Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un autre capitalisme n'est pas possible
Herrera Rémy
SYLLEPSE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782849502549
Le capitalisme est en crise. Il pourrait même s'agir d'une des plus graves crises de l'histoire moderne. Et pourtant, à suivre l'actualité au jour le jour, l'opinion publique peut avoir le sentiment que cette crise est déjà derrière nous. Or, le pire est sans doute encore à venir, malgré les propos rassurants tenus et les aménagements envisagés. En effet, la réactivation annoncée de l'intervention étatique a notamment pour objet la négation de la nature de biens publics à la fois gratuits et libres de composantes fondamentales du patrimoine commun de l'humanité, comme le savoir, l'éducation ou les infrastructures sociales et des ressources naturelles. Ce livre nous propose un voyage dans les "entrailles du monstre", car c'est la dynamique même du capitalisme qu'il faut examiner et mettre à nu pour engager la grande transformation dont l'humanité et la planète ont besoin. L'appel à la contre-offensive est lancé dans la théorie comme dans la pratique. Les limites des politiques économiques menées par les gauches au pouvoir sont mises en évidence à partir de l'étude de quatre expériences: celles de Barack Obama aux Etats-Unis, de François Mitterrand en France (1981-19861, de Lula au Brésil et de Hugo Chavez au Venezuela. C'est évidemment vers l'Amérique latine que les yeux se tournent. Les efforts de transformations sociales et de régionalisation mises au service des peuples font la démonstration qu'il est possible de passer de la défensive à l'offensive et d'ouvrir à nouveau les débats sur les alternatives anticapitalistes et les processus de transition socialiste.
Résumé : De la (re)découverte de l'île à la guerre d'indépendance, de l'intervention des Etats-Unis à la victoire de la révolution socialiste jusqu'aux défis économiques du XXIe siècle, Une Histoire populaire de Cuba s'inscrit dans le courant de l'histoire sociale qui donne toute sa place au peuple, aux hommes et aux femmes ordinaires qui ont contribué au fil des siècles à façonner ce pays singulier et qui ont conquis leur liberté en combattant aussi bien l'impérialisme espagnol qu'états-unien. L'histoire de Cuba est en ce sens plus que l'histoire d'un pays, aujourd'hui encore elle sert de guide pour tous ceux qui ne se résignent pas à subir le joug du capitalisme et de l'impérialisme.
Ce livre propose une vue d'ensemble sur l'économie et la planification à Cuba, présentés par des économistes cubains donc les travaux font référence dans leur pays. Après un bilan des avancées et des insuffisances de la révolution dans le domaine économique, jusqu'à la récente dédollarisation, les différentes contributions analysent les défis économiques que doit relever le pays au début du XXIe siècle, mais aussi ses atouts internes et opportunités externes. E. Alvarez Genzález retrace les étapes de la planification à moyen et long termes, des premiers travaux jusqu'aux années 1990. E. Molina Molina revient sur la pensé économique de Che Guevara à propos du socialisme. A. González Guttiérez examine les transformations de l'économie durant la "période spéciale" des années 1990, en insistant sur celles de la planification globale. J.L. Rodriguez García expose les résultats obvenus par Cuba au cours des dernières années en termes de développement social et montre que la santé et l'éducation demeurent au coeur de la stratégie du pays. O. Martínez Martínez présente les mesures adoptées depuis 2002 par la révolution dans la réalisation de son projet communiste, les difficultés rencontrées et les solutions recherchées, ainsi que les efforts de résistance et de lutte déployés aujourd'hui par le penple de Cuba contre le système mondial capitaliste sous domination états-unienne. Ce nouvel ouvrage s'inscrit dans la continuité du programme de "recherches pluridisciplinaires sur l'économie et la société cubaine" du CNRS, dont l'équipe de chercheurs est coordonnée par Rémy Herrera, comme également dans les programmes du Forum du Tiers-Monde (Dakar), coordonnés par Samir Aminn et ceux du Forum Mondial des Alternatives.
The current crisis is the expression of the struggle of a dominant ‘fictitious capital' over real capital to redistribute the global mass of wealth. It is translated into an expansion of assets in financial markets sustained by an inverted pyramid of credits without being backed by a major growth of the real economy, which is increasingly global in scope. The conversion of fictitious capital into real capital is a geopolitical item to understand acquisitions of land in the South to produce agro-fuels, for example. Conversion from fictitious to real capital also happens, the other way round, when military expenditures are financed by more public debt, as is the case for the US today. Financial capital engages in a warlike strategy to establish a global order under its hegemony, without borders and citizens. Employment, social-economic security and political stability will be a worldwide problem. The greatest fear of the capital is that the Eurozone will become a part of the Euro-Asian Continental Bloc. This definitely means a possible military conflict of the US with Russia and China. This crisis is one of the Western ‘civilization' itself.
Le "développement" est apparu juste après la Deuxième Guerre mondiale, à une époque où l'Etat était placé au coeur de stratégies volontaristes de transformations structurelles des formations sociales. Le libéralisme des années 80 a tout remis en cause. Une dérégulation agressive a été déployée dans le monde : privatisations, recul de l'Etat producteur, planificateur et social, flexibilité et ouverture à la concurrence mondiale ont remis au goût du jour le développement mais cette fois pour discuter de sa crise.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.