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Le village des fanatiques
Higonnet Patrice
VENDEMIAIRE
22,45 €
Épuisé
EAN :9782363581365
Que Dieu se montre seulement, et que ses ennemis soient dispersés, et que ceux qui le haïssent fuient devant sa face !" Au XVIIe siècle, au coeur des Cévennes, d'étranges cris résonnent : répondant aux appels de curieux prophètes, des "fanatiques" protestants se rassemblent en marge des Eglises. Parmi eux, Esprit Séguier et Abraham Mazel, qui orchestrèrent, le 24 juillet 1702, dans le petit village du Pont-de-Montvert, le meurtre de l'abbé du Chayla, tué de 54 coups de couteaux, en réponse aux persécutions qu'il avait fait subir à leurs coreligionnaires. C'est le début d'une guerre de religion, une lutte fratricide d'une cruauté inouïe. Dressés contre les troupes du Roi Soleil, les Camisards se battront pour leur liberté et pour l'avènement du royaume de Dieu sur la terre. Si, pas à pas, un historien d'outre-Atlantique retrace aujourd'hui la chronique, pétrie de sang et d'idéologie, de ce petit village cévenol, c'est pour tenter d'éclairer le présent. Car le fondamentalisme religieux est en pleine expansion, notamment aux Etats-Unis : traditions, nostalgie d'un âge d'or moral et politique, autant d'idées ou de fantasmes cimentant aujourd'hui le programme d'un Tea Party qui séduit toujours plus d'électeurs.
L'écriture est avant tout un procédé dont on se sert pour fixer le langage articulé, fugitif par essence même. Mais en rendant la parole muette, l'écriture ne fait pas que la conserver, elle invente un nouveau langage qui discipline la pensée et l'organise en la transcrivant. Des premières tablettes suméro-akkadiennes à la sténographie, cet ouvrage retrace l'histoire des formes d'écriture, ensemble de signes sur lequel reposent toutes nos sociétés Biographie de l'auteur Charles Higounet était professeur à l'Université de Bordeaux III et correspondant de l'Institut
Comment raconter l'histoire d'un groupe à travers l'étude de sa musique ? Entre un son inamovible et différents styles embrassés au fil du temps, de la pop psychédélique au rock grand public sans omettre la chanson folk et les grandes fresques atmosphériques, Pink Floyd offre un mix permanent entre constance et changement, qui rend son oeuvre à la fois tellement personnelle et sans cesse renouvelée. Autour d'une analyse détaillée des apports des différents musiciens, Pink Floyd, Which One's Pink ? propose de comprendre les mécanismes et l'essence de la musique de ce groupe, dont les évolutions, loin d'être le fruit du hasard, répondent à une logique bien précise. Que ce soit la batterie de Nick Mason, l'apport en texture des claviers de Rick Wright, l'interaction de David Gilmour avec ce dernier ou la basse de Roger Waters présente au coeur des improvisations collectives, chaque musicien apporte sa pierre à l'édifice floydien, au-delà de l'opposition Waters-Gilmour habituellement mise en avant.
Résumé : De par son objectivité et son sérieux, cet ouvrage poursuit un but ambitieux : apporter les notions fondamentales et indispensables à tout preneur de son débutant et nourrir la réflexion du professionnel qui doit répondre aux exigences d'artistes et de producteurs de plus en plus familiarisés avec le son, l'image et les spectacles sonorisés. Véritable panorama des procédés de prise de son connus et pratiqués dans le monde, ce livre propose également une démarche méthodologique permettant d'aborder avec efficacité toute prise de son musicale, dramatique, parlée, en studio et en extérieur. Le propos s'enrichit d'exemples concrets et se rapporte sans cesse à l'ensemble des connaissances sur la perception sonore, l'acoustique et la technologie ; les notions théoriques mentionnées, largement illustrées, sont définies dans un langage simple et clair. Les auteurs insistent sur les relations humaines inhérentes à tout enregistrement et donnent à ce sujet de précieux conseils. La dimension artistique de la prise de son est constamment présente, en référence à plusieurs critères d'appréciation de l'image stéréophonique.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.
Personnage de jeu vidéo, motif de pyjama, créature de Harry Potter ou support de "tutos beauté" : la licorne, icône de la pop culture, est aujourd'hui partout. Mais si on l'associe volontiers au Moyen Age tardif, et en particulier à la spectaculaire autant qu'énigmatique tenture La Dame à la licorne du musée de Cluny, sait-on que cet animal mythique trouve ses origines dans l'Antiquité grecque et l'Ancien Testament ? Qu'elle a oscillé dans la littérature médiévale entre les genres mâle et femelle, devenant tour à tour bête féroce capable d'éventrer l'éléphant et symbole de pureté virginale ? Et qu'en tant qu'exemple canonique d'objet dont il faut déterminer ou non s'il existe - ou s'il est possible qu'il existe et ce que cela signifie -, elle a passionné les philosophes, de Duns Scot à Bertrand Russell en passant par Kant et Leibniz ? Saisissant cette figure sans cesse réinventée dans toutes ses dimensions, un collectif de philosophes et de spécialistes d'histoire de l'art et de littérature lève le voile sur les mystères de cet animal-totem devenu l'incarnation de la nostalgie de l'innocence et de l'insatiable besoin de réenchantement de notre monde contemporain.
Résumé : Dès les premiers mois de la Libération, sur l'ensemble du territoire français, plusieurs dizaines de milliers de personnes soupçonnées de collusion avec l'occupant sont arrêtées puis incarcérées dans les camps d'internement. Dans la région de Marseille vont se côtoyer de véritables collaborateurs, de simples suspects, des civils italiens et allemands, une poignée de prisonniers de guerre, mais aussi des femmes et des enfants en bas âge. Les directeurs de ces établissements sont confrontés chaque jour à des prisons surpeuplées, où les conditions d'hygiène sont déplorables, risquant à tout instant de propager des épidémies de rougeole ou de fièvre typhoïde, tandis que les denrées alimentaires et le matériel de base manquent cruellement. Comment, en effet, financer ces lieux ouverts à la hâte, comment recruter et rémunérer le personnel, comment assurer la surveillance et la protection des internés ? Soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en exploitant des archives jusque-là inédites, un historien consacre pour la première fois un livre au parcours de ces internés et nous fait découvrir la gestion quotidienne de l'épuration officielle.