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Diogène le cynique
Helmer Etienne
BELLES LETTRES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782251446561
Né à Sinope au IVe siècle avant J-C et mort à Corinthe après un long séjour à Athènes, Diogène est un personnage exubérant et scandaleux dont les provocations sont restées célèbres : il fait l'amour et se masturbe en public, éconduit Alexandre le Grand comme un importun et insulte ses contemporains. Figure de la transgression, il n'est pourtant pas un apôtre de l'ensauvagement : ce n'est pas la civilisation que Diogène conteste, mais les servitudes encombrant notre vie matérielle et les conventions nous inféodant aux puissants. Mode de vie et pensée tout ensemble, le cynisme de Diogène est une manière neuve de philosopher qui, loin des constructions théoriques complexes, reste au plus près des réalités quotidiennes. En proposant l'idéal d'une vie simple soustraite aux illusions du désir, cette philosophie offre aux individus et aux sociétés un contre-pouvoir libérateur. Sa critique des valeurs sociales et sa puissance de dérangement n'ont pas échappé à Nietzsche ni à Foucault. Elles gardent toute leur actualité pour qui s'interroge sur les bienfaits et les méfaits de la croissance économique, sur les exclusions déchirant le monde humain.
Avec en toile de fond la mort annoncée de Socrate, le Gorgias est sans doute le plus tragique et le plus violent des dialogues de Platon. En se livrant à l'examen de la nature de la rhétorique, Socrate pose cette question: qu'est-ce que parler veut dire? Est-ce proférer des mots pour convaincre son interlocuteur, au mépris de la vérité, comme font les orateurs et la plupart des hommes politiques? Ou est-ce utiliser le langage pour atteindre la vérité sur la nature du monde et de la vie juste, comme fait le philosophe? Est-ce un instrument pour dominer les autres, ou un instrument pour se gouverner soimême et devenir sage? À travers une sévère critique de démocratie et des aspirations tyranniques qui la soustendent, Platon montre que parler, c'est toujours agir, et que la parole et la vie philosophiques sont nécessaires, mais peut-être impossibles, dans la cité. Le drame du Gorgias, on le voit, est plus que jamais le nôtre.
Résumé : Au nom de l'universel, la plupart des philosophes font abstraction de notre ancrage local : ils appréhendent l'homme comme être au monde en général, comme être-là. C'est pourtant toujours dans des lieux particuliers que nous nous trouvons, avec leurs contingences topographiques, historiques et matérielles : c'est toujours ici que nous sommes là. Mais qu'est-ce qu'un lieu, et qu'est-ce que la philosophie peut en dire ? En mobilisant la géographie, la littérature, l'anthropologie et l'histoire pour comprendre cet objet négligé de la philosophie occidentale, Etienne Helmer montre combien les lieux sont bien plus que les simples cadres physiques de nos existences : tout à la fois matrices identitaires et formes événementielles, ils engagent le rapport politique que les individus et les groupes entretiennent avec l'universel dans ses aspects théoriques et pratiques.
Comment bâtir une cité juste ? En mettant en lumière tout ce que requiert cet improbable projet, Platon fait apparaître les contradictions insoupçonnées dont l'animal humain est pétri dans son rapport à la politique. Dans La Cité et son ombre, Allan Bloom guide le lecteur dans les méandres du plus célèbre dialogue de Platon, La République, et l'éclaire sur les problèmes philosophiques soulevés par Socrate et ses interlocuteurs. En nous invitant à relire ce texte à la lumière de ses propres interrogations sur le sens du dialogue, Allan Bloom ne propose pas un commentaire fermé sur lui-même. Bien au contraire : il jette sur les problèmes de notre modernité la lumière lointaine dont nous éclaire toujours, parfois à notre insu, l'un des fondateurs de la pensée occidentale. Car Allan Bloom, ancien élève de Leo Strauss, sait bien que, dans le contexte politique international contemporain, l'espoir de sortir du chaos est suspendu à la clarification des visions du monde qui s'y affrontent confusément. En éclairant la cité de Platon, Allan Bloom fait sortir de l'ombre les questions majeures de notre temps.
Le Ménon porte sur la vertu et sur la réminiscence, cette théorie selon laquelle l'âme, lorsqu'elle pense, ne fait en réalité que se ressouvenir de la réalité dont elle a contemplé la vérité avant de s'incarner. Quel rapport entre ces deux sujets ? Dans une Athènes où, de l'aveu de Socrate, s'est produit un " dessèchement " du savoir, la justification des conduites s'avère fragile, chacun appelant vertu ce que la tradition ou l'habitude lui a transmis, ou ce que les courants de pensée dominants lui enseignent. Dans les deux cas, on croit savoir ce qu'est la vertu, mais on n'en a qu'une opinion. Contre le scepticisme ordinaire qui met en doute la possibilité d'une connaissance vraie, et contre l'abandon des valeurs au relativisme qui peut en résulter, Socrate propose alors l'hypothèse que la vertu peut faire l'objet d'une définition et d'une connaissance vraies, dont la possibilité est garantie par la théorie de la réminiscence. Bien que Socrate donne la preuve de la vérité et de l'efficacité de cette théorie, le Ménon reste toutefois un dialogue de sourds : une fois de plus, Socrate et, avec lui, la philosophie ne parviennent pas à se faire entendre dans la cité, alors qu'ils lui sont indispensables.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.