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Tout le monde
Hersant Guy
FILIGRANES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782350460154
Après avoir contrôlé la disposition de son monde inversé, Guy Hersant se redresse et invite le groupe à fixer le volet noir qu'il tient à la main; quand tous les regards convergent vers l'objectif, il déclenche. Il s'agit de ne pas photographier par surprise, de laisser à ses modèles la possibilité de se montrer tels qu'ils souhaitent être perçus. Certains sont un peu rieurs, d'autres vaguement inquiets, tous sont solennels: ils se tiennent frontalement et tentent de donner d'eux une image honorable à celui qui les regarde d'un ?il, à ceux qui les dévisageront. La photographie de groupe est traditionnellement investie d'une fonction sociale: réservée à certaines occasions de la vie collective, elle illustre l'aptitude des personnes photographiées à s'intégrer à un groupe et confirme leur unité. Guy Hersant rassemble des personnes liées par un métier, une passion, parfois par le hasard et il les photographie. Loin de se laisser enfermer par les contraintes liées à cette pratique, il joue avec elles et n'accepte le cadre de la photographie de groupe que pour mieux en bouleverser les règles de l'intérieur, redonnant une valeur sensible à ce qui n'avait plus qu'une valeur d'usage. Laurence Perrigault.
Pour approcher, visiter, comprendre un lieu, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs. Si belle, la Sicile a au cours des âges été convoitée par toutes les grandes civilisations méditerranéennes qui ont tour à tour enrichi ses villes et ses villages, disséminant églises et fontaines, théâtres et palais, et créant ainsi la superbe mosaïque architecturale qu'elle est aujourd'hui. Sillonner la Sicile, se rendre à Palerme et Taormine, Savoca, et Syracuse, c'est se prêter à une large chasse aux trésors ponctuée de films culte, de farniente, d'art byzantin et de mythologie grecque. " La vue de la Sicile, à la hauteur de Palerme, nous frappa d'admiration. Ce n'est ni la Syrie ni la Grèce ; c'est plutôt l'Afrique, quelque chose de torride et de gigantesque, donnant l'idée de l'indomptable et de l'inaccessible. " Ernest Renan.
L"« Intrigue du mariage de M. le duc de Berry » est un épisode inclus dans la chronique de l" année 1710 des Mémoires de Saint-Simon. L'auteur s"y montre comme la tête pensante d" une « puissante cabale » travaillant à un mariage princier favorable aux clans dont il fait partie à la cour. Idéale illustration des grandeurs et misères de la vie de courtisan, ce récit exprime à la fois les fantasmes de toute-puissance et le sentiment quasi pascalien du « rien de tout » qui obsèdent Saint-Simon.Cet ouvrage destiné aux candidats aux agrégations de lettres 2012 présente le mémorialiste et son oeuvre, situe l"épisode au programme dans l'architecture d'ensemble des Mémoires et de l'année 1710, analyse les principales caractéristiques de l'écriture saint-simonienne et propose des corrigés illustrant tous les types d'exercices figurant au concours."
Résumé : Saint-Simon (1675-1755), duc, pair et graphomane, a choisi d'abandonner les milliers de pages de ses Mémoires à la postérité. Considéré par Stendhal ou Proust comme un des plus grands écrivains français, il méprisait les préoccupations stylistiques et se voulait avant tout historien de son temps. Convaincu que son époque était celle d'une destruction d'un ordre ancien, il lutta de toutes ses forces contre son présent. Conscient de la vanité et de l'inutilité de sa lutte, il devint le héros lucide d'une cause qu'il savait perdue. Mais comment, lui qui ne semblait destiné qu'à prendre la succession de son père et à devenir le défenseur obsessionnel de la dignité ducale, s'emparant de la langue française avec une passion extatique, devint-il le recréateur d'un monde ? C'est ce destin exceptionnel qui nous est ici retracé.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.
Ce livre est né de rencontres, d'un intérêt pour les paysages et de curiosités réciproques. Au-delà d'un dialogue entre deux photographies, Entre fleuve et rivière est une inspiration, une envie d'explorer une histoire commune. Ce sont deux regards croisés sur le pays basque et les territoires du Québec et du Labrador, sur les fleuves qui les parcourent. A la recherche de traces fictives ou réelles, se trouve une lecture très personnelle des paysages. Christophe Goussard, photographe français de Nouvelle Aquitaine Charles-Frédérick Ouellet, photographe Québecois, ont chacun découvert le territoire de l'autre. Les poèmes en prose d'Itxaro Borda invitent à un troisième regard sur ces images.