Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Portrait d'une traductrice. Ludmila Savitzky à la lumière de l'archive
Hersant Patrick ; Livak Leonid
SUP
26,00 €
Épuisé
EAN :9791023107715
Ce livre invite à visiter, à travers ses archives (brouillons, correspondance, etc.), l'atelier de l'éminente traductrice que fut Ludmila Satvitzky. A la lumière des papiers personnels et professionnels de Ludmila Savitzky (1881-1957), ce livre présente tour à tour la passeuse culturelle franco-russe et l'éminente traductrice de Constantin Balmont, de James Joyce et de Virginia Woolf. Ayant quitté sa Russie natale à l'aube du xxe siècle, férue de langues étrangères et de poésie contemporaine, Savitzky a fréquenté la bohème parisienne et les milieux modernistes franco-anglais, contribué au rayonnement de plusieurs revues littéraires, correspondu avec quelques grands auteurs de son temps et publié des traductions qui font encore autorité aujourd'hui. Les deux premiers chapitres examinent respectivement la place qu'a occupée Savitzky dans le modernisme international et sa pratique quotidienne de la traduction telle que la révèlent ses brouillons et autres manuscrits. A ces études s'ajoutent de nombreux documents puisés dans une archive exceptionnelle, qui viennent éclairer la carrière et la vie d'une femme remarquable à bien des égards : réflexions sur la traduction, entrées de journal, correspondance inédite avec James Joyce, Ezra Pound, T. S. Eliot, John Rodker, Sylvia Beach et Valery Larbaud. Patrick Hersant est maître de conférences en littérature anglaise à l'université Paris 8 et chercheur associé à l'ITEM. Il a dirigé un ouvrage consacré à la traduction collaborative (Traduire avec l'auteur, Sorbonne Université Presses, 2020) et codirigé, avec Esa Hartmann, un volume traitant du discours des traducteurs (Au miroir de la traduction, Archives contemporaines, 2019). Sa recherche actuelle porte sur les manuscrits de traducteurs, et plus généralement sur la génétique des traductions. Leonid Livak est professeur de littérature russe à l'université de Toronto. Spécialiste du modernisme et de l'émigration russe en France aux 19e et 20e siècles, il a notamment publié Russian Emigrés in the Intellectual and Literary Life of Interwar France (McGill-Queen's University Press, 2010) et In Search of Russian Modernism (Johns Hopkins University Press, 2018) et édité la correspondance entre Constantin Balmont et Ludmila Savitzky (NLO, 2019).
Qu'advient-il après l'ultime expédition? Rien d'éclatant, rien d'inconnu. Un regard que l'on jette de très loin, dans la solitude. Et cela n'a rien de singulier,Aube d'une vérité ancienne: pas de prochaine fois.Espace éperdument ouvert. Science qu'avive le vent." Poèmes 1966-1984, publié aux Éditions Gallimard en 1988, réunit des poèmes extraits de six recueils: Death of a Naturalist (1966), Door into the Dark (1969), Wintering Out (1972), North (1979), Field Work (1979) et Station Island (1984). La lucarne paraît enmême temps que L'étrange et le connu qui a reçu le prix Whitbread Book of the Year en 1996.
La collaboration entre auteurs et traducteurs expose au grand jour un travail d'ordinaire voué à l'ombre, celui de la traduction en devenir - dont elle révèle les lignes de force ou de fracture, les hésitations et les remaniements, les repentirs et les audaces. La finalité et l'efficacité d'une telle collaboration restent encore à interroger : que prétend-elle accomplir, et y parvient-elle ? Se réduit-elle à une simple correction-révision, ou modifie-t-elle le texte en profondeur ? Trahit-elle une prise de contrôle par l'auteur, au point de nuire à la traduction ? Saint-John Perse, Thomas Mann, Paul Celan, Gabriele d'Annunzio, Amelia Rosselli, Guillermo Cabrera Infante, Joâo Guimaràes Rosa, Anne Hébert, Philippe Jaccottet, Vladimir Nabokov, Joseph Brodsky et Julio Cortà.zar : tels sont les auteurs que l'on verra ici, via leurs correspondances et des manuscrits inédits, en conversation - ou aux prises - avec leur traducteur ou traductrice.
Allison Graham ; Hersant Patrick ; Kleiman-Lafon S
La Chine et les Etats-Unis se dirigent vers une guerre dont ils ne veulent pourtant ni l'un ni l'autre. Pour éclairer ce paradoxe, Graham Allison invoque ce qu'il appelle le Piège de Thucydide, qui se met en place quand une puissance émergente vient défier la puissance régnante. C'est Athènes se dressant face à Sparte. Au cours des cinq derniers siècles, cette configuration mortelle s'est présentée seize fois ; à douze reprises, elle s'est soldée par une guerre. Aujourd'hui, alors que Xi Jinping comme Donald Trump prétendent "restaurer la grandeur" de leur pays, la dix-septième occurrence se profile à l'horizon de manière sinistre. A moins que Pékin n'accepte de modérer ses ambitions ou que Washington ne renonce à sa suprématie dans le Pacifique, un conflit commercial, une cyberattaque ou un simple incident maritime pourraient bien entraîner une rapide escalade vers la guerre... Vers la guerre offre la meilleure grille de lecture pour comprendre les relations sino-américaines au XXIe siècle. En s'appuyant sur de nombreux cas historiques, Graham Allison rappelle que les puissances rivales d'hier ont su bien souvent préserver la paix. Reste à espérer que la Chine et les Etats-Unis sauront prendre les difficiles mesures qu'il préconise, seules à même d'éviter le désastre.
Ni d'ici, ni de là-bas, tu es Une hâte par où passent l'étrange et le connu Quand de douces rafales agitent la voiture, Prennent le c?ur à l'improviste, le font éclater." Poèmes 1966-1984, publié aux Éditions Gallimard en 1988, réunit des poèmes extraits de six recueils: Death of a Naturalist (1966), Door into the Dark (1969), Wintering Out (1972), North (1979), Field Work (1979) et Station Island (1984). L'étrange et le connu, qui a reçu le prix Whitbread Book of the Year en 1996, paraît en même temps que La lucarne.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...