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Théâtre. Tome 2, Les Noces de deuil ; Les Joies de la famille ; Deux arguments de ballet
Hériat Philippe
GALLIMARD
4,90 €
Épuisé
EAN :9782070232000
Voici le second tome du Théâtre de Philippe Hériat. Le rapprochement des deux pièces réunies dans ce volume ne se justifie pas que par leur succession chronologique. Et l'opposition extrême de leur ton non plus ne doit pas faire oublier leur parenté. Serviteur avant tout des sujets qu'il traite, Philippe Hériat a toujours pensé qu'une pièce de théâtre devait être dialoguée dans le style de l'époque où son action se passe et dans le langage des personnages qui l'animent. Les Noces de Deuil, dont on ne saurait contester que leur représentation à la Comédie-Française fit une certaine sensation, se déroulent aux temps romantiques et leurs héros sont empruntés à l'aristocratie d'une province hautaine. Les Joies de la Famille, au contraire, récemment créées à la Comédie des Champs-Elysées, se situent dans la bourgeoisie parisienne riche et de nos jours. D'où la différence de leur ton et de leur atmosphère. Et si l'une des deux pièces est un drame, c'est que l'impasse y devient complète, tandis que dans la comédie tout se termine heureusement. Les sujets eux-mêmes ne sont pas si éloignés qu'il peut paraître. Le drame romantique montre deux êtres jeunes, épris l'un de l'autre et que tout, dès le début, sépare ; un crime, en détruisant entre eux le principal obstacle, semble d'abord les rapprocher, et chacun des deux amants croit que c'est l'autre qui s'est rendu meurtrier par amour ; on découvre que le crime supposé n'était qu'u suicide ; les deux amants ne s'aiment plus : c'est le crime qui les unissait. Et un troisième personnage, leur adversaire et leur juge, prononce le mot-clef de la pièce : "Les grandes amours vivent d'empêchement." La comédie bourgeoise, de son côté, propose l'histoire d'une vieille dame, de coeur et d'esprit jeunes, aimant la vie, mais en butte à l'opposition de sa descendance intéressée. Elle aussi, tout l'empêcherait d'être heureuse : l'âge, les idées reçues, les appétits contraires, si elle ne se rebiffait. Dans l'une et l'autre de ces pièces on reconnaît donc certains thèmes communs : l'affranchissement des servitudes sociales et familiales, les droits de l'individu, la lutte pour le bonheur. Ce sont ces mêmes thèmes qui, au travers d'intrigues, d'époques et de milieux divers, circulent à travers toute l'oeuvre dramatique ou romanesque de Philippe Hériat, puisque, semblable en cela à d'autres écrivains contemporains, de plus en plus nombreux et non des moindres, l'auteur des Boussardel écrit alternativement pour le livre et pour la scène. Il n'est pas jusqu'aux deux arguments de ballet placés à la fin du volume qui, outre leur attrait de curiosité, n'ajoutent une touche complémentaire à la physionomie d'un écrivain tenté par toutes les formes d'expression. Piège de Lumière, que le Grand Ballet du Marquis de Cuevas danse de façon ininterrompue depuis huit ans à travers trois continents, et Conte cruel, que Philippe Hériat composa pour l'Opéra à partir d'un conte de Villiers de l'Isle-Adam, ne démentent pas non plus la qualification de romantique souvent appliquée à leur auteur.
Le début de la guerre trouve Agnès Boussardel retirée avec son jeune fils à Port-Cros. Elle est restée brouillée avec sa famille, qu'elle a laissée derrière les grilles dorées du parc Monceau. Mais, au milieu des malheurs du pays, un travail se fait dans l'esprit de la jeune femme, et elle tente un retour vers les siens. Comment sera-t-elle payée de ce mouvement ? Les Boussardel, à travers les bouleversements de l'Occupation, de la Libération, de l'après-guerre, resteront-ils prisonniers d'eux-mêmes et de leurs dogmes ? C'est là tout le sujet du livre. On y rencontrera donc, d'une part, la peinture du pays coupé en deux, de Paris occupé puis libéré, ce qui permettra à l'auteur non pas de romancer l'Occupation et la Résistance, mais de montrer avec sa franchise habituelle ce que fut réellement pour l'immense majorité des Français une période si abondante en fausses attitudes et en hypocrisies. Et, d'autre part, on suivra la vie d'une femme pendant dix années. Quoique l'amour, à deux reprises et sous des visages inattendus, vienne traverser la route d'Agnès, ce ne sera qu'à la fin, après de rudes surprises et par l'épanouissement d'une autre tendresse, la plus puissante et la plus simple, qu'elle parviendra enfin à sa propre libération. EIle découvrira aussi que, dans une époque de violence et d'absurdité, où plus que jamais l'individu fut opprimé, c'est sans doute dans les classes sociales les plus respectueuses des règles que le scandale triompha le mieux. Alors qu'elle, jeune femme isolée, bientôt déclassée, plus elle s'affranchissait des règles, et plus elle se rapprochait de la véritable honnêteté.
