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Dépenses publiques et croissance économique. Pour sortir de la science (-fiction) néo-classique
Herrera Rémy
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296111653
Cet ouvrage est consacré à l'étude du rôle de l'Etat dans la croissance économique. Il passe d'abord en revue les travaux néo-classiques relatifs aux effets des dépense de recherche-et-développement, d'éducation et d'infrastructures, ainsi que les problèmes qui les caractérisent. Des essais originaux sont ensuite proposés sur le sujet, en mobilisant certains des outils les plus complexes utilisés par le courant dominant : économétrie de panel, séries temporelles, modélisation en croissance endogène. Les limites de chacun de ces exercices, effectués à l'intérieur du mainstream, sont systématiquement soulignées. La démarche méthodologique est étendue à l'impact des dépenses militaires, appréhendées notamment à l'interface de la théorie de la croissance et de la théorie des jeux. Là encore sont pointées les défectuosités de l'orthodoxie, multiples et sérieuses, au niveau à la fois théorique et empirique. Finalement, la critique de l'économie néo-classique est radicalisée par une déconstruction de la théorie de la croissance endogène, dévoilant ses incohérences internes et ses fonctions idéologiques. Ce livre veut aider les économistes conscients de la nécessité de sortir de la science(-fiction) néo-classique à identifier les faiblesses de cette dernière, à dénoncer ses liaisons avec le néo-libéralisme et à trouver les voies d'entrée en résistance hétérodoxe afin de contribuer à la transformation du monde actuel.
Ce livre propose une vue d'ensemble sur l'économie et la planification à Cuba, présentés par des économistes cubains donc les travaux font référence dans leur pays. Après un bilan des avancées et des insuffisances de la révolution dans le domaine économique, jusqu'à la récente dédollarisation, les différentes contributions analysent les défis économiques que doit relever le pays au début du XXIe siècle, mais aussi ses atouts internes et opportunités externes. E. Alvarez Genzález retrace les étapes de la planification à moyen et long termes, des premiers travaux jusqu'aux années 1990. E. Molina Molina revient sur la pensé économique de Che Guevara à propos du socialisme. A. González Guttiérez examine les transformations de l'économie durant la "période spéciale" des années 1990, en insistant sur celles de la planification globale. J.L. Rodriguez García expose les résultats obvenus par Cuba au cours des dernières années en termes de développement social et montre que la santé et l'éducation demeurent au coeur de la stratégie du pays. O. Martínez Martínez présente les mesures adoptées depuis 2002 par la révolution dans la réalisation de son projet communiste, les difficultés rencontrées et les solutions recherchées, ainsi que les efforts de résistance et de lutte déployés aujourd'hui par le penple de Cuba contre le système mondial capitaliste sous domination états-unienne. Ce nouvel ouvrage s'inscrit dans la continuité du programme de "recherches pluridisciplinaires sur l'économie et la société cubaine" du CNRS, dont l'équipe de chercheurs est coordonnée par Rémy Herrera, comme également dans les programmes du Forum du Tiers-Monde (Dakar), coordonnés par Samir Aminn et ceux du Forum Mondial des Alternatives.
Le capitalisme est en crise. Il pourrait même s'agir d'une des plus graves crises de l'histoire moderne. Et pourtant, à suivre l'actualité au jour le jour, l'opinion publique peut avoir le sentiment que cette crise est déjà derrière nous. Or, le pire est sans doute encore à venir, malgré les propos rassurants tenus et les aménagements envisagés. En effet, la réactivation annoncée de l'intervention étatique a notamment pour objet la négation de la nature de biens publics à la fois gratuits et libres de composantes fondamentales du patrimoine commun de l'humanité, comme le savoir, l'éducation ou les infrastructures sociales et des ressources naturelles. Ce livre nous propose un voyage dans les "entrailles du monstre", car c'est la dynamique même du capitalisme qu'il faut examiner et mettre à nu pour engager la grande transformation dont l'humanité et la planète ont besoin. L'appel à la contre-offensive est lancé dans la théorie comme dans la pratique. Les limites des politiques économiques menées par les gauches au pouvoir sont mises en évidence à partir de l'étude de quatre expériences: celles de Barack Obama aux Etats-Unis, de François Mitterrand en France (1981-19861, de Lula au Brésil et de Hugo Chavez au Venezuela. C'est évidemment vers l'Amérique latine que les yeux se tournent. Les efforts de transformations sociales et de régionalisation mises au service des peuples font la démonstration qu'il est possible de passer de la défensive à l'offensive et d'ouvrir à nouveau les débats sur les alternatives anticapitalistes et les processus de transition socialiste.
Le "développement" est apparu juste après la Deuxième Guerre mondiale, à une époque où l'Etat était placé au coeur de stratégies volontaristes de transformations structurelles des formations sociales. Le libéralisme des années 80 a tout remis en cause. Une dérégulation agressive a été déployée dans le monde : privatisations, recul de l'Etat producteur, planificateur et social, flexibilité et ouverture à la concurrence mondiale ont remis au goût du jour le développement mais cette fois pour discuter de sa crise.
The current crisis is the expression of the struggle of a dominant ‘fictitious capital' over real capital to redistribute the global mass of wealth. It is translated into an expansion of assets in financial markets sustained by an inverted pyramid of credits without being backed by a major growth of the real economy, which is increasingly global in scope. The conversion of fictitious capital into real capital is a geopolitical item to understand acquisitions of land in the South to produce agro-fuels, for example. Conversion from fictitious to real capital also happens, the other way round, when military expenditures are financed by more public debt, as is the case for the US today. Financial capital engages in a warlike strategy to establish a global order under its hegemony, without borders and citizens. Employment, social-economic security and political stability will be a worldwide problem. The greatest fear of the capital is that the Eurozone will become a part of the Euro-Asian Continental Bloc. This definitely means a possible military conflict of the US with Russia and China. This crisis is one of the Western ‘civilization' itself.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.