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Le Peuple contre la démocratie
Hermet Guy
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213021638
Les régimes démocratiques constituent le privilège de bien peu de pays à l'échelle du monde. Cela n'a pas empêché la critique de les accabler dans l'espace même où ils sont nés, presque toujours pour dénoncer l'hypocrisie des " démocraties réelles ", accusées de n'être qu'un réagencement de l'éternelle domination des gouvernants sur les gouvernés. Et s'il fallait renverser les choses ? Si les défauts de la démocratie ne se situaient pas tant au sommet du pouvoir démocratique qu'à sa base populaire ? Cajolés par les dirigeants qui les flattent, les peuples possèdent-ils eux-mêmes le sens démocratique ? Le peuple n'a-t-il pas joué trop souvent contre la démocratie, la tolérance, la liberté, l'esprit de responsabilité et ne continue-t-il pas à le faire ? N'a-t-il pas appelé des dictateurs de ses voeux ? Si la réponse était positive, les démocrates ne formeraient qu'une espèce quasiment introuvable. A l'inverse, les " autoritaires " qui s'ignorent seraient les plus nombreux jusque dans nos douces sociétés de bien-être politique et matériel. Guy Hermet transgresse le tabou posé sur cette interrogation primordiale. Au regard des errements présents de la politique-spectacle, de la vocation militante, ou du syndicalisme aussi bien que des soubresauts passés de la construction démocratique, il montre que, dans l'ensemble des sociétés occidentales, le comportement des citoyens ordinaires n'est en aucune manière plus édifiant que celui des dirigeants qu'ils placent à leur tête. En définitive, peut-être les uns et les autres se reconnaissent-ils dans la faiblesse de leur tempérament démocratique... Directeur de recherche à la Fondation Nationale des Sciences Politiques, l'auteur enseigne à l'Institut d'études politiques, à l'Université de Paris et à l'Université de Lausanne. Il a publié auparavant divers ouvrages sur les origines de la politique moderne dans les sociétés occidentales, dont Aux frontières de la démocratie.
Histoire des nations et du nationalisme en Europe La puissance du lien national est-elle relativement récente ou très ancienne au contraire ? Quels ont été les entraînements économiques, culturels ou politiques qui ont déclenché la fureur nationaliste à l'ouest comme à l'est de l'Europe ? L'Etat-Nation aussi bien que le nationalisme connaissent-ils à présent leur chant du cygne, face aux nouvelles identités plurielles et à une Nation-Etat européenne en gestation ? Ou s'agit-il là déjà d'un espoir brisé par l'incendie nationaliste dont les anciens pays communistes ne fournissent que l'exemple le plus violent ? Ce livre apporte les éléments historiques qui permettent d'affronter ces questions au-delà des considérations trop pressées. Il confronte également les thèses qui ont tenté de démêler l'écheveau embrouillé des passions nationales qu'on croyait oubliées mais qui bouleversent l'Europe une fois de plus.
Résumé : Une analyse sans préjugés partisans d'un conflit dont la signification symbolique a divisé le monde au point d'en faire oublier la réalité complexe. Avec un souci constant d'impartialité, l'auteur retrace les épisodes marquants en même temps que les enjeux de cette guerre civile, dans ses dimensions politiques, sociales, idéologiques, militaires et bien sûr internationales. Le regard de Guy Hermet ne procède pas d'une vision "révisionniste", mais cherche à comprendre la constitution démocratique de l'Espagne.
J'voudrais acheter une démocratie", déclare Jacques Dutronc dans une de ses chansons. Ce à quoi il se voit répondre qu'on ne vend pas cela ici, qu'on n'est pas à République (la station de métro sans doute). Mais peu importe, la démocratie en musique mise à part, son triomphe à l'exportation semble acquis. Pour certains, la démocratie ne s'est jamais mieux portée et semble en passe de couvrir la totalité de la planète hors quelques exceptions désastreuses (Iran, Somalie...). Mais si l'on regarde à deux fois avant de s'enthousiasmer, on ne peut que constater une perte de substance de la démocratie en profondeur. Ne sommes-nous pas au seuil d'un autre âge politique, où la démocratie, construction politique historiquement datée serait vouée à être remplacée par un nouveau régime ? Pour le meilleur ou pour le pire ?
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).