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La partition
Hernandez Felipe ; Blanc Dominique
VERDIER
17,24 €
Épuisé
EAN :9782864325413
Un jeune compositeur, José Medir, survit en donnant des leçons de piano dans une famille bourgeoise, jusqu'au jour où l'ancien directeur du conservatoire, un curieux personnage devenu le maître incontesté de l'Auditorium de la ville, s'intéresse soudain à lui. Il lui commande une étrange partition dont il se réserve l'exclusivité. Le jeune musicien à l'oreille exceptionnelle se trouve alors inexorablement happé par un tourbillon dans lequel vont être entraînés son ami d'enfance victime d'un mal qu'il veut garder secret, les deux jeunes filles qu'il aime et tous les êtres qu'il est amené à rencontrer dans sa vie désormais habitée par l'urgence d'une création musicale aussi douloureuse que tyrannique. Au rythme des péripéties, des fils se nouent entre des destinées apparemment étrangères les unes aux autres, qui tous conduisent au couple formé par le commanditaire de la partition et son âme damnée, le garde forestier, qui organise de mystérieux combats de chiens au profit de son maître tout en veillant jalousement sur lui. Felipe Hernândez excelle à mener l'intrigue d'un roman qui n'est ni simplement réaliste ni délibérément fantastique, et qui est aussi une réflexion sur la création.
1945. Les attentats et assassinats qui secouent Madrid trouvent un écho dans la bande dessinée pourtant très conventionnelle que publie en feuilleton Enrique Montero, un ancien républicain communiste. Ses anciens amis demandent au dessinateur de reprendre du service pour aider à piéger l'un des leurs qui enfreint les consignes du parti... Mais Enrique ne veut ni résister ni survivre en trahissant: il voudrait avant tout oublier. Le Piège rend hommage aux auteurs de BD de l'après-guerre et ressuscite, dans une ambiance volontairement oppressante, une page noire de l'histoire espagnole. Biographie de l'auteur Federico del Barrio est né à Madrid en 1957. Il étudie l'architecture. Il se fait connaître dans la bande dessinée par ses collaborations aux revues Madriz puis Medios Revueltos. Un choix de travaux de cette première époque a été réuni dans les albums La orilla et Leon Doderlin. Del Barrio entame ensuite une fructueuse collaboration avec Felipe Hernandez Cava. Ensemble, ils réalisent la trilogie des Mémoires d'Amoros: Signé Mister Foo, La Lumière d'un siècle mort et Les Ailes calmes (en France chez Amok puis Fremok, 2000-2004), ainsi que le deuxième volume d'une trilogie sur Lope de Aguirre (La Conjura) et enfin Le Piège. Del Barrio s'occupe ensuite davantage de poésie et de théâtre. Sous le pseudonyme de Silvestre, il publie depuis 1995 des albums au graphisme beaucoup plus minimaliste, tels Relations et Simple.Felipe Hernandez Cava né en 1953, est l'un des plus importants scénaristes espagnols actuels. Il fut, dans les années 1980, directeur artistique de revues telles que Madriz ou Medios Revueltos. Il écrit pour quantité de dessinateurs différents (parmi lesquels Enrique Breccia, Castells et Laura), signant notamment avec Raul deux ouvrages importants, Fenêtres sur l'Occident et Berlin 1931 (en France aux éditions Amok). Son plus récent album, paru en 2008, s'intitule Soy mi sueno et est dessiné par Pablo Auladell. Felipe H. Cava est également critique d'art et scénariste pour la télévision.
Cava Felipe Hernandez ; Segui Bartolomé ; Ruiz Ann
1953. Alex est au c?ur d'une machination internationale qui a causé la mort de sa mère. Dépassé et entraîné dans la danse folle de l'espionnage, il n'est sûr que de deux choses: sa vie est en danger et tous les personnages autour de lui jouent un jeu. Leur jeu. Vanessa, l'agent britannique devenue sa maîtresse, la première. D'ailleurs a-t-il raison de partir pour Majorque avec elle et d'y poursuivre l'enquête en se faisant passer pour un couple fraîchement marié? Etrange et dangereuse lune de miel...
Dessinateur menacé de chômage, propriétaire d'un appartement qu'il a du mal à payer, mari d'une femme qui a perdu toute confiance en lui, Andrés Vigil est un homme ordinaire à qui il ne reste plus qu'une seule passion: le violoncelle sur lequel il tente désespérément de jouer une suite de Bach. Sa vie bascule le jour où il se rend discrètement chez le prêteur qui lui a consenti une avance pour l'achat de son instrument. Témoin malgré lui d'un règlement de compte qui se solde par le supplice de l'usurier, il comprend vite que non seulement sa dette n'est pas effacée mais qu'elle a changé de nature quand il constate avec effroi que l'assassin du prêteur s'est installé dans l'appartement au-dessus du sien. Godoy, l'inconnu à la logique implacable et à la mémoire prodigieuse qui fait métier de la correction des défauts de ses contemporains, au besoin en les éliminant, va emprisonner Andrés Vigil dans une spirale, celle de la dette sans fin que l'on doit payer à la soumission volontaire, à l'admiration aveugle, à un usage de la justice et de la raison qui conduit à la folie.
Cava Felipe Hernandez ; Segui Bartolomé ; Ruiz Ann
Mars 1953. Alexander marche dans les rues de Londres. À sa main, une sacoche contenant la bombe qu'il va jeter sur le maréchal Tito, lequel effectue une visite controversée enGrande-Bretagne. L'histoire d'Alexandre commence quelque mois plus tôt, quand sa mère, renversée par une voiture, est tuée sur le coup. Décidé à comprendre comment, alorsqu'elle était internée dans une institution pour vieilles personnes perdant la tête, elle a pu se retrouver si loin de chez elle, Alexander est pris dans un engrenage terrible qui le voitaux prises avec les services secrets britanniques et des royalistes serbes, un engrenage qui le pousse à se rendre sur l île de Majorque pour, finalement, se retrouver quelques moisplus tard sur les quais de la Tamise, une bombe à la main...
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.