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Créer un espace éducatif avec les contes merveilleux. Comment penser le conflit
Hétier Renaud ; Kohout-Diaz Magdalena ; Hatchuel F
CHRONIQUE SOCIA
12,90 €
Épuisé
EAN :9782367174204
La conflictualité, au-delà du conflit objectif, comprend des formes de tension psychique aussi bien que des formes de tension relationnelle et sociale. Ces deux aspects sont liés, ce qui est psychique se "déployant" dans l'espace social, et ce qui vécu dans l'espace social étant rapatrié dans l'espace psychique. En éducation, il importe que cette conflictualité soit accueillie et travaillée dans un cadre et qu'elle puisse être articulée dans une relation avec un adulte qui soit suffisamment contenante. Mais il y a aussi à penser aux potentialités de la médiation culturelle. Celle qui est retenue ici est celle des contes merveilleux. Ils présentent des qualités particulières d'être partagés dans l'oralité qui rassemble les auditeurs, et, dans leur contenu, de mettre en scène de nombreuses tensions. On peut évoquer par exemple, sur ce dernier point, les fortes émotions éprouvées envers des personnages négatifs, et qui permettent de refléter une vie psychique riche. Ces récits sont aussi des objets de mémoire, qui passent d'une mémoire (celle du conteur) à une autre (celle de l'auditeur). Encore au-delà, il importe que "celui qui s'élève" (l'enfant auditeur) soit dans la mémoire d'un "maître" (mère, père, éducateur, enseignant). Cet ouvrage de réflexion débouche aussi sur des indications éducatives et pédagogiques, notamment autour de trois notions : celle du cadre à créer, celle de la relation à investir, et celle de la médiation culturelle. Ces différentes notions permettent d'expliciter la nature d'une position éducative qui ouvre un espace nécessaire à la conflictualité, aussi bien sur le plan relationnel et social (dans la relation, protégée par un cadre), que sur le plan psychique (dans le reflètement du conte).
Que signifie éduquer dans un monde qui se délite ? La condition de l'enfance et de l'adolescence en Anthropocène est rarement traitée, et encore moins quand il s'agit d'éducation. Nous n'avons jamais, en Occident, vraiment pris en charge la formation d'humains capables de s'inscrire dans le monde du Vivant.
Jamais nous n'avons été aussi libres, de penser, de nous exprimer, de nous déplacer. Et jamais, pourtant, nous n'avons été aussi aliénés : nous multiplions les dépendances, nous nous contraignons nous-mêmes au travail, nous nous précipitons tête baissée et yeux fermés vers notre fin, dans le grand effondrement dont nous sommes nous-mêmes la cause. Quel peut être alors le sens d'une telle liberté ? Ou plutôt : dans quel sens va-t-elle ? Renaud Hétier soutient que la liberté n'est pas, ne peut plus être, un "arrachement" - à notre corps, au corps à corps avec les autres, à la nature. Retomber sur Terre ? Oui, du moins la sentir sous nos pieds, éprouver le soutien qu'elle apporte à notre liberté. De ce point de vue, et contrairement à ce que l'on pense trop spontanément, la nature ne nous limite pas : elle nous donne un espace où exprimer notre liberté.
Trop de bruit, trop de sel, de sucre, de graisse, trop d'activités, trop de sollicitations, trop d'écrans, trop de tout : nous sommes de plus en plus saturés. De surcroît, nous débordons sur le monde, que nous occupons de façon toujours plus intense. Pour accentuer ce phénomène, nous nous engageons dans des formes d'hypercommunication et d'hyperprésence qui nous accaparent. Ce "trop" débouche finalement sur une forme de vacuité, quand on découvre que, bien que comblé, on passe à côté de l'essentiel. Tout est fait pour que l'expérience du vide - qui n'est pas celle de la vacuité - soit évitée, et c'est pourtant de cette expérience que peut venir le salut. Non pas un vide total, mais un vide qui, ne serait-ce que par alternance, ouvre la possibilité de s'apaiser, de penser, d'imaginer, de créer.
Devant la menace d'un effondrement global de la vie et des civilisations, il est impératif de s'interroger sur les causes et les remèdes du phénomène. Cause première : le système capitaliste qui depuis son origine épuise le monde et l'humain, tout en vendant à ce dernier des compensations qui masquent le problème... jusqu'à un certain point. Chaque phase du capitalisme (industrialisation, consumérisme, virtualisation) a accentué et accéléré cet épuisement. Et désormais, c'est le monde qui a lui aussi besoin de notre soutien. Quels remèdes ? Il s'agit de penser une transformation fondamentale, qui ne peut intervenir que par la grâce d'une éducation profonde, d'un aménagement des conditions de l'enfance. On aura alors à penser la formation de nouvelles forces. Des forces spirituelles susceptibles de nous relier au monde, de sentir quelle est sa réalité (et pas seulement de la penser). Des forces psychiques pour se passer des compensations épuisantes et savoir jouir d'être réel et vivant.
