenderesse de valeurs qui ont peu changé au cours du temps : la précision et l'élégance de ses garde-temps. La continuité historique de Longines explique que pour cette entreprise l'histoire n'est ni un simple outil de promotion, comme elle tend parfois à le devenir dans cette branche, ni une justification marketing à l'usage d'une marque. L'entreprise de Saint-Imier a joué un rôle fondamental et déterminant dans l'évolution de l'industrie de la montre. Aussi, l'histoire de cette entreprise doit permettre de mieux comprendre sa contribution réelle à l'essor de l'horlogerie helvétique dans son ensemble et la manière dont elle est parvenue à traverser les décennies.
Sur les hauteurs de la Riviera vaudoise se dresse le Palace de Caux, siège d'un mouvement international répondant au nom mystérieux de " Réarmement moral " s'apprêtant à fêter ses huit décennies d'existence. Des élites de tous bords y convergèrent en masse dès 1946 pour assister à ses conférences annuelles. Qui formait la nébuleuse de ce cercle porté par un réseau de bénévoles consacrant leur vie à " changer le monde " ? Comment qualifier ce qui ne fut ni un nouveau mouvement religieux, ni une organisation politique ? Quelles furent ses activités et comment expliquer sa pérennisation ? Brassant des millions durant un âge d'or encore mythifié, le RAM est resté dans les mémoires pour son anticommunisme. A partir d'archives inédites croisées avec des entretiens de sympathisant·e·s, cet ouvrage analyse ses mécanismes de pérennisation comme les expressions de la pensée d'un mouvement devenu aujourd'hui l'ONG Initiatives of Change. Une première partie du livre dissèque les influences qui traversent l'idéologie de Troisième voie (méthodisme, personnalisme, libéralisme économique et conservatisme moral) et les procédés systématiques du mouvement. Les formes et les stratégies discursives de la propagande qu'il met en place après la mort de son fondateur sont l'objet de la seconde partie. Le RAM adapte son agenda à celui du reste de la société : face à l'activisme des milieux progressistes des années 1960, il élabore une " contre contre-culture " destinée à la jeunesse ainsi que des écrits antiféministes. La chute du Mur lui donne un nouveau souffle, avec des missions en ex-URSS et la promotion d'une justice restauratrice.
Le 3 mai 1842, l'un des tout premiers hôtels de luxe de la Riviera est inauguré sur les rives du Léman : l'Hôtel des Trois Couronnes, à Vevey. Gabriel Monnet, son fondateur, est alors loin d'imaginer les soubresauts de l'Histoire, les progrès techniques, la révolution des transports et l'explosion du tourisme que connaîtront les siècles à venir. Comment son établissement a-t-il réussi à demeurer jusqu'à aujourd'hui l'un des prestigieux fleurons de l'hôtellerie helvétique ? Cet ouvrage vous révélera tous les secrets de sa passionnante histoire. Bienvenue à l'Hôtel des Trois Couronnes !
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.