Blaise, un jeune sportif de 17 ans, voue une véritable adoration à sa soeur aînée Armelle. Ils forment un couple fusionnel, dans lequel leurs aventures et mariages respectifs vont provoquer une rupture, bien des tourments et des incompréhensions. En plein désarroi, Blaise se réfugie dans la campagne de leur enfance alors que, du fond de sa mémoire, surgit un souvenir qui va lui donner la clef de toutes ses énigmes. Portrait d'athlète au coeur d'enfant qui accède avec peine à la vie charnelle et à la vie intérieure, roman très moderne, revu par l'auteur en 1954, écrit bien avant la mode romanesque de la psychanalyse, de l'érotisme, du sport ou des milieux de la grande bourgeoisie, L'Innocent , où tous ces éléments s'entremêlent, n'a rien perdu de son audace et de sa fraîcheur. Prix Renaudot 1931
Résumé : Charles est reporter de guerre. Il a 25 ans. Sa vie se brise sur une route du Liban. Quand il rouvre les yeux, il est paralysé... Champs de bataille raconte l'histoire de son combat pour remarcher : les longs mois passés à l'hôpital, la rééducation, les séances de torture quotidiennes, la détresse et la rage. Heureusement, il y a sa mère aimante et rassurante, les amis fidèles, un jeune patient de 9 ans en fauteuil, qui force son admiration, Sophie la douce infirmière, ou encore les auteurs qui ne le quittent pas : Sagan, Gary, Cohen, Hugo, Hemingway, Rimbaud, Céline... Charles oscille sans cesse entre abattement et opiniâtreté pour composer avec ce nouveau corps. Comment s'échapper de soi-même pour se reconstruire ? Une renaissance est-elle vraiment possible ? Un roman poignant entre abîme et lumière Journaliste, éditeur, créateur de la revue Crimes et Châtiments, consacrée aux faits divers, Franck Hériot a surtout écrit des romans policiers, dont La Femme que j'aimais, primé au Festival international du film policier de Liège, et distingué par le prix du Printemps des lecteurs. Il est aujourd'hui secrétaire général du prix du Quai des Orfèvres.
La Main tendue conte l'histoire d'un homme sans grands moyens sinon ceux du coeur, et que hante le besoin de secourir, de protéger. Passion qui le conduira de déboires en surprises et qui, un moment, fera de lui l'idole des foules. L'auteur dresse autour de son héros les décors les plus divers : un lycée de banlieue, la zone, la Quincampe, les studios de cinéma, Hollywood, le Paris des affaires et, pour finir, la Provence rustique.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Faciles à lire, on trouvera ici un ensemble de courtes scènes à deux, dont la seule prétention est de faire rire sans bêtise. Écrites pour le théâtre, le cabaret ou la radio, Roland Dubillard leur a accordé le même soin qu'à ses ?uvres de plus d'ampleur. Le même sourire intérieur nous y attend, qui ne demande qu'à être partagé.
Tchekhov Anton ; Carrière Jean-Claude ; Banu Georg
Résumé : Après cinq ans d'absence, Lioubov retourne dans la maison de son enfance avec une émotion intacte. Elle retrouve la splendide cerisaie qui entoure son domaine comme un abri hors du temps. Mais cet inestimable trésor est aussi un patrimoine délaissé, criblé de dettes et qu'il va bien falloir vendre... Dernière pièce de Tchekhov, La Cerisaie (1904) est la peinture de la fin d'un monde. Par l'évocation de ce jardin d'Eden voué à la disparition, Tchekhov dresse, un an avant la première révolution russe, un état des lieux d'une classe qui meurt pour être restée étrangère à la marche du temps.
Résumé : " Toute la symbolique de La Tragédie d'Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d'emblée, dit le tragique et ses modalités : l'exil et la rupture, l'altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d'une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l'antinomie autour de laquelle s'articule la dramaturgie tragique : l'opposition entre l'ombre, dont le Maure est la représentation métonymique, et la lumière, associée aux splendeurs vénitiennes. D'abord concentrées dans le personnage de l'étranger, propagées par les machinations obscures d'Iago, les ténèbres envahissent progressivement l'univers dramatique, jusqu'à la nuit du drame ". Léone Teyssandier. Une édition bilingue d'Othello avec une introduction et une traduction de Léone Teyssandier inédites en poche et saluées par Pierre Assouline.
Le théâtre de Harold Pinter découvre un univers singulier, à la fois comique et terrifiant, fait de sous-entendus, de mal-entendus et de pas-entendus du tout. On y voit, comme à travers un microscope, des personnages qui végètent confusément, dont on ne sait presque rien et qui sont soudain - le temps de la pièce - agressés, violés et réduits à un autre néant. On y parle un dialogue quotidien, savoureusement banal, d'une économie précise et pourtant sibylline, qui débouche sur un impitoyable affrontement dans lequel les mots sont des armes mortelles. On prêche le faux pour savoir un vrai qui est encore plus faussé. Les questions que l'on pose ne sont pas celles qu'on a en tête, et la réponse, ou le refus de répondre, ne fait qu'accroître le gouffre d'incompréhension. La pudeur se fait violence, le sourire menace, le désir impuissance, la victoire défaite. Le choix des oeuvres qui composent ce recueil montre bien le parcours accompli par Pinter. Les premières oeuvres (Une petite douleur, Le monte-plats) appartiennent à ce qu'on a appelé le théâtre de la menace : un micro-univers calfeutré, apparemment serein, qui est ravagé par un envahisseur mal défini, tout ensemble jovial et terrifiant. Les oeuvres plus récentes (Paysage, No man's land) ajoutent un nouvel élément : la mémoire. Les souvenirs avec lesquels on jongle, ceux que l'on retrouve ou que l'on modifie ou que l'on invente, ceux qu'on vole à autrui, ceux qu'on mélange délibérément et qui se télescopent et se contredisent, jusqu'à l'effondrement du ou des jongleurs. Et le rire s'étrangle, ripe comme un saphir sur un disque usé, et se change en cri d'agonie.