Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La station
Henne William
5EME COUCHE
22,40 €
Épuisé
EAN :9782930356105
Les protagonistes de cette histoire attendent un train qui n'arrive pas. Pour certains d'entre eux, cela fait des années. Il s'agit donc d'une variation sur un thème connu, puisque le thème de l'attente a déjà fait l'objet d'adaptations diverses. Une galerie de personnages divers s'entrecroisent dans ce hall de gare monumental aux allures de cathédrale ferroviaire : le chef-contrôleur qui s'arroge un pouvoir tyrannique sur les voyageurs, le bagagiste indiscret, le journaliste et rédacteur en chef de "La gazette de la Station", le courtier en assurance, le clown, le contrôleur retraité, le barman, la prostituée, le contrôleur stagiaire, le peintre, etc. Certains d'entre eux échafaudent des théories sur cet état des choses et ces spéculations font écho aux différentes grilles de lecture possibles du récit (métaphorique, poétique, mystique, existentielle, tragi-comique, ...). Le fil conducteur prend la forme d'une idylle, sentimentale en apparence, entre Jan, un jeune marin, et Mona, la fille du chef-contrôleur.
Bovon Stéphane ; Henne William ; Jenny-Devrient Ta
Depuis des décennies, avec une constance et une obstination qui traverse les époques, Schwizgebel fait oeuvre. Il faut entendre par là que l'homme bâtit un univers unique, avec ses films comme autant d'éléments qui font l'oeuvre. L'oeuvre, ou le fond, ou l'âme, soit des récits poétiques et référentiels qui s'inspirent des littératures et musiques et peintures classiques du monde pour être réinterprétés. Un récit de Schwizgebel peut tenir en un synopsis vite lu et à ce titre paraître léger ; on se défait immédiatement de cette idée quand on découvre les story-boards qui amplifient le synopsis et, de là, on évoque la forme. La forme compte autant que le fond, non qu'elle le dépasse mais elle est à ce point essentielle et substantielle qu'elle s'y agglomère pour donner la singularité de l'oeuvre : des films d'animations (ou dessins animés, un terme profane que l'auteur ne rejette pas). Ici, le respect qu'on doit à l'artisan en général fait qu'on admire ceux qui consacrent leurs talents à ce genre car enfin, on parle de films dont chaque seconde est remplie de douze dessins. Schwizgebel, ses douze dessins par seconde, il les fera. C'est une des ses empreintes, sur des cellulos, à l'acrylique (parfois au pastel sur papier) comme autant de tableaux, des tableaux si beaux qu'on les expose. Si la technique est traditionnelle (acrylique sur cellulos et prise des images au banc titre), la narration, qui induit des notions de plans-séquences, de boucles et de métamorphoses, est complètement originale. Dans cette nouvelle publication, ce sont tous les aspects du travail de Georges Schwizgebel que nous voulons mettre en avant, des synopsis aux tableaux finis en passant par les story-boards, les schémas, les croquis, sans oublier les sources et des images de l'auteur ainsi que son univers. C'est un livre référence qui parcourre la création de Schwizgebel dans la chronologie et qui est ponctuée d'exégèses, pour éclairer certains aspects du travail de l'artiste.
Dans le jargon de l'édition, 48CC désigne une bande dessinée de tradition franco-belge, de 48 pages, en format A4, cartonnée et en couleur. Le 48CC est la pagination la plus économique, devenue la norme parce qu'elle est réputée plaire aux enfants. Ilan Manouach achète, dans le marché de seconde main, quarante-huit albums 48CC appartenant aux séries les plus populaires de la bande dessinée franco-belge, suivant le guide Moliterni. Les albums sont soigneusement scannés et chacune de leurs 2.034 pages au total est numérisée et nommée selon une classification simple où le numéro de page est suivi du titre de l'album. Par exemple?: 34_La Horde du Corbeau. Toutes les pages de tous les albums portant le même numéro sont transférées dans un dossier spécifique. Ainsi, dans le dossier 34, on trouvera rassemblées toutes les trente-quatrièmes pages des quarante-huit albums scannés. Un total de quarante-huit nouveaux dossiers représenteront les quarante-huit pages de notre livre final. Le contenu de chacune des pages du livre final sera le produit de manipulations entamées sur les quarante-huit pages des albums scannées portant le même numéro. Les livres sont lus attentivement.
Jeune dessinateur flamand de la vague " graphic punk " qui déferle actuellement dans le paysage éditorial mondial, Lukas Verstraete est aussi un héritier et un ambassadeur de l'école flamande. Combinant une bonne dose d'humour et une dimension métaphysique omniprésente, il nous livre ici avec Ramone une oeuvre à l'esthétique spontanée mais néanmoins audacieuse. Narration hybride faite de questionnements et de doutes sur notre nature humaine, Ramone, sous ses dehors naïfs, révèle de façon souvent métaphorique un discours sous-jacent sur le but de notre existence, le chemin parcouru pour en arriver là, l'homme en quête de son évolution et d'une place dans la société, le personnage ne faisant que courir vers la fin de l'histoire, poursuivis que nous sommes par le regard des autres. Autant de questions symboliques au travers des yeux de ce personnage arborant ce montéra de toreador, pris dans une quête initiatique, pleine de rebondissements et d'aventures.
Parodiant Tintin au Congo d'Hergé (1931), Anton Kannemeyer expose les contradictions et les paradoxes de la vie dans la postcolonie. Pappa in Afrika rassemble des dessins récents, des peintures et des bandes dessinées qui s'attaquent au colonialisme et à son héritage continu, adoptant Tintin, et ses multiples avatars, comme l'archétype du colon blanc. L'artiste est aussi provocateur que ludique et ne ménage pas les politiciens, les despotes et ses voisins des banlieues verdoyantes, qu'il soumet à un examen implacable et humoristique. En plus des dessins, des peintures et des tirages imprimés, le livre présente des bandes dessinées dans lesquelles Kannemeyer retrace l'aube de sa conscience politique en tant que jeune Sud Africain parlant afrikaans, dont la vie est liée aux joies et aux réalités de l'Afrique. Ses bandes dessinées et autres images singulières se confrontent et réfléchissent aussi au racisme ancré dans le langage et à la violence physique et mentale enracinée dans la société profondément divisée dans laquelle il vit. En convoquant une figure à la houppe typiquement belge, il nous renvoie à notre propre passé colonial.