Parler du mariage chrétien en ce début du XXIe siècle constitue assurément un défi : quelle signification donner à la célébration religieuse, en particulier à la bénédiction nuptiale ? Comment concilier le message de l'Evangile et des Eglises avec les aspirations souvent très personnalisées des couples qui demandent une cérémonie nuptiale aux prêtres et aux pasteurs ? Par exemple, comment faire droit à la notion de fi délité, voire d'indissolubilité du mariage, à l'heure où la notion d'engagement à vie pose problème ? Et faut-il faire droit, en raison de l'évolution perceptible dans la société, à la demande d'un rite pour couples de même sexe ? Pour répondre à ce type d'interrogations, trois théologiens venus d'horizons différents se sont mis à la tâche ensemble pour rédiger un livre dans une visée oecuménique. Cet ouvrage réinterprète les textes bibliques ayant trait au mariage et à la bénédiction, et il interroge à nouveaux frais les traditions catholique et réformée. Ce travail de relecture permet d'alimenter un débat qui revêt aujourd'hui une certaine urgence.
Biographie de l'auteur Innocent Himbaza enseigne à la faculté de théologie de l'Université de Fribourg (Suisse). Il a notamment publié Le Décalogue (Academic Press Fribourg, 2004) et a contribué à L'enfance de la Bible hébraïque (Labor et Fides, 2005).
Biographie de l'auteur Les auteurs sont exégètes, membres du département d'études bibliques de l'université de Fribourg pour Innocent Himbaza et Adrien Schenker. Jean-Baptiste Edart fait partie de la communauté de l'Emmanuel et enseigne à l'Institut Jean-Paul II d'études pour le mariage et la famille.
Compagnon d'étude et de lecture, ce Manuel s'adresse a toutes celles et a tous ceux qui s'intéressent a la Bible hébraïque et qui cherchent a la comprendre. Par des explications historiques, la discussion des choix éditoriaux et l'explication des termes utilisés dans les éditions de la Biblia Hebraica, le Manuel accompagne la transition entre deux éditions de la Bible hébraïque aux approches un peu différentes : la Biblia Hebraica Stuttgartensia (BHS) et la Biblia Hebraica Quinta (BHQ). Le Manuel explique les particularités de chaque édition et met en évidence les nouveautés de la BHQ par rapport a la BHS. Les étudiants et spécialistes de l'Ancien Testament seront intéressés par les grands enjeux de l'évolution de la discipline historico-critique et les prises de position de l'auteur au sujet des questions complexes que soulèvent la critique textuelle et l'histoire du texte de la Bible hébraïque.
Résumé : Qui n'a pas été fasciné par l'exégèse de Philippe Lefebvre ? Ses ouvrages, pleins d'esprit et de vie, donnent envie de méditer la Bible, de plonger dans cette immense forêt des Ecritures qu'il nous ouvre en devancier. Mais la pensée originale de Philippe Lefebvre ne sort pas de nulle part. Elle est le fruit d'un long travail de maturation, d'étude, de prière, d'enseignement. Comme un arbre planté près des eaux vives de la grâce, Philippe Lefebvre a porté des fruits de vie par sa méditation des paroles bibliques. Méditation qui l'a conduit, bien souvent, à prendre le risque d'une parole qui, par son aspect prophétique, entrait en résonance avec la parole biblique elle-même. C'est à ce long travail de fructification, à l'ombre de la Croix parfois, qu'il nous fallait rendre hommage. Voilà chose faite dans cet ouvrage collectif. Pour rendre compte de la pensée si riche de cet exégète fertile en idées nouvelles, des penseurs en tout genre ont été convoqués : exégètes de métier, théologiens, poètes. Il fallait un panel d'approches aussi riche que possible pour faire comprendre la diversité des chemins qu'il emprunte pour rendre compte du mystère des Ecritures.
Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Evangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel. Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives. Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac. Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.
Résumé : Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage. Marie Rouanet propose un véritable petit traité du dépouillement, une variation profonde et belle sur le thème du détachement. Ecrivain, auteur de films et interprète de chansons en langue d'oc, Marie Rouanet a notamment publié La Marche lente des glaciers, L'Ordinaire de Dieu et Luxueuse austérité.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Eglise mais aussi dans l'Eglise. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres, devenues l'ordinaire des vies consacrées. Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Quel est l'impact de la sécularisation ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ? Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité reçue et donnée, qui la vide de son sens. A rebours des idées reçues, cette crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle. Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France. Docteur en droit canonique, prêtre du diocèse de Metz, le père Cédric Burgun est vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris et directeur au Séminaire des Carmes.