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HENRI BAUDIN MEDECIN DE LA GRANDE GUERRE
GOISET GILLES
LE PYTHAGORE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782908456868
Juillet 1919 : le major de l'armée du Levant Henri Baudin, lucide, gît sur un lit d'hôpital près de Beyrouth (actuel Liban). La Grande Guerre s'apprête à ajouter son nom à la longue liste dont elle s'est abreuvée. Soit en rêve, soit par le biais de conversations avec ses deux infirmiers, Laurent Verdier et Jean Seynac, dont les patronymes figurent réellement comme témoins sur son acte de décès, il se remémore, sans respect chronologique, ce qu'ont été ses quarante-cinq années d'existence. Son arrivée en provenance de la capitale à Aprey (Haute-Marne), ses études de médecine à Paris, sa thèse sur l'infection puerpérale en 1901, le conseil de révision au chef-lieu de canton, l'engagement politique, l'installation de son cabinet au village des Sources de la Vingeanne, les soins prodigués au plus proche du front : tout défile sous ses yeux, qui - il en est parfaitement conscient - bientôt s'éteindront. Amours et amitiés prennent toujours le pas sur haine et férocité, dans des conditions pas toujours favorables, pour que triomphent l'humanisme et le serment d'Hippocrate. Le roman, s'appuyant sur des sources et des personnages authentiques, met en avant le sens des autres, l'enfer de 14-18, l'inutilité des conflits, la place déterminante du mot Paix, un langage tout droit sorti de la bouche de quelqu'un appelé à soigner et guérir, et non pas à tuer. Par-delà, se dessine aussi le devoir de mémoire et d'hommage face au sacrifice de tous les combattants de la part de toutes les générations et en particulier des plus jeunes. Tombes, stèles et monuments aux morts ne se trouvent-ils pas érigés pour nous le rappeler ?
Une saga qui court de 1744 à 1844, parmi d'importants temps forts de l'histoire : l'Ancien Régime, la Révolution, le Premier Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet. Une héroïne, Isabelle, qui allègrement traverse pratiquement ce siècle en affichant, sans cesse, une forte volonté, un caractère à la fois bien trempé et conciliant. La famille, le service des autres, le respect, la liberté et la fraternité tiennent une grande place dans sa longue existence. Et puis, il y a l'Amour, nous devrions dire les amours, celui impossible du jeune Toineau, celui équilibré et prolifique de Jacques, celui des vieux jours en compagnie d'Onésime. Derrière les êtres qui s'animent, principalement les Pacot et les Nancourt, toute une vie rurale s'affiche avec ses pratiques, ses us et ses coutumes, son repli sur des habitudes communautaires ou, au contraire, sur l'ouverture au progrès, sur ses métiers, du simple journalier au riche laboureur et au notable, du marchand ou de l'artisan au notaire, du modeste charbonnier au peintre en faïence. Bien sûr, le cadre se découpe sur un village florissant et rayonnant par sa faïencerie et ses foires, en l'occurrence celui de l'auteur : Aprey, nais principalement sur un de ses sites, toujours existant mais fortement transformé : le moulin de Grattedos, sur la rivière Vingeanne. Lui aussi connut bien des vicissitudes au cours d'une centaine d'années qui le conduisirent du terrier seigneurial et des " banalités " au XVIIIe siècle à la propriété privée ou communale, qu'affiche le cadastre de 1838 en traits colorés. Comme un clin d'oeil, au cours de l'épisode de Waterloo, l'auteur fait réapparaître le héros d'un de ses précédents romans, Mémoires d'un juste, en la personne d'Henri Balaguère, qui-connut, si l'on veut bien s'en rappeler, une très longue vie au service de la juste cause.
J'ai besoin d'allier la partition intellectuelle et le goût de la terre. Contempler un arbre en fleur, un pré inondé de verdure, un bois scintillant sous le givre ne le chaud soleil va faire fondre, reste pour moi tant de délices. Cueillir champignons, pommes ou légumes, continue à donner saveur à mon vécu. Je m'estime privilégié".
C'est l'histoire peu commune de quatre Henri nés en 1874. Trois d'entre eux, dont deux issus de milieux fort modestes, accédèrent à des promotions exceptionnelles : faculté de médecine, Saint-Cyr, Polytechnique. La ruralité gardait en ce temps-là un certain dynamisme. L'exode rural balbutiait seulement. Ainsi, Aprey maintenait une population de quatre cents âmes. Au recensement de 1911, on ne compta plus que trois cent vingt-cinq habitants ; on chuta à deux cent quarante-huit en 1921. La Grande Guerre vida les campagnes françaises de leurs forces vives. Henri Baudin naquit à Paris dans une famille aisée. Son père s'étant retiré à Aprey, il le rejoignit pour y installer son cabinet médical en 1904. Je parlerai peu de lui, l'ayant déjà évoqué dans l'ouvrage : Henri Baudin, médecin de la Grande Guerre. Henri Marie, fils d'un charpentier, entra dans une des plus grandes écoles de France, grâce à une bourse accordée par la IIIe République, tout comme son ami Henri Royer, originaire de Rouelles, qui fréquentait très souvent son frère Jules, plâtrier à Aprey. On pourrait chipoter sur le titre d'amiral attribué à Henri Royer par ses neveux, qui ne l'appellent que comme cela, car il conviendrait peut-être d'utiliser l'expression d' "ingénieur-amiral" du fait qu'il n'a pas combattu dans la marine. Des quatre, seul Henri Morisot quitta l'école communale une fois le certificat d'études en poche pour reprendre la ferme de ses parents. Il resta fort apprécié et estimé des trois autres et plus particulièrement de Royer. Il fut également le seul à laisser une postérité directe. Alors que j'écris ces lignes, j'ai l'impression de voir s'agiter devant moi quatre êtres hors pair, de les entendre parler, penser, de les regarder agir. Eux, que je n'ai pas connus, emplissent ma tête qui s'illumine de leurs regards bienveillants. La Grande Guerre faucha Marie et Baudin, les deux autres survécurent. Le dernier Henri mourut en 1954. Je ne reviendrai pas sur les sources déjà évoquées dans le prologue qui m'ont permis d'écrire ce livre quelque peu romancé. J'insisterai davantage sur la transmission de la mémoire, acte indispensable à l'établissement du présent et du futur. Ici, en quelque sorte, je rédige, sans avoir la prétention d'égaler l'illustre Chateaubriand, des Mémoires d'outre-tombe.
A seize ans, la jeune apprentie couturière nancéienne part pour la capitale. A vingt quatre ans, elle devient l'une des première femme pilote d'aviation. Patriote, elle sert son pays en espionnant l'ennemi pendant la première guerre mondiale. Mais c'est surtout pour son action pour faire ratifier la loi qui fit fermer les maisons closes que Marthe Richard, son nom de guerre laissera une trace dans l'Histoire
Les pas du privé Didier Rouque vont le mener dans la ville champenoise de Chaumont. Chez les Grangier, une famille accueillant des enfants en difficulté, l'argent tombe du ciel sans qu'on puisse l'expliquer. Son enquête va se poursuivre dans les Vosges au bord d'un lac du côté de la Schlucht, où il va rencontrer un vieux pêcheur... mort depuis trois ans.
Résumé : Sont-ce les grands parfums qui ont fait les grandes marques ou les grandes marques qui ont fait les grands parfums ? La maison parisienne F. Millot a su se faire une place prépondérante sur le marché entre 1860 et 1970. Par son caractère essentiellement familial, elle revêt une importance toute particulière dans l'histoire de la parfumerie. Félix Millot, issu d'une famille originaire du Bouchon-sur- Saulx, dans la Meuse, devient parfumeur à 30 ans. Non pas créateur, mais marchand et fabricant, comme la plupart de ses confrères dans la seconde moitié du XIXe siècle. A cette époque, la découverte des molécules de synthèse, l'extension des échanges commerciaux et l'évolution des techniques industrielles, sont autant de facteurs qui promettent à la parfumerie un très bel avenir. Malheureusement Félix décède à l'âge de quarante-quatre ans. Louise, son épouse, va diriger d'une main experte la parfumerie et en faire l'une des vingt plus importantes de cette fin de siècle, à côté des Guerlain, Piver, ou encore Roger & Gallet. Elle en remettra le flambeau à ses petits-enfants qui auront à traverser les épreuves des guerres, des crises économiques, monétaires et sociales, mais qui sauront à leur tour transmettre le patrimoine à leurs enfants. Au cours de cette belle histoire, on assistera à la naissance de plus de trois cents créations, pour la plupart des parfums. Mais seuls quelques-uns, créés par Jean Desprez, parviendront jusqu'à nous : Récital, Altitude, Regard, Bois précieux et Crêpe de Chine. La parfumerie F. Millot s'est entourée de grands artistes, comme Hector Guimard, pour la création de ses flacons, écrins, publicités, pour la décoration de ses magasins et de ses stands dans les différentes Expositions qui lui valurent d'obtenir de nombreuses récompenses. Dix années de recherches ont été nécessaires pour reconstituer le parcours de cette entreprise. Il aurait été dommage que des parfums aussi beaux que Crêpe de Chine sombrent à jamais dans l'obscurité de nos mémoires, après avoir tant éclairé l'élégance parisienne d'un sillage "enveloppant comme la soie".
Dans leur cave, les détectives Denis et Etienne découvrent par hasard une vieille inscription gravée dans la pierre : "On veut pas mourir" . Etienne, féru d'histoire, est intrigué. Son enquête va le mener en 1914 lors de la première bataille de la Marne et à une sombre histoire de fusillés pour l'exemple. A Sézanne, des notables sont mystérieusement assassinés à coup de baïonnette. Un chercheur habitant la région parisienne, passionné par la guerre 14, est tué lui aussi par la même arme. Y a-t-il un lien entre tous ces évènements ? Sur fond de rivalités paysannes, les deux détectives vont devoir affronter les fantômes du passé.