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La pensée du sensible. Approches esthétiques, hitoriques et théologiques
Hétier Denis ; Vassal Véronique
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204151641
Pour qui le vit, une évidence s'impose : l'art donne à penser en s'éprouvant sensiblement. L'expérience de l'art - qu'elle soit expérience esthétique ou/et expérience créatrice - ouvre un espace en lequel se vit une relation originaire entre le sensible et la pensée. Dans l'art, le sentir, loin de s'opposer au penser, le fonde bien plutôt. De même, le discours sur l'art ou à son propos - qu'il soit esthétique, historique ou théologique - trouve un point critique, se déploie et s'approfondit à l'épreuve du sensible. Peut-on parler d'une "pensée du sensible" ou d'une "pensée sensible" ? Comment le sensible fait-il sens ? Qu'apporte le sensible à la pensée discursive, historique ou théologique ? Quel rapport y a-t-il entre le sensible et le spirituel ? Fruit d'une collaboration entre le département Histoire de l'art de la Faculté des Lettres et l'Institut supérieur de Théologie des arts de l'Institut catholique de Paris, cet ouvrage propose des approches différenciées et des regards croisés sur ces questions essentielles autour de l'art. Ont contribué à cet ouvrage : Alicia Adamczak, Jérôme Alexandre, Stéphane Beauboeuf, Jean-Baptiste de Beauvais, Emmanuel Bellanger, Elbatrina Clauteaux, Cécile Coulangeon, Frédéric Cousinié, Stéphane Coviaux, Florent Dumontier, Jérôme de Gramont, Denis Hétier, Gwladys Le Cuff , Jean-Pierre Lemaire, Emmanuel Lincot, Arnaud Montoux, Rodolphe Olcèse, Michel Pastoureau, Pierre-Emmanuel Perrier de la Bâthie, Elisabeth Ruchaud, Véronique Vassal, Denis Villepelet.
Plusieurs textes récents du magistère de l'Eglise catholique nous invitent à redécouvrir l'importance de la voie de la beauté (la via pulchritudinis). Cette référence insistante et renouvelée nous a interrogés d'autant plus que le contexte contemporain, notamment artistique, semble avoir renoncé aux canons et à la notion même de beauté. Ne pouvons-nous pas, pourtant, percevoir un certain retour de la question ? Cette valorisation de la via pulchritudinis a suscité des initiatives diverses. Certaines interprétations ou certaines mises en pratique ecclésiales de cette voie peuvent toutefois laisser perplexe dès qu'elles s'orientent expressément vers une instrumentalisation de l'art pour une efficacité évangélisatrice conquérante, plus que vers une reconnaissance de ce que celui-ci peut apporter profondément. Cela même fait problème. Il nous a semblé important que l'ISTA, en tant qu'institut universitaire de recherche en théologie des arts, prenne en charge pour sa part cette question de la beauté aujourd'hui. Nous avons favorisé la pluralité des approches. Plus qu'une réflexion théorique sur la notion de beauté, notre parti pris a été celui d'une réflexion sur l'expérience du beau, elle-même se révélant comme voie.
Cet ouvrage propose une réflexion sur l'éducation et, plus précisément, sur les conditions de l'éducation. A l'heure où le développement numérique promet des formes d'autonomisation des élèves dans leurs apprentissages, la question se pose notamment de ce qui fait le prix d'une présence éducative. Il y a bien des modalités de présence, y compris de présence à distance, mais ce qui importe, c'est l'articulation irremplaçable entre une présence et des médiations. Les médiations, en éducation, viennent à la fois prolonger la présence de l'éducateur, et permettre son "retrait", ouvrant des espaces d'expérience avec des objets, des oeuvres de la culture, dans une solitude qui n'est pas dépeuplée. Une distinction doit alors être faite entre cette solitude relationnelle et l'isolement, dans lequel on est privé de relation et où il est difficile d'être seul. Il s'agira donc d'abord de mettre en perspective l'idéal d'une autonomisation précoce, et de retenir l'idée d'une présence nécessaire, notamment dans la pédagogie (entre autres avec Rousseau, Dewey et Freinet). La capacité à être seul en présence de quelqu'un d'autre, entre présence et distance, sera ensuite pensée avec Winnicott. Enfin, nous nous confronterons à des situations limites, avec la question des enfants atteints de pathologies incurables et celle de la barbarie, qui interrogent toutes deux le savoir, la culture et leur sens.
Hétier Renaud ; Kohout-Diaz Magdalena ; Hatchuel F
La conflictualité, au-delà du conflit objectif, comprend des formes de tension psychique aussi bien que des formes de tension relationnelle et sociale. Ces deux aspects sont liés, ce qui est psychique se "déployant" dans l'espace social, et ce qui vécu dans l'espace social étant rapatrié dans l'espace psychique. En éducation, il importe que cette conflictualité soit accueillie et travaillée dans un cadre et qu'elle puisse être articulée dans une relation avec un adulte qui soit suffisamment contenante. Mais il y a aussi à penser aux potentialités de la médiation culturelle. Celle qui est retenue ici est celle des contes merveilleux. Ils présentent des qualités particulières d'être partagés dans l'oralité qui rassemble les auditeurs, et, dans leur contenu, de mettre en scène de nombreuses tensions. On peut évoquer par exemple, sur ce dernier point, les fortes émotions éprouvées envers des personnages négatifs, et qui permettent de refléter une vie psychique riche. Ces récits sont aussi des objets de mémoire, qui passent d'une mémoire (celle du conteur) à une autre (celle de l'auditeur). Encore au-delà, il importe que "celui qui s'élève" (l'enfant auditeur) soit dans la mémoire d'un "maître" (mère, père, éducateur, enseignant). Cet ouvrage de réflexion débouche aussi sur des indications éducatives et pédagogiques, notamment autour de trois notions : celle du cadre à créer, celle de la relation à investir, et celle de la médiation culturelle. Ces différentes notions permettent d'expliciter la nature d'une position éducative qui ouvre un espace nécessaire à la conflictualité, aussi bien sur le plan relationnel et social (dans la relation, protégée par un cadre), que sur le plan psychique (dans le reflètement du conte).
L'imagination interpelle aujourd'hui la recherche dans de multiples domaines. La théologie contemporaine elle-même lui reconnaît une légitimité trop longtemps sousestimée. Elle n'hésite plus à accorder à l'acte d'imaginer une fonction décisive d'ouverture au mystère de Dieu Trinité, à son appel, et dans le déploiement de toute la vie chrétienne à la suite de Jésus-Christ. Les arts n'ont cessé et ne cessent de rendre manifeste la capacité de l'imagination à se laisser interroger par le mystère du monde, de l'homme, du divin, de la révélation chrétienne et à leur donner forme. Ce colloque, organisé conjointement par l'Institut supérieur de théologie des arts (ISTA) et le Département de théologie dogmatique, fondamentale et patristique du Theologicum - Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Institut catholique de Paris, veut contribuer à la recherche actuelle autour de l'imagination en interrogeant ses potentialités théologiques : la puissance imaginative est-elle théologienne ?