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Pour sortir du chaos. Trois revues des années vingt
Hermetet Anne-Rachel
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753508415
Tandis que la Première Guerre mondiale s'achève et que tous les équilibres sont rompus, le sentiment dominant est que cette destruction radicale se double d'une crise de l'esprit". Que faire ? Que faire lorsqu' on est écrivain, critique, artiste ? A travers l'étude comparée de trois revues, une française, La Nouvelle Revue Française, une italienne, La Ronda, et une anglaise, The Criterion, au début des années 1920, le présent ouvrage explore la réponse apportée à cette question par certains intellectuels et écrivains. Ces hommes de revue font l'hypothèse que l'ordre dans la langue et l'ordre dans société ont partie liée : l'un et l'autre devraient sortir l'Europe du chaos où la guerre l'a jetée. A partir de la confrontation des projets esthétiques et des politiques éditoriales des trois revues est analysée la tension féconde qui s'établit entre le discours sur la tradition et la conscience de la modernité.
L'autobiographie, sous ses différentes formes, du journal intime au récit de vie prétendument factuel, n'est pas simplement un rapport avec le lecteur matérialisé, la main sur le c?ur, par un serment de sincérité, dont Rousseau aurait fourni le modèle insoupçonnable, mais plus encore, une relation à soi-même, à un moi énigmatique pour celui qui est censé le révéler au public dans toute sa vérité. Sans négliger la genèse du texte et ses modes de dévoilement, matière privilégiée de nombre d'études érudites sur les écritures autobiographiques, mais en les considérant surtout comme des instruments et des révélateurs, cet ouvrage tente de remonter au sens et à l'origine de la démarche existentielle qui conduit un écrivain à se choisir soi-même comme sujet de sa création. Au-delà du témoignage irréprochable que le lecteur aimerait s'approprier en toute confiance, celle-ci s'avère fatalement, par la vertu de son origine, ?uvre subjective où la vérité est plus Insaisissable que l'eau qui file entre les doigts. A l'aide d'exemptes empruntés à des écrivains des deux siècles précédents, cet ouvrage tente à partir d'approches méthodologiques diverses de cerner la relation psychologique et subversive, voire mystificatrice, qui s'établit entre l'auteur et ses écrits autobiographiques.
Hermetet Anne-Rachel ; Le Blay Frédéric ; Le Nan F
Le bonheur en littérature ?? Le bonheur, en tant qu'état de l'âme, peut emprunter à diverses représentations s'exprimant à travers une terminologie labile (eudémonisme, bien-être, joie de vivre, etc.)? ; il peut être présenté aussi bien comme un projet de vie, un idéal, construit et pensé dans un cadre philosophique ou spirituel, que comme un état de fait, une expérience existentielle ressentie et vécue dans son immédiateté et sa dimension émotionnelle. Ephémère ou durable, il se vit dans l'intimité subjective comme dans le partage. On se propose de penser sa matérialisation ou sa réalisation à travers les lieux que l'écriture et la littérature peuvent susciter. Plusieurs perspectives sont posées dans cet ouvrage pour tenter de répondre à cette question ? : que fait la littérature au bonheur ?? On y interroge d'abord la manière dont la fiction inscrit le bonheur dans une quête, une trajectoire spirituelle, voire mystique, dans un ailleurs qu'offre parfois la perspective d'une migration. On peut aussi rapporter la dimension intérieure du bonheur comme état de l'âme à un objet extérieur, "? le lieu construit ? " imaginé, en privilégiant les relations et interactions qu'il entretient avec les contextes de sa réalisation. Les "? lieux du bonheur ? " invitent encore à considérer le concept, non seulement dans sa dimension subjective et individuelle, mais encore au sein de représentations où le bonheur est pensé comme collectif, voire communautariste. Les genres littéraires, comme le récit allégorique, l'autobiographie, l'autofiction, les journaux intimes et les mémoires, le roman notamment où la dimension fictionnelle peut développer la matérialisation d'un bonheur collectif, entre utopies et dystopies, ou encore le théâtre, ont à voir avec cette articulation. Enfin, il importe de considérer l'objet-livre comme lieu construit par l'acte même de l'écriture, un refuge pour l'auteur/l'autrice, pour le lecteur/la lectrice, favorisant certaines formes de bonheur ? : la littérature où l'on se "? recueille ? ", l'objet-livre qui peut encore être le lieu d'un engagement, volontariste et politique. Cette perspective de l'engagement renvoie au rôle que la littérature occupe au sein de la société, en tant qu'elle constitue elle-même un lieu à part entière - une scène - où peuvent se jouer et s'exprimer les conflits, aspirations ou grandes questions qui occupent le corps social dans le temps présent comme dans le temps long de l'imaginaire partagé.
L'ouvrage explore les manières dont la littérature et les arts visuels réagissent à la crise écologique. Face aux bouleversements climatiques et aux transformations profondes des écosystèmes, il interroge les récits, les discours et les représentations qui portent témoignage d'une telle inquiétude, en proposant des analyses d'oeuvres issues d'Europe, d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. Il met ainsi en évidence la diversité des perceptions culturelles et des préoccupations environnementales à l'échelle globale. Le recueil éclaire les stratégies narratives et esthétiques qui façonnent cette prise de conscience et questionne la possibilité d'un monde encore habitable. En décentrant les perspectives anthropocentrées, il invite en outre à repenser les relations entre les vivants et leurs milieux.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.