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Vincent Bioulès, une donation au musée Fabre. Oeuvres graphiques, 1958-2010. 5 novembre 2011-12 févr
Hilaire Michel ; Farigoule Jérôme ; Moure Jean-Pie
BEAUX ARTS ED
20,00 €
Épuisé
EAN :9782842788940
Né et formé à Montpellier, Vincent Bioulès a tout au long de sa carrière mené une réflexion critique sur les fondements mêmes de la peinture, participant au groupe Supports-Surfaces dont il invente le terme chez Claude Viallat en août 1970, avant de revenir à la figuration. L'artiste ne délaissera jamais la pratique du dessin: sur le motif ou à l'étude, il s'adonne à cet exercice inlassablement depuis ses années de formation, constituant un immense corpus qui accompagne et éclaire son oeuvre peint. Familier du musée Fabre qu'il fréquente depuis son enfance, il fait don aujourd'hui du fond de son atelier, un ensemble de près de 800 dessins, dont une cinquantaine de grands formats, et 515 carnets. Portraits, études sur le motif réalisées lors de ses voyages (Japon, Tunisie, Egypte...) ou sur les sites de sa géographie intime et personnelle (Palavas, Saint-Tropez, le Languedoc, Laubert, Aix-en-Provence), ces dessins ne sont pas préparatoires: s'ils nourrissent son oeuvre peint, il est rare qu'ils esquissent directement le sujet. C'est ainsi, au-delà des grandes compositions peintes, qu'il nous donne à voir un autre parcours dans son oeuvre. Vincent Bioulès s'inscrit dans la lignée des peintres qui, de François-Xavier Fabre à Pierre Soulages, ont contribué par leur libéralité à cette dimension si particulière de l'institution montpelliéraine. À l'occasion de cette donation unique, le musée Fabre présente une sélection des plus belles pièces, aux côtés du fonds de peinture de l'artiste déjà conservé dans les collections.
Hilaire Michel ; Le Lannou Jean-Michel ; Marron-Wo
Du 13 février au 6 juin 2021 le musée Fabre met à l'honneur trois artistes contemporains dont les oeuvres, toiles et dessins, ont récemment rejoint les collections du musée. Ils sont à découvrir dans trois espaces distincts du parcours permanent Issus de trois générations différentes, Pierrette Bloch, André-Pierre Arnal et Stéphane Bordarier se sont tous trois intéressés à la matérialité de la peinture, élaborant de nouvelles techniques picturales mises au coeur de leur pratique. Si Pierrette Bloch fait gouter la peinture, point après point, sur le papier ou sur la toile disposée à l'horizontal, noue consciencieusement le crin, inscrit de larges traces blanches au pastel, André-Pierre Arnal plie, froisse, ficèle la toile, colle et décolle le papier. Stéphane Bordarier développe quant à lui une technique picturale qui se rapproche de celle de la fresque, dans laquelle la couleur est prise dans la colle encore humide, induisant l'urgence du geste. Peintre et sculptrice française. Evoluant depuis les années 1950 vers une pratique abstraite, l'oeuvre de Pierrette Bloch, en dehors de toute catégorie esthétique, joue sur le rythme, l'ambivalence entre le plein et le vide, le contraste entre le noir et le blanc. Subtile, elle se décline par séries, avec une économie de moyens, à partir de la répétition de formes élémentaires – le point, les entrelacs, l'écriture – et de couleurs quasi absentes. Elle éprouve ses premières émotions artistiques en 1939, devant les chefs-d'oeuvre du musée du Prado exposés à Genève. C'est justement en Suisse que, fuyant la France occupée, elle se réfugie avec ses parents en 1940. Elle se plonge dans la lecture, source d'inspiration fondamentale, et assiste à des conférences d'histoire de l'art, notamment celle de René Huyghe sur la ligne, qui la conduit à s'interroger sur les relations qu'entretient le dessin avec le temps et l'écriture. A la fin de la guerre, de retour à Paris, elle suit les cours des peintres Jean Souverbie (1891-1981) et André Lhote (1885-1962) ; en 1949, elle est la première élève d'Henri Goetz (1909-1989), qui délaisse alors le surréalisme au profit de l'abstraction. Elle fait la connaissance de Colette et Pierre Soulages (1919), devenus des amis intimes. Influencées par celui-ci et Nicolas de Staël, ses premières peintures abstraites, à la texture épaisse, sont structurées par un système de grille, caractéristique des oeuvres picturales d'après-guerre. Les années 1950 correspondent au début de sa reconnaissance : elle participe au Salon des réalités nouvelles (1950), dédié à l'abstraction depuis l'après-guerre ; dès l'année suivante ont lieu ses premières expositions personnelles en France et aux Etats Unis, où elle séjourne régulièrement.
