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Le temps des moines. Clôture et hospitalité
Hervieu-Léger Danièle
PUF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782130786528
En quoi le monachisme, régi par une Règle héritée des temps les plus anciens du christianisme, peut-il servir à penser les rapports entre le christianisme et la modernité contemporaine ? L'hypothèse de ce livre est que cette forme de vie communautaire à l'écart du monde, qui se donne pour l'anticipation du Royaume à venir, condense, à toutes les époques, les tensions et contradictions du rapport du christianisme à son environnement social, à travers les jeux qu'elle établit entre trois régimes de temps : temps de l'Église, temps du Royaume et temps de la société. Du rêve de la reconquête à la révolution ?cuménique, de la réinvention de la communauté à l'utopie de l'hospitalité inconditionnelle, le monachisme est un lieu où s'écrit depuis près de deux siècles, à travers les compositions et recompositions des temps, la dramaturgie du christianisme contemporain. Le propos de cet ouvrage, qui relève à la fois de la sociologie historique et de l'enquête sociologique de terrain, est d'identifier les configurations typiques de ce rapport, entre le XIXe et le XXIe siècle, sur le terrain des monastères d'hommes, bénédictins et cisterciens, en France.
L'objectif de cet ouvrage est de sortir de ce cercle en reprenant dans des termes renouvelés la question posée par les pères fondateurs de la sociologie, et abandonnée après eux, de la définition de la religion. L'auteur s'attache à l'élucidation de la modalité particulière du croire qui caractérise en propre le phénomène religieux: la référence à «une mémoire autorisée», c'est-à-dire à une tradition.
Résumé : Etes-vous religieux ? A cette question, qui pourrait passer pour provocatrice, la plupart d'entre nous répondraient non. Et pourtant la religion, loin de disparaître, tient toujours dans nos sociétés une place importante. Certes, les églises sont désertées et la réunion dominicale se fait plus souvent autour de la télévision que de l'autel. Mais les sectes se multiplient et les discours sur Dieu et l'au-delà nous fascinent. C'est sur l'explication de ce paradoxe que se penche Danièle Hervieu-Léger. Comment, dans une France laïque et républicaine, d'immenses manifestations ont-elles pu mobiliser les citoyens pour la défense de l'enseignement privé ou unir les jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse autour du pape ? La religion qui nous séduit aujourd'hui n'a que peu de traits communs avec celle dans laquelle ont été élevés nos parents. Chacun de nous " bricole " sa propre religion, empruntant au christianisme, judaïsme, islam, mais aussi bouddhisme ou taoïsme. Les figures mobiles du pèlerin et du converti l'emportent sur celle, classique, du pratiquant. L'individu isolé se fabrique une communauté selon son c?ur qu'il substitue à celle dont il héritait de sa tradition familiale. Chacun s'invente sa lignée croyante. En France, la question religieuse est aussi politique. La République a organisé la cohabitation des différentes confessions selon le modèle catholique. Confronté à la prolifération des croyances et des communautés, l'Etat est privé de ses interlocuteurs institutionnels habituels. La laïcité se grippe, le débat sur les sectes s'enlise, la question du voile empoisonne la vie publique. Peut-on imaginer un modèle de laïcité médiatrice, capable de mobiliser les " familles spirituelles " au service de la refondation du lien social ?
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».