Ce livre rassemble des réflexions sur la compétence professionnelle, la relation enseignement-apprentissage et l'étude. Outil de perfectionnement ou de formation, il s'adresse à l'ensemble des enseignantes et enseignants actuels et en devenir.
Puis-je vous parler ?..." "Vous avez un peu de temps ?" ... Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Ecouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit. Intervenir ? Oui, mais comment ? L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence. L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.
Adultes comme enfants racontent des histoires. Et ils s'en racontent à eux-mêmes. Il s'en faut que toutes aient le même attrait, la même cohérence, la même utilité. Cet ouvrage sous forme de guide maniable, de lecture aisée, émaillé d'histoires, d'anecdotes et d'images, poursuit plusieurs buts : stimuler le goût de rêver et d'inventer, développer notre écoute attentive de nos semblables, offrir quelques clés pour les comprendre (ils sont semblables mais différents de nous), choisir ou inventer des histoires utiles (trouver un cadre et des personnages, structurer le récit, lui assurer une portée pédagogique), raconter des contes ou métaphores de façon vivante, proposer des méthodes d'entraînement pour y parvenir. L'ambition de l'auteur-conteur est de captiver le lecteur, de lui donner l'envie d'imaginer, choisir, aménager ou construire des histoires, de lui fournir des points de repère précis dans un langage accessible. L'intérêt d'une telle démarche pour l'éducation, la formation, la thérapie n'est plus à démontrer.
La tétine est utilisée par de nombreux parents, relayée parfois par les professionnels. Son usage correspond à certains besoins de développement du bébé. Des conduites addictives apparaissent, des usages plus centrés sur le désir de tranquillité des adultes peuvent gêner le développement harmonieux du bébé. Cet ouvrage s'appuyant sur une importante recherche et une pratique quotidienne avec les enfants, clarifie l'usage de cet instrument. Parents et professionnels trouveront des éléments pour se positionner dans leur relation au bébé.
Place Marie-Hélène ; Cuvillier Emmanuel ; Espinoza
A partir de 6 ans, l'enfant a besoin de comprendre comment fonctionne le monde qui l'entoure et dont il fait partie. Pour répondre à ce besoin, Maria Montessori a conçu des grands récits scientifiques qui font appel à l'imagination de l'enfant, ainsi que des activités concrètes et des "petites sorties" sur le terrain. Ce guide vous propose le deuxième grand récit, consacré à l'apparition de la vie sur Terre, ainsi que 85 activités à faire à la maison pour comprendre l'évolution des animaux et des plantes, étudier la zoologie, la botanique, et prendre conscience de l'interdépendance de toutes les formes de vie sur notre planète.
En adoptant la perspective d'autrui, en formant au sens de l'autre, la culture de l'empathie favorise un climat scolaire non seulement propice aux apprentissages mais également à la pluralité interprétative, seul moyen de se prémunir des risques de positions dogmatiques qui n'envisagent jamais l'autre comme une version possible de soi. Au fil d'une lecture émaillée d'exemples, le lecteur découvre un système de références pédagogiques et théoriques où le corps occupe sa juste place dans la construction du lien aux autres. La première partie de cet ouvrage retrace la genèse d'un questionnement au sujet de l'intérêt d'une éducation - par les corps en mouvement - à l'empathie à l'école. La seconde, plus tournée vers l'action, expose des mises en ?uvre concrètes à l'adresse des adultes qui ont le souci d'une relation pédagogique bienveillante.
Qu'on la nomme transcendance, dépassement, élan vers l'invisible, Dieu ou fusion avec le cosmos, la dynamique spirituelle de recherche d'un sens à sa vie oriente aussi bien vers les réalisations les plus admirables que vers les pires déchaînements passionnels. Elle est source des plus grandes fiertés et des plus grands échecs. Ne pas l'accompagner et ne pas guider l'enfant dans un tel mouvement de création est la pire erreur éducative que l'on puisse commettre. Il faut pour cela s'entendre sur ce qu'impliquent les termes d'accompagnement, de désirs, de transmission, de liberté, de droits et devoirs, de respect de soi-même et d'autrui. En procédant avec prudence et simplicité à ces éclaircissements souvent négligés en cette matière hautement polémique, l'auteur dessine les contours possibles d'un accompagnement ou d'une éducation laïque du développement spirituel de l'enfant.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.