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Morale et cognition. A l'épreuve du terrain
Heintz Monica ; Rivoal Isabelle
PARIS OUEST
13,00 €
Épuisé
EAN :9782840162919
Depuis le XVIIIe siècle, on pense que les humains sont dotés d'un sens moral ou d'un sentiment instinctif de ce qui est bien ou mal. Avