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Bernard-Henri Lévy
Henric Jacques ; Millet Catherine ; Scarpetta Guy
ART PRESS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782359430189
Mai 1968 porta un coup décisif à l'influence qu'avait en France le marxisme au sein de l'intelligentsia. L'apparition sur la scène intellectuelle de ceux qu'on appela, quelques années plus tard, les Nouveaux Philosophes, amplifia ce mouvement de libération à l'encontre des idéologies totalitaires dont ces jeunes trublions mirent à nu le contenu et aidèrent à les conceptualiser. D'emblée, artpress fut attentif à leur travail et rencontra à de nombreuses occasions Bernard-Henri Lévy, qui fut un des plus actifs. Celui-ci ne se contenta pas d'écrire trois essais qui ont marqué les années 1970, mais s'engagea, physiquement, pour des causes qu'il jugeait justes (Angola, Bosnie, Libye, Ukraine). Dans la continuité de ses combats, Bernard-Henri Lévy choisit de s'exprimer par les voies qui croisaient celles de la revue, le roman, le théâtre, l'art.
Oui je sais, amour/sexe sont dissociés, doivent être dissociés. Je l'ai dit, répété. Elle l'a dit, répété. Nous l'avons dit, répété, devant des salles pleines, dans des studios de radio ou de télé. D'autres, en choeur, avant nous, avec nous, après nous, l'ont dit, l'ont répété. Je le dis, elle le redit, nous le répétons aujourd'hui. Mais quel amoureux niais je serais si je soutenais que durant le temps qu'il faut pour baiser, ne serait-ce que les une ou deux minutes qui parfois y suffisent, sous une cage d'escalier, à l'entrée d'un cimetière, dans un local à poubelles, duel crétin sexuel je ferais si je niais qu'au cours d'une baise, la plus sauvage, la plus anonyme qui soit, une fois, au moins une fois, en un très court instant, une goutte d'amour, une chaude larme d'amour ne coulait." Biographie de l'auteur Jacques Heuric est né à Paris en 1938. Il collabore dans les aimées soixante aux Lettres françaises, hebdomadaire dirigé par Louis Aragon, et publie ses premiers romans dans la collection "Tel Quel". Il appartient depuis 1971 au comité de direction de la revue Art press. Il est l'auteur de plusieurs romans et essais doigt La Peinture et le Mal (Grasset, 1983), L'Habitation des femmes (Seuil, 1998) et Légendes de Catherine M. (Denoël, 2001).
Résumé : Deux femmes : la jeune Lucie, sa mère Marie. Deux amis : Picasso, Maillol. Deux villes : Cerbère, Port-Bou. Deux pays : la France, l'Espagne. Entre les deux, une frontière. Mais qu'est-ce qu'une frontière ? Entre deux pays. Entre deux femmes. Entre le corps d'un peintre qui peint et le corps d'un modèle qui pose. Entre la vie et la mort. Depuis 1939, cinq cent mille républicains espagnols, vaincus par Franco, passent d'Espagne en France. Terme imprévu de leur exode : un long internement derrière les barbelés des " camps de la honte " français. Un matin de septembre 1940, un homme seul refait le même chemin, mais en sens inverse, de la France vers l'Espagne. Il est allemand, il s'appelle Walter Benjamin. Quel lien entre les tragédies collectives et l'histoire vécue de chaque sujet humain ? Au narrateur de ce roman de trouver la réponse. A lui d'apprendre à se situer, à tout instant, dans le temps. Il disposera, pour ce faire, d'un instrument ad hoc : une moto (nouveau modèle roadster de chez BMW) ; de deux alliées : la vitesse, et la lumière ; d'un lieu privilégié pour chacune de ses étapes : l'habitation d'une femme.
Résumé : Aux côtés d'Aragon, Bataille, Klossowski, Céline, Genet, Louis Calaferte est un des écrivains français majeurs du 20e siècle. En 1953, il fit une entrée fracassante dans le monde des Lettres avec la publication d'un premier récit qui sidéra la critique et connut un énorme succès en librairie, Requiem des innocents, publié chez Julliard ; puis en 1963, aux éditions Tchou, un énorme roman récit jugé scandaleux, et qui fut à ce titre interdit pour pornographie, Septentrion. Calaferte faisait ainsi son entrée dans la catégorie des grands auteurs maudits. Ces résistances des moralistes de toutes obédiences ne l'empêchèrent pas, souvent dans l'adversité, la révolte, la solitude, de poursuivre jusqu'à sa mort, en 1994, une oeuvre romanesque, théâtrale, poétique, abondante et puissante, toujours porteuse d'une insoumission de fond aux bassesses et aux lâchetés de son temps.
Né en 1939 à San Francisco, Richard Serra vit à New York. Il est l'un des principaux représentants de la sculpture minimale. En 1965, grâce à une bourse d'étude, il séjourne à Paris - où il s'intéresse au travail de Brancusi. Dès le milieu des années 1960, il participe régulièrement à des expositions de groupe, notamment à celles consacrées à la sculpture américaine. Mais il est surtout connu pour ses sculptures monumentales, indissociables de l'espace pour lequel elles sont créées, dans lequel il déploie des plaques d'acier, souvent corrodées - son matériau de prédilection - posées sur les arêtes, soit contre un mur, soit les unes contre les autres en appui par leur sommet ou dans d'autres combinaisons, à la recherche du meilleur équilibre. Elles suscitent une curiosité et un intérêt tels qu'il reçoit de nombreuses commandes publiques, à Los Angeles, Saint Louis, Helsinki, Amsterdam, Paris, où il a conçu Clara-Clara pour le jardin des Tuileries, installée, de 1985 à 1990, dans le parc de Choisy, puis démontée. En 2008, dans le cadre du programme Monumenta, il reçoit la proposition d'installer une oeuvre sous la verrière du Grand Palais : ce sont cinq stèles disposées asymétriquement le long de l'axe central, hautes de 17 mètres et larges de 4 mètres, invitant le visiteur à une perception de l'espace inédite.
Le mouvement Support-Surface est souvent présenté comme "la dernière avant-garde" de la scène française, en raison d'une pratique radicale et expérimentale de la peinture, d'un important travail théorique, et de prises de position polémiques. Ses nombreuses manifestations au début des années 1970, dans des musées mais aussi en pleine nature, font apparaître Support-Surface - qui n'a jamais été un groupe fixe, mais a plutôt suscité des affiliations, des compagnonnages - comme exemplaire d'un moment charnière. A travers l'évolution de ceux qui participèrent depuis une abstraction minimaliste et déconstructive, jusqu'à, pour certains, le retour à la figuration ou à une esthétique baroque, c'est toute la transformation de l'art de ces dernières décennies qui s'appréhende ainsi, de façon pertinente. Ce qu'ont bien compris de nombreux spécialistes et des institutions qui de plus en plus, de part et d'autre de l'Atlantique, se penchent sur sa contribution à l'histoire de l'art du 20e siècle.
Heartney Eleanor ; Martin Jean-Hubert ; Millet Cat
Robert Storr (né en 1949, vit à New York) est peintre, historien de l'art, curator, enseignant. Il signe ses premières critiques dans Art in America, ce qui lui confère un statut de critique international. Parallèlement, artpress lui propose une collaboration qui se poursuit aujourd'hui. Senior curator au département de sculptures et de peintures au Museum of Modern Art de New York, de 1990 à 2002, il y a organisé de nombreuses expositions, parmi lesquelles les rétrospectives de Robert Ryman, Gerhard Richter, Max Beckmann. Directeur général de la Biennale de Venise en 2007, à laquelle il donne le titre de "Penser avec les sens, sentir avec la raison", il développe sa conception du rapport entre politique et esthétique. Il enseigne actuellement la peinture à la Yale University School of Art. Ses analyses documentées - il est l'auteur d'un ouvrage monumental sur Louise Bourgeois -, sa liberté de penser, font de lui un critique respecté des deux côtés de l'Atlantique. Le dernier entretien, daté de septembre 2017, témoigne de son esprit toujours en alerte.