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La destruction des Juifs d'Europe Coffret en 3 volumes
Hilberg Raul ; Paloméra Marie-France de ; Charpent
FOLIO
41,70 €
Épuisé
EAN :9782070337682
La destruction des Juifs d'Europe est, au plan international, le livre de référence sur le génocide. Car ce très grand livre, le premier, explique exhaustivement le comment de la Solution finale, sans prétendre pouvoir définitivement comprendre le pourquoi - qui le pourra jamais ? - de la volonté qu'eurent des hommes de détruire jusqu'aux cadavres, à la langue et à la mémoire d'autres hommes. Le génocide - unique dans l'histoire par son caractère systématique - fut l'oeuvre de toute une société moderne et industrielle, mobilisant spécialistes, comptables, juristes, ingénieurs, médecins, fonctionnaires, policiers et soldats - tous ancrés, à leurs divers niveaux, dans les habitudes d'ordre, de respect de la hiérachie et de souci de l'efficacité - pour conduire sans grands heurts le mécanisme de la Solution finale. Les étapes majeures en furent les décrets définissant le terme "Juif", l'expropriation des biens juifs, la séparation et l'isolement physique des victimes, le travail forcé, la déportation, les chambres à gaz. Aucun élément organisé de la société allemande - bureaucratie, ministères, forces armées, Parti, industrie, services publics - ne demeura jamais complètement étranger ni extérieur au processus de destruction.
Raul Hilberg entend rappeler que le génocide des juifs d'Europe par le nazisme, avant d'être un objet de réflexions métaphysiques ou morales, est d'abord un événement historique. Par là, il relève des procédures historiographiques communes, mais présente, par sa nature, des spécificités (nature des sources matérielles, oralité des ordres décisifs, politique de destruction des témoignages, etc.) qui contraignent également à réfléchir à l'application de ces mêmes procédures. En sorte que cet ouvrage d'une apparente modestie reconduit radicalement les lecteurs à la réalité, historique, et à ses sources. Par exemple, à l'encontre du culte du témoin ou du devoir de mémoire, il souligne que le témoignage, surtout s'il est tardif, doit être confronté, jamais accepté sans examen critique ; ou bien encore, que le génocide étant un processus, il est nécessaire de prendre en considération l'ensemble du processus et non se souvenir d'une de ses séquences en la privilégiant. Sinon le devoir de mémoire pourrait se faire synonyme d'oubli des autres aspects du génocide. Le sommaire de cet ouvrage affiche son ambition et son originalité : Préface 1. Les types de sources (pièces verbales, pièces documentaires, pièces diffusées ou confidentielles, non diffusées, témoignage) 2. Composition (signatures, séries, format, annotations, archivage, témoignages : réponses aux questions, fractionnement de la chronologie, thèmes complexes, etc.) 3. Style (formules d'usage, formules spéciales, mots spéciaux, symboles, vocabulaire codé, enjolivures, etc.) 4. Contenu (détails, lacunes, ouï-dire, omissions, fausses déclarations, inexactitudes, etc.) 5. L'exploitation des sources (principes d'exploitation : importance, caractère non échangeable, recoupement. Possibilités d'exploitation : de la divulgation exceptionnelle à la rétention exceptionnelle)
Hilberg Raul ; Paloméra Marie-France de ; Charpent
Résumé : Il est de très grands ouvrages que les lecteurs n'appellent plus par leur titre, mais par le nom de leur auteur. Le Hilberg est de ces quelques-là. Raul Hilberg n'a pas voulu traiter seulement de la dimension éthique de la Catastrophe : "indicible", "innommable", "passage à la limite de l'humanité", a-t-on répété, le génocide est d'abord - on l'oublie trop souvent - un fait historique. En cela il est justiciable des procédures qu'applique l'historien à ses objets d'études. Il s'agit du premier grand livre qui explique exhaustivement le comment de la Solution finale, sans prétendre pouvoir définitivement comprendre le pourquoi de la volonté qu'eurent des hommes de détruire jusqu'aux cadavres, à la langue et à la mémoire d'autres hommes.
Hilberg Raul ; Paloméra Marie-France de ; Charpent
L'histoire est une discipline ainsi faite qu'elle avance grâce à des études monographiques sur des acteurs, des lieux, des institutions, des événements, et, plus rarement, grâce à la mise en un récit unique de l'ensemble de ces données, traçant une perspective d'une seule coulée, donnant, pour des générations, le grand cadre de leurs recherches, l'impulsion même de leur vocation d'historiens. L'ouvrage de Raul Hilberg est de ceux-là, qui a définitivement décrit le génocide comme un processus, distinguant les étapes et précisant les structures de la destruction: la définition des victimes par décret; l'expropriation; la concentration; les opérations mobiles de tuerie; les déportations; les centres de mise à mort. C'est dans ce cadre que s'est inscrite toute l'historiographie internationale du génocide, corrigeant localement le grand récit d'Hilberg, lequel, en retour, intègre tous ces apports dans cette édition nouvelle, mise à jour et définitive. La présente édition définitive est constituée de trois tomes. Le tome premier (Folio Histoire n° 142) comporte les chapitres I à VII, le tome deuxième (Folio Histoire n° 143) comporte le chapitre VIII, le tome troisième (Folio Histoire n° 144) comporte les chapitres IX à XII, les annexes et l'index général des trois tomes.
Souvent appelé le "Molière danois", Ludvig Holberg (16841754) est l'un des plus grands noms de l'histoire littéraire des pays scandinaves, toutes langues et toutes époques confondus. Historien, auteur de plusieurs ouvrages sur la philosophie du droit et d'une grande quantité d'essais et de réflexions sur des sujets de morale philosophique, il a aussi laissé un roman utopique qui supporte la comparaison avec Les Voyages de Gulliver. La trentaine de comédies qu'il a écrites mérite à elle seule l'attention de la postéritéEn s'inspirant de la commedia dell'arte et de Molière, Holberg a su créer un répertoire national original. Les trois pièces présentées dans cette anthologie montrent divers aspects de son génie. Jeppe du Mont, l'un de ses chefs d'?uvre, reprend l'histoire d'un grossier paysan qui se retrouve inopinément à la place d'un baron, et qui se montre tout aussi tyrannique que les seigneurs de son époque à l'égard des serfs qui travaillaient sur leurs terres. Après un simulacre de pendaison, il retrouve sa liberté et... son eau-de-vie, qu'il consomme sans aucune modération. L'Homme affairé, qui est à la fois une comédie d'intrigue et de caractère, et qui a pour personnage principal un homme constamment affairé, mais incapable de faire quoi que ce soit d'utile, apporte la preuve que Holberg avait atteint la maturité en matière d'écriture théâtrale. L'Heureux Naufrage, autre comédie d'intrigue, oppose deux types d'écrivains, celui qui rédige des poèmes de circonstance dans le seul but de s'enrichir, et celui qui a recourt à la satire pour essayer d'améliorer la société. L'auteur, qui était connu pour sa verve satirique et son sens du comique, défendait par là sa conception de la littératureEncore aujourd'hui fréquemment à l'affiche, les pièces de Holberg font partie du répertoire classique des pays scandinaves. Comédies traduites du danois, présentées et annotées par Marc Auchet, professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à la Sorbonne (Paris IV)
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero