Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Légendes de Catherine M.
Henric Jacques
DENOEL
20,10 €
Épuisé
EAN :9782207251683
Depuis le début des années 70, Jacques Henric photographie le corps dénudé de Catherine M., sa femme. Pendant trente ans, il a accumulé des milliers de clichés de celle qui est l'actrice centrale de sa vie, de ses romans. Il a choisi, pour ce livre, une trentaine de photographies qu'il commente et auxquelles il donne sens. Ces images, non pornographiques mais pour certaines douées d'une charge érotique, ne prétendent à aucune valeur artistique. Elles constituent pour l'écrivain une sorte d'aide-mémoire, de repère dans le temps, l'équivalent d'un journal intime, et très souvent le support fantasmatique de son univers romanesque. Dans Légendes de Catherine M., Jacques Henric poursuit et approfondit une réflexion, entamée dans ses livres précédents, sur les liens de l'image et de l'écrit, sur le temps, les représentations du corps, la fonction du nu, les fortunes et les infortunes du sexe... Mais peut-être Légendes de Catherine M. est-il avant tout un beau livre d'amour ?
Oui je sais, amour/sexe sont dissociés, doivent être dissociés. Je l'ai dit, répété. Elle l'a dit, répété. Nous l'avons dit, répété, devant des salles pleines, dans des studios de radio ou de télé. D'autres, en choeur, avant nous, avec nous, après nous, l'ont dit, l'ont répété. Je le dis, elle le redit, nous le répétons aujourd'hui. Mais quel amoureux niais je serais si je soutenais que durant le temps qu'il faut pour baiser, ne serait-ce que les une ou deux minutes qui parfois y suffisent, sous une cage d'escalier, à l'entrée d'un cimetière, dans un local à poubelles, duel crétin sexuel je ferais si je niais qu'au cours d'une baise, la plus sauvage, la plus anonyme qui soit, une fois, au moins une fois, en un très court instant, une goutte d'amour, une chaude larme d'amour ne coulait." Biographie de l'auteur Jacques Heuric est né à Paris en 1938. Il collabore dans les aimées soixante aux Lettres françaises, hebdomadaire dirigé par Louis Aragon, et publie ses premiers romans dans la collection "Tel Quel". Il appartient depuis 1971 au comité de direction de la revue Art press. Il est l'auteur de plusieurs romans et essais doigt La Peinture et le Mal (Grasset, 1983), L'Habitation des femmes (Seuil, 1998) et Légendes de Catherine M. (Denoël, 2001).
La liste est longue des peintres et des écrivains par qui le scandale est arrivé. Aux noms de Goya, Manet, Flaubert, Sade, Joyce... il nous faut aujourd'hui ajouter ceux de Scorsese et Rushdie. Un cinéaste puis un romancier se sont à nouveau rendus coupables du crime de lèse-sacré. Pourquoi images et écrits ont-ils toujours ce pouvoir d'affoler les communautés humaines et de mettre en péril les morales ? Et pourquoi est-ce le sacré que, toujours, on invoque pour faire barrage à la force insurrectionnelle de tel tableau, de tel film, de tel livre ? Jacques Henric, dans La peinture et le mal, avait proposé un début de réponse. Il poursuit ici son enquête en prenant pour objet le roman. Ainsi sur la scène de sa tragi-comédie défilent de graves, joyeuses ou pittoresques figures : Ulysse, Virgile, Kafka, Dante, Nietzsche, Jarry, Leiris, Nabokov, Blanchot, Bataille, Stendhal, Gracq, Céline, Proust, Warhol, des mystiques, des femmes, des saints, des fous, des prostituées... Il y a dans la littérature un "parti de la mort" et un "parti de la joie". Jacques Henric montre dans quel camp se situe le roman.
Jacques Henric naît en décembre 1938. Il appartient à cette génération qui fait ses premiers pas quand se déclenche la Seconde Guerre mondiale. Ces temps tragiques - la défaite, l'Occupation nazie, le gouvernement de Vichy, la Collaboration, la Résistance, les combats de la Libération, la découverte de l'extermination des Juifs... - ne sont pas étrangers aux engagements politiques et littéraires qui seront plus tard les siens: l'adhésion au Parti communiste, les luttes anti-coloniales, le compagnonnage avec Tel Quel, le bref épisode maoïste, l'aventure d'Art press...Politique est le récit, tantôt grave, tantôt drôle, du parcours d'un écrivain pour qui l'écriture et la politique, sans jamais se confondre, ont toujours tissé entre elles des liens complexes, comme ce fut le cas pour les avant-gardes littéraires du début du XXe siècle. Henric évoque ses rencontres avec Aragon, Genet, Adamov, Ionesco, Klossowski, Marguerite Duras, Philippe Sollers, Pierre Guyotat, Maurice Roche, Denis Roche, Bernard-Henri Lévy, Jean-Edern Hallier, Philippe Muray... Politique est aussi l'expression d'une révolte face aux falsifications de la mémoire; en un temps où est bradé ce que la modernité littéraire a produit de plus fort, cet essai autobiographique se veut une manière de traité anti anti-moderne "."
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Résumé : Jim Byrd a une vie normale, jusqu'au jour où il fait un arrêt cardiaque. Revenu à lui, il apprend qu'il est resté mort cinq minutes entières. Pourtant, il n'a vu ni lumière blanche accueillante ni choeur de séraphins, juste le vide, l'absence. Grâce à un réseau électrique installé autour de son coeur, il ne risque plus rien et peut même suivre les battements et les crises de son coeur sur une appli smartphone. Cette impression de tenir son propre coeur dans sa main le fait réfléchir, d'autant plus que, alors qu'il se trouve dans un restaurant, il découvre les preuves d'une existence surnaturelle, une voix qui appelle dans un escalier et plonge les vivants dans une tristesse profonde. Jim décide alors d'enquêter sur l'origine de cette voix : peut-être existe-t-il d'autres formes de vie après la mort que la lumière blanche au bout du tunnel ? Peut-être sa propre expérience lui donne-t-elle accès à quelque chose au-delà du monde des vivants ?