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Flaubert. Ethique et esthétique
Herschberg Pierrot Anne
PU VINCENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782842923396
A George Sand, Flaubert écrit le 6 février 1876 ne pas se reconnaître le droit de donner à voir ce qu'il pense des gens qu'il met en scène: "Si le lecteur ne tire pas d'un livre la moralité qui doit s'y trouver, c'est que le lecteur est un imbécile ou que le livre est faux au point de vue de l'exactitude. Car, du moment qu'une chose est Vraie, elle est bonne. Et notez que j'exècre ce qu'on est convenu d'appeler le réalisme, bien qu'on m'en fasse un des pontifes". A l'écart des compromis qui assujettissent l'écriture littéraire à la toute-puissance de la presse de son temps, Flaubert construit ainsi l'image neuve d'une éthique de l'écriture fondée sur un travail intransigeant de la prose, qui instaure un rapport inédit avec la langue commune. Explorant quelques aspects de cette relation nouvelle entre éthique et esthétique, le présent ouvrage confronte aussi le point de vue de Flaubert à celui d'autres penseurs de la modernité, de Baudelaire à Nietzsche, et s'interroge sur la force et la complexité des liens multiples qui unissent Flaubert à Sade.
Le dix-neuvième siècle a connu une ambition encyclopédique nouvelle, il a rêvé d'un rapport assuré au monde et à la connaissance, mais il a connu aussi bien - ce faisant - un rapport déroutant à la fragmentation, à la pluralité, aux contradictions, aux illusions. Comment les "récits" érudits de ce temps travaillent-ils les représentations anciennes et les savoirs contemporains? Comment font-ils jouer ensemble croyances, doutes et désir de savoir? Savoirs en récits, I et II, explorent les tensions entre les savoirs positifs et la puissance des croyances et des mythes. Ce premier volume est consacré à Flaubert, fondamental dans ce dispositif. Des critiques littéraires et des historiens interrogent les relations entre son oeuvre, l'histoire de la pensée économique et politique, et les enjeux des disciplines qui se forment ou se transforment au XIXe siècle: l'histoire, l'histoire littéraire, l'histoire de l'art et ces lieux nouveaux de diffusion des savoirs que sont les musées.
Ce livre est une initiation à l'approche stylistique des textes en prose. Il propose une forme d'attention au langage des textes qui renouvelle le plaisir littéraire. On y trouvera un exposé des notions mises en ?uvre (avec des définitions, des aperçus historiques, des indications bibliographiques), et l'analyse d'exemples littéraires. On y trouvera aussi ce qui reste le plus souvent implicite: un mode d'emploi du commentaire de style tel qu'il se pratique du DEUG au CAPES et à l'agrégation. Cet ouvrage invite à ne pas séparer les remarques formelles de leur portée sémantique et interprétative. Il donne des outils, des éclaircissements, des pistes, des commentaires stylistiques fondés sur des morceaux choisis dans des textes littéraires du XVIIe au XXe siècle. Il ouvre sur l'étude du style des ?uvres. Cette nouvelle édition propose des bibliographies mises à jour
Les notions de stéréotypes, cliché, poncif, lieu commun, idée reçue, permettent d'étudier les interactions sociales, la relation des discours aux imaginaires sociaux et, plus largement, le rapport entre langage et société. Pourquoi la question des évidences partagées, des représentations collectives, des automatismes de langage se trouve-t-elle au centre des réflexions contemporaines ? Dans quelle mesure les perspectives d'analyse des sciences sociales, des études littéraires et des sciences du langage peuvent-elles se recouper ? Après avoir établi l'histoire des notions, le présent ouvrage montre comment le phénomène de la stéréotypie a été abordé par différentes disciplines : psychologie sociale, stylistique, sociocritique et théories de la lecture, sémantique, rhétorique et analyse du discours.
Le Dictionnaire des idées reçues n'est pas un dictionnaire. Flaubert souhaitait "qu'une fois qu'on l'aurait lu on n'osât plus parler, de peur de dire naturellement une des phrases qui s'y trouvent". Le Dictionnaire n'expose pas seulement des idées reçues mais les expressions convenues d'idées reçues. Et, de cette ?uvre d'une vie, Flaubert se voulait absent: "Il faudrait que, dans tout le cours du livre, il n'y eût pas un mot de mon cru." Or rien de plus présent, rien de plus tangible ici que la formidable ironie de l'auteur pour la première fois mise en pleine lumière grâce à une édition fondée sur le manuscrit de travail de Flaubert, avec ses ratures et ses repentirs. Des notes nombreuses et riches restituent les références auxquelles s'en prend le Dictionnaire, complété comme il se doit par Le Catalogue des idées chic, celles-là mêmes qu'il est indispensable de posséder si l'on veut goûter toute la saveur de cette charge.