Qu'elles illustrent des scènes dramatiques, qu'elles exaltent la beauté des formes et des couleurs, les oeuvres d'art mènent aussi, insensiblement, leur vie matérielle. Créées par le savoir-faire de l'artiste, il y a parfois des siècles, elles sont faites de toile ou de bois recouverts de pigments, sculptées dans la pierre ou la terre, fondues dons le métal, esquissées en quelques lignes d'encre ou de crayons sur du papier. Qu'elles soient léguées par le passé ou produites à notre époque, toutes les oeuvres des musées doivent être transmises aux générations futures. Aujourd'hui, chercheurs, restaurateurs et conservateurs les étudient patiemment, pour mieux les connaître et les protéger. C'est cette vie matérielle que cet ouvrage invite à découvrir. A travers cinq cas valorisant cinq médiums - le bois, le papier, le bronze, la toile et les matériaux contemporains -, le spectateur est convié à une connaissance plus intime des oeuvres : à voir l'objet au-delà de son image et à entrer dans les multiples secrets des oeuvres d'art.
Résumé : Lauréat du grand prix de l'Académie à l'âge de vingt-deux ans, Louis Gauffier arrive à Rome en 1784 et s'établit définitivement en Italie où il meurt prématurément en 1801. Témoin de l'univers passionnant du Grand Tour, de la fin de l'Ancien Régime aux débuts de la Révolution jusqu'aux campagnes du général Bonaparte, Gauffier traverse une époque de transformations radicales influent sur sa vie et son art. D'abord peintre d'histoire à Rome, il propose des compositions marquées par le goût néoclassique où se lit sa fascination pour les découvertes archéologiques de son temps. A Florence, il devient le portraitiste des voyageurs de toute l'Europe. En inscrivant ses modèles dans des paysages mêlant les monuments de la capitale toscane et les beautés de la nature, il développe une formule qui associe intimité, charme et décontraction. Il pratique la peinture en plein air, étudie les arbres et les rochers, l'atmosphère et la lumière, qu'il transpose dans des paysages annonciateurs des inventions du xixe siècle. L'amitié de Gauffier avec François-Xavier Fabre, fondateur du musée de Montpellier, explique sa représentation dans les collections du musée depuis près de deux siècles. Ce catalogue est le premier ouvrage monographique à lui être consacré. A travers plus d'une centaine de peintures et de dessins, il propose de découvrir un artiste sensible et visionnaire, dans la lumière de l'Italie.
De 1954 à 2006. Jean Fournier, marchand à Paris, a occupé une place essentielle sur la scène artistique française. En défendant la peinture, malmenée par l'apparition de nouveaux médias. Jean Fournier a permis à plusieurs générations d'artistes abstraits de développer leur ?uvre et d'obtenir une reconnaissance internationale. Pendant cinquante années, sa galerie fut un lieu d'échanges, où artistes français et nord-américains se sont réunis autour d'une conception commune de la peinture, placée sous le signe de la couleur. En 2007. à l'occasion de sa réouverture, le musée Fabre de Montpellier a rendu hommage à l'activité de Jean Fournier dans une exposition réunissant une centaine d'?uvres et une vingtaine d'artistes de premier plan. Grâce à la contribution des critiques, écrivains et historiens qui ont accompagné Jean Fournier, le catalogue met pour la première fois en lumière cet apport considérable pour l'art du XXe siècle et apparaît comme un ouvrage indispensable pour l'histoire de l'art abstrait.
Bartoli Axel ; Brock Timothy ; Evin Guillaume ; Mi
La vie est une tragédie quand elle est vue en gros plan, mais c'est une comédie en plan d'ensemble" Charlie Chaplin dans "The Baggy-Trousered Philanthropist", de Richard Roud paru dans The Guardian le 25 décembre 1977
La nudité crue de Praxitèle, la Vénus alanguie de Titien, la partie carrée de Manet, le bordel de Picasso, les poses lascives des adolescentes de Schiele, celles provocantes des femmes de Rodin, ou plus récemment le plug anal de McCarthy : ces oeuvres ont toutes en commun d'avoir fait scandale. Tantôt audacieuses, tantôt transgressives, elles ont suscité auprès de leurs contemporains rejets violents, critiques acerbes, dégradations et condamnations. Claire Maingon nous fait ici revivre l'époque qui les a vus naître et nous éclaire sur les raisons du scandale.