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Deux siècles de rhétorique réactionnaire
Hirschman Albert ; Andler Pierre
FAYARD
35,90 €
Épuisé
EAN :9782213026480
Avec sa coutumière subtilité, Albert O. Hirschman dresse les contours de l'univers complexe et souvent trompeur du discours par lequel depuis deux siècles on a combattu les réformes politiques et sociales. Il tire ses exemples des penseurs et hommes politiques qui se sont opposés aux idées libérales de la Révolution française et à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, puis à la démocratisation et au suffrage universel, enfin _ au XXe siècle _ à la création de l'Etat-providence.A chaque étape, trois grands arguments sont immanquablement invoqués. En premier lieu, la thèse de l'effet pervers: toute tentative de modifier l'ordre existant produit des effets strictement inverses au but recherché. Ensuite l'inanité: les programmes de changement politique et social sont incapables de modifier le statu quo en quoi que ce soit. La mise en péril enfin: les réformes sont à proscrire parce qu'elles compromettraient des acquis précieux et obtenus à grand-peine. Les trois thématiques se retrouvent dans l'oeuvre d'auteurs aussi divers que Burke, Maistre, Tocqueville, Spencer, Pareto, Le Bon, Stigler, Lampedusa, etc. Surprise! vers la fin du livre, il est démontré comment les hommes de progrès "usent souvent d'arguments en relation étroite, quoique indirecte, avec ceux de leurs adversaires.A l'intention de ceux qui aspirent à l'authentique dialogue qui caractérise une société vraiment démocratique, Albert O. Hirschman dénonce ces deux types de formes de pensée comme autant de mécanismes rendant tout débat impossible. Ce faisant, il offre une contribution inédite aux idées démocratiques. Comme le souligne Stanley Hoffmann, voici un livre" d'une intelligence admirable, original et provocateur, où se retrouvent l'agilité intellectuelle et l'engagement au service des idées de progrès que l'on connaît à Hirschman. [...] Le lecteur éprouve le sentiment de se trouver en présence d'un esprit brillant et d'un auteur au mieux de sa forme ".Albert O. Hirschman est professeur émérite en sciences sociales à l'Institute for advanced study de Princeton. Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié en France Les Passions et les intérêts; Bonheur privé, action publique; Un certain penchant à l'autosubversion et Défection et prise de parole."
Ce livre regroupe les leçons données par Albert Hirschmann au Collège de France en 1985. L'auteur y développe plusieurs des aspects fondamentaux de sa pensée, à partir de ses thèses hétérodoxes, mais déjà classiques sur le développement économique, jusqu'aux vues, élaborées plus récemment sur les concepts d'intérêts et de passion et sur leur histoire en fonction de l'essor du capitalisme. En reprenant ces thèmes, notamment l'antinomie entre exit (défection) et voice (prise de paroles), l'auteur tient compte des nombreux commentaires et études suscités par son ?uvre aussi bien que de l'évolution de sa propre pensée. Il conclut par un plaidoyer en faveur d'une science économique dégagée des postulats excessivement simplistes qui la régissent encore aujourd'hui.
La pensée économique et la philosophie politique envisagent plus volontiers le développement que le déclin. Albert O. Hirschman, à qui l'on doit d'importantes contributions sur la croissance, conteste cette simplification et introduit la considération du déclin dans l'analyse économique elle-même. Sa pensée s'organise autour des deux moyens dont dispose le public pour exprimer son mécontentement : la défection, c'est-à-dire la fuite de la clientèle s'il s'agit d'une entreprise ou de la démission dans le cas d'une institution, et la prise de parole, c'est-à-dire une action menée de l'intérieur par ces mêmes parties. L'ouvrage est consacré à l'examen de ces deux voies et à leur interaction. Rapidement, la réflexion de l'économiste s'élargit, car ce double mécanisme s'applique également aux institutions les plus variées : groupes spontanés, associations volontaires, partis politiques, administration, mariage, etc. Ce thème est devenu pour lui une façon d'analyser certains processus économiques qui semblaient devoir éclairer tout un ensemble de phénomènes sociaux, politiques et même moraux. Un quart de siècle après la rédaction de cet ouvrage, le modèle d'Albert O. Hirschman a conservé toute sa force opératoire : il s'applique par exemple admirablement, quoique d'une façon particulière, aux comportements des habitants de la RDA avant et après la chute du Mur. Albert O. Hirschman est professeur émérite en sciences sociales à l'Institute for advanced study de Princeton. Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié en France Les Passions et les intérêts ; Bonheur privé, action publique ; Deux siècles de rhétorique réactionnaire et Un certain penchant à l'autosubversion.
Hirschman Albert ; Leyris Martine ; Grasset Jean-B
L'alternance régulière entre turbulence et tranquillité sociale est un phénomène observé depuis la révolution industrielle mais rarement analysé. Albert Hirschman propose ici une explication stimulante et originale des intermittences de l'engagement social et politique dans les sociétés développées. Selon lui, les individus passent sans cesse, dans un mouvement cyclique, de phases d'engagement public à des replis vers la sphère privée, chacun de ces mouvements provoquant une satisfaction relative mais aussi une forme spécifique de déception le poussant vers le moment suivant. Cette hypothèse a montré sa fécondité, et permet de mieux comprendre des phénomènes aussi divers que l'intensité et le caractère éphémère des mobilisations politiques et sociales, l'abstention électorale Ce livre, devenu un classique de la sociologie politique, est une contribution fondamentale à l'anthropologie de l'individu démocratique.
Résumé : Economiste de renommée internationale, mais aussi sociologue, historien des idées et philosophe, Albert Hirschman est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages traduits dans le monde entier. Ces entretiens nous révèlent son itinéraire hors norme, sur lequel il avait toujours jeté un voile discret, préférant se remettre en cause que se raconter. Né en 1915 à Berlin, émigré de la première heure pour raisons politiques, il épouse les grandes causes de ce siècle : jeune militant anti-nazi en Allemagne, antifasciste dans l'Italie de Mussolini, engagé volontaire en 1939 dans l'armée française - il organise un grand réseau d'émigration via l'Espagne -, avant de partir pour les Etats-Unis et de s'engager dans l'armée américaine. Après un court passage par la Réserve fédérale, il cède aux attraits du continent américain et s'engage dans le débat sur le sous-développement. Dès les années 50, il s'impose comme l'un des esprits les plus iconoclastes et récalcitrants de l'époque. Aujourd'hui encore, il demeure l'un des conseillers les plus écoutés en Amérique latine. Avec ces multiples passages de frontières, nous découvrons un parcours intellectuel qui mène des problèmes du développement à ceux de la démocratie libérale, en passant par l'idéologie du capitalisme, les rapports privé/public, le destin des organisations. Pour cet inclassable, jamais prisonnier d'une théorie générale, faisant sans cesse retour sur ses travaux antérieurs, surmontant les contradictions grâce à une étonnante faculté à concilier diversité et unité, il n'est de science économique que morale et politique.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!