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Paris, capitale du monde. Des Lumières au surréalisme
Higonnet Patrice
TALLANDIER
32,00 €
Épuisé
EAN :9782847342413
Paris, ville mondiale, ville magique. En 1799 déjà, Louis-Sébastien Mercier dit de la ville qu'elle "fixe éternellement les regards du monde entier". Au siècle suivant, Victor Hugo en fait le "point vélique de la civilisation", amalgamant dans son unité l'histoire des trois cités éternelles, Jérusalem, Athènes et Rome. A Paris, tout est histoire. Les "petits vivants" y vivent "à l'abri des grands morts et des grands monuments". Chacun, habitant de longue date ou étranger fraîchement débarqué, s'y définit par rapport à l'espace et aux monuments: "J'habite à deux pas du Panthéon, en face de la tour Eiffel, près de l'Ecole militaire." Rien de figé, pourtant, dans cette ville dont la continuité changeante a connu les projets d'aménagement les plus étonnants. Et si Napoléon avait construit l'Arc de triomphe place de la Bastille? si l'esplanade des Invalides était devenue cimetière national? si Perret ou Le Corbusier avaient couvert le centre de gratte-ciel? si, comme l'imaginaient les surréalistes, l'obélisque de la Concorde s'était retrouvé devant les abattoirs de La Villette (Breton) ou délicatement inséré dans la flèche de la Sainte-Chapelle (Éluard)? Car la ville réelle fut aussi, et d'abord, une ville rêvée. De 1750 à 1940, Paris fut la capitale mythique du monde: capitale de la république des lettres, de la Révolution, des sciences, du crime, dés plaisirs de la chair et de la chère, de l'opéra et de l'opérette, de la modernité industrielle, des lettres américaines, de la négritude, du surréalisme... et, mythe ultime, capitale des arts. Patrice Higonnet propose ici un fascinant parcours à travers ces mythes et ces fantasmagories qui ont habité l'imaginaire des étrangers, des Français, et des Parisiens eux-mêmes. Il en retrace l'essor, l'évolution et le déclin. Si Paris aujourd'hui n'est plus la capitale du monde, il demeure la ville européenne par excellence et le c?ur, démythifié mais universellement chéri, de la nostalgie mondialisée.
Hugonnet Christian ; Walder Pierre ; Dutoit Charle
Résumé : Cet ouvrage est une édition révisée et très augmentée du manuel Théorie et pratique de la prise de son stéréophonique. Trois nouveaux chapitres sont en effet consacrés au son multicanal (surround) rendant l'ouvrage à même de répondre aux nouvelles pratiques des domaines sonores de ce XXIe siècle. Ce manuel poursuit un but ambitieux : apporter les notions fondamentales et indispensables à tout preneur de son débutant et nourrir la réflexion du professionnel qui doit répondre aux exigences d'artistes et de producteurs de plus en plus familiarisés avec le son, l'image et les spectacles sonorisés. Véritable panorama des procédés de prise de son connus et pratiqués dans le monde, il propose également une démarche méthodologique permettant d'aborder avec efficacité toute prise de son musicale, dramatique, parlée, en studio ou en extérieur. Le propos s'enrichit d'exemples concrets et se rapporte sans cesse à l'ensemble des connaissances sur la perception sonore, l'acoustique et la technologie ; les notions théoriques mentionnées, largement illustrées, sont définies dans un langage simple et clair. Les auteurs insistent enfin sur les relations humaines inhérentes à toute séance d'enregistrement et donnent à ce sujet de précieux conseils. La dimension artistique de la prise de son est constamment présente, en référence à plusieurs critères d'appréciation de l'image stéréophonique, aujourd'hui complétée de l'enveloppement sonore, de l'immersion sonore recherchée.
Patrice Higonnet est professeur émérite à l'université de Harvard (États-Unis), spécialiste du XVIIIe siècle français. Il a notamment publié Paris capitale du monde (2005).
Futur Nobel de littérature, le Premier Ministre britannique prenait un soin de styliste à l'écriture de ses discours de guerre. Au plus noir de la bataille d'Angleterre, dans un Londres harcelé par les bombardements allemands, chaque mot devait porter, frapper. Du sang, du labeur, de la sueur, des larmes. Mais le génie de Churchill, c'est beaucoup plus qu'un sens permanent de la formule. C'est une métrique incomparable, une musique et aussi cette voix, qu'on croit entendre, rocailleuse, emmêlée, essoufflée; six ans durant, elle a incarné la résistance des Alliés contre l'Axe. Le lecteur trouvera rassemblé ici le meilleur des discours de guerre de Churchill. Indisponibles en français depuis la fin des années cinquante, ils ont été entièrement retraduits, commentés et sont présentés en regard de leur version originale. Biographie de l'auteur Winston Churchill fut à la fois l'un des hommes d'Etat les plus importants du XXe siècle et un immense écrivain. Prix Nobel de littérature en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre, il a notamment écrit deux récits autobiographiques, Mes jeunes années, et Réflexions et Aventures, disponibles en TEXTO.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).