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Cocteau. Entre écriture et conversation
Héron Pierre-Marie
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782753512436
Cocteau est, au XXe siècle, l'incarnation la plus talentueuse et ta plus complète, dans presque tous les domaines de l'art et toujours à la pointe de l'époque, de ce que signifie un classicisme vivant, entretenu par une tradition orale et vécue. Avec lui s'impose une individualité littéraire fortement marquée par l'esprit de la conversation "à la française", en raison de sa fréquentation des salons parisiens et de son propre don de parole. Il propose un exemple intéressant de la manière dont cet esprit se mêle aux racines profondes de la création, en l'accommodant au désir de coïncider avec son époque. Son caractère emblématique vient de ses réflexions et publications sur le sujet, du rôle de leader qu'il s'est efforcé de jouer dans les années 1920 au service d'un rappel à "l'ordre considéré comme une anarchie" (un peu en marge de la puissante machine de La NRF), de ses attaches simultanément mondaines et avant-gardistes, de sa sensibilité sans logomachie à la réalité de la poésie. Prenant comme fil directeur l'influence de la conversation "à la française" et de ses trois valeurs directrices (clarté, esprit, naturel), cet ouvrage examine comment elle opère dans l'oeuvre littéraire de Cocteau, déployée dans toute la variété des petits et grands genres qu'elle investit: essais, causeries et conférences, émissions de radio, articles de presse, théâtre, fiction en prose, poèmes.
Héron Pierre-Marie ; Joly Françoise ; Pibarot Anni
Le sait-on assez ? A L'exception notable de Robbe-Grillet, qui fut pourtant le principal fédérateur et publiciste du groupe, tous les écrivains liés au Nouveau Roman ont au cours des années 1960, voire durant les deux décennies suivantes, écrit des fictions pour la radio. Certains quelques-unes (Claude Simon, Michel Butor, Nathalie Sarraute), d'autres plus d'une quinzaine (Robert Pinget, Claude Ollier). A côté d'eux, le lecteur rencontrera Beckett, précurseur atypique du Nouveau Roman, Marguerite Duras, Jean Thibaudeau, inscrit à ses débuts en 1960 dans le sillage formaliste du Nouveau Roman. Car l'étiquette du Nouveau Roman a plus largement renvoyé à un "air du temps" expérimental du roman contemporain, respiré à l'époque par beaucoup. Autant de parcours, autant de rapports à la radio et à l'écriture audio dont les contributeurs de cet ouvrage s'attachent à explorer les facettes. Certains écrivains s'inscrivent sans peine dans le moule de la "pièce radiophonique" qu'ils utilisent surtout comme un instrument de dialogue ; les autres s'en émancipent allègrement et veulent "dresser l'oreille" de l'auditeur à l'écoute du matériau sonore, stimulant l'émergence en Allemagne du Neues Hörspiel. Car le phénomène est international, incluant aussi la Grande-Bretagne. Quelle est la contribution propre des auteurs du Nouveau Roman, comme groupe, à l'art de la fiction radiophonique ? Que deviennent dans leurs oeuvres ses idées sur la littérature, ses refus de "notions périmées", ses principes de réflexivité et de dénonciation des illusions du langage et de la représentation ? Au croisement de l'histoire littéraire, de l'histoire de la radio et d'une esthétique des formes et des médias, Aventures radiophoniques du Nouveau Roman dessine les parcours des uns et des autres, montre ce qui les apparente et ce qui les spécifie et explore des oeuvres saluées par la presse. Tout un patrimoine de talents et de grandes productions à (re)découvrir.
Héron Pierre-Marie ; Joqueviel-Bourjea Marie ; Par
Après la seconde guerre mondiale, la radio française a volontiers confié ses émissions de poésie à des poètes : Philippe Soupault, Pierre Emmanuel, Pierre Jean Jouve, Jean Amrouche, Jean Lescure, Francis Carco, Michel Manoll, André Beucler, Loys Masson, Louis Foucher, Luc Bérimont, Paul Eluard, Claude Roy, Jean Breton, Pierre Béarn, Armand Robin, Frédéric Jacques Temple, Claude Royet-Journoud, Jean Daive, André Velter, Frank Smith, Jean-Pierre Siméon... Sans doute avec l'idée que ceux-ci seraient bien placés pour faire entendre la poésie à la radio - comme on fait appel à un sociologue pour parler de sociologie ou à un médecin pour parler de médecine-, tout en contribuant à enrichir, en tant que créateurs, l'expression radiophonique. Il y a bien des façons de parler de poésie sur les ondes, de dire et de faire entendre des poèmes, comme en témoignent les deux CD d'archives sonores joints à ce livre. Mais par-delà la diversité des styles, des formats et des intentions, les émissions présentées dans ce volume, produites entre 1946 et 2007, chacune à leur manière rendent audible une idée de la poésie, interrogent la place de celle-ci dans le champ littéraire et dans la société, manifestent le rapport du poète-producteur au public de son temps et mettent en oeuvre une poétique du dire et de la parole radiophonique. Certaines d'entre elles, sans être conçues comme des poèmes, font oeuvre. Au croisement de l'histoire littéraire, de l'histoire de la radio et d'une esthétique des formes et de la réception, Poésie sur les ondes examine la spécificité des "voix de poètes" à la radio. Puisse ce livre convaincre aussi de leur nécessité dans la sphère publique et le paysage sonore contemporain !
Le projet répond à une ambition de vulgarisation de la recherche sur l'écrivain auprès de tous les publics susceptibles d'être intéressés, au-delà du cercle universitaire d'une part, du cercle des amateurs déjà convaincus d'autre part. Au vu du contenu et de la diversité du fonds Cocteau, unepublication sur support numérique (DVD-ROM), enrichie d'un livret de 64 pages est apparue la plus adaptée. Le premier objectif de la réalisation de ces supports multimédias est de combiner une présentation de l'écrivain Jean Cocteau avec la valorisation et l'exploitation d'un fonds très riche (poésie, roman, dessin, danse, théâtre, cinéma, chanson, cirque, music-hall, journalisme, radio, décoration). du projet est de produire une nouvelle « lecture » de l'oeuvre de Cocteau par le biais, non pas d'une approche critique de forme académique (monographie, ouvrage collectif, actes de colloque), mais d'une « mise en scène » du personnage de l'écrivain et de son oeuvre, assortie d'analyses.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.