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La Théogonie
HESIODE
ORIZONS
14,00 €
Épuisé
EAN :9791030900545
La Théogonie, imposée au poète par l'une des Muses de l'Hélicon, propose un ensemble organique de l'univers mythologique après une lutte farouche entre dieux olympiens et Titans. Les poèmes homériques déjà en faisaient l'élément régulateur des affaires humaines et l'indispensable support de toute poésie épique. C'est l'originalité d'Hésiode, homme de la terre, d'attribuer une finalité didactique à son oeuvre : la victoire des Olympiens sur les Titans assure finalement justice et équité à la vie des hommes sur Terre. Dés lors, la dimension poétique cède le pas au souci d'utilité, peu prisé d'ordinaire par les thuriféraires du Beau. Hésiode serait né à Ascra, un petit bourg de Béotie au vttt' siècle avant le Christ. Il composa à l'intention de son frère Les Travaux et les jours. Il acquit, après sa mort, une grande renommée et ses poèmes, chantés par les rhapsodes, contribuèrent à son prestige. Le traducteur, Gianfranco Stroppini de Focara, a publié dans la collection "Cardinales" une traduction de La Vila Nuova de Dante en 2013, une autre des Hymnes à la nuit de Novalis, en 2014. Il avait auparavant, pour cette collection, en 2009, édité L'Enéide dans une traduction de Marcel Desportes. Il a par ailleurs, toujours chez Orizons, publié deux essais : D'Alexandre à Jésus, collection "La Main d'Athéna / Philosophie" en 2013 et, en 2010, Virgile et l'amour, dans la collection "Universités". Enfin, dans la collection "Littératures", il a donné Le serpent se mord la queue en 2011.
Après la Théogonie, qui chante l'épanouissement des lignées divines, Les Travaux et les Jours est le grand poème archaïque de la condition humaine. Dans cette oeuvre de poésie sapientiale, l'aède paysan s'adresse à son frère, parfois aux rois et, en définitive, à nous, simples mortels, pour délivrer conseils éclairés et prescriptions impérieuses. Comment faire fructifier vignes et blés (les "travaux"), comment se repérer dans le dédale des jours fastes et néfastes (les "jours") ? Comment interpréter les signes concrets qui sonnent l'arrivée d'une saison et son cortège de tâches à accomplir ? Comment vivre, enfin, dans le monde âpre où l'on est né ? C'est ce qu'Hésiode apprend aux hommes, au fil des vers du plus ancien poème didactique conservé en grec. Deux mythes célèbres retracent les raisons de cette rudesse du monde depuis que les hommes ont été séparés des dieux. Avec Pandore, la pénurie des ressources et l'obligation du travail se sont installées au coeur du monde des mortels ; et avec le manque, la nécessité de la justice au sein des collectivités humaines, illustrée par le mythe des races. C'est le remède à ce malheur que le poète des Travaux et des Jours s'acharne à élucider, entre savoir éclairé et conscience de la précarité essentielle de tout effort humain.
Résumé : Source de la mythologie grecque, La Théogonie établit la généalogie des dieux de l?Olympe. Les Travaux et les Jours, somme des pratiques agricoles de l?antiquité grecque, illustrent un précepte moral : le travail rend vertueux, et c?est le fondement de la justice.
Homère et Hésiode ont donné aux dieux leurs noms." Voilà ce que pensait Hérodote, quelques siècles après la mort des deux poètes. De fait, c'est dans la Théogonie, dans les hymnes homériques que les petits Grecs, pendant des siècles, ont appris ce qu'il fallait savoir des Immortels. Cette poésie religieuse n'est pas une poésie sacrée. Pas de vérité révélée. Pas de dogmes. Des récits qui se développent librement. Les divinités sont d'abord des figures lumineuses qui, soudain, apparaissent. Elles ne sont pas encore entravées par des allégories. Hésiode a rencontré les Muses. Il a vu les dieux. Il sait que son art, comme le leur, contribue à l'ordre du monde. "Cosmos" veut dire à la fois "monde" et "ordre". Ordre fragile. Le poète, comme les Olympiens, résiste au chaos qui toujours menace. Il a soin de la justice. Il a soin de la musique.
Résumé : D'où vient-on ? Que faire ? Voilà ce que les Muses révélèrent à Hésiode au pied de l'Hélicon. Nous ne savons rien de certain sur le poète, si ce n'est par lui-même : berger de Béotie, il fut en conflit avec son frère. Nombreuses sont pourtant les légendes qu'il suscita, dès l'Antiquité. La Théogonie, relate la naissance du monde, depuis le chaos initial jusqu'à l'avènement du pouvoir de Zeus et la séparation des hommes et des dieux. Les Travaux et les Jours, nés de la querelle avec son frère, sont une série de conseils tant pratiques que moraux. Le Bouclier, dont l'authenticité est contestée, raconte les aventures d'Héraclès. L'inestimable édition de Paul Mazon présente de manière claire et synthétique les éléments biographiques qui sont à notre disposition ainsi que la tradition manuscrite. Le texte est complété par un riche apparat critique et chaque poème est précédé d'une notice qui analyse la structure de l'oeuvre et propose des pistes de lecture. L'ouvrage est assorti d'un précieux index nominum.
Une jeune fille rencontre celui qu'elle appelle l'homme de sa vie. Ils habitent à Ashod, une ville portuaire sur la côte israélienne. Elle l'épouse et le suit en France, à Paris. Mais Charles, au fil du temps, s'est progressivement détaché de ses origines ; le message de Jésus le bouleverse et le sentiment d'être plus proche de la religion, va en lui plus profond. Ce récit émouvant trouve sa résonance sur la scène religieuse contemporaine.
D'une île à l'autre, de tragédies en découvertes personnelles, Ariane accoste finalement en Sardaigne où elle récrit sa légende. Traversé par le deviens qui tu es nietzschéen, son récit retrace la vie mouvementée d'une femme qui pourrait être notre contemporaine. Au fil des nombreuses péripéties qui balisent son existence, elle n'a de cesse de questionner le sens, ferment de sa réelle identité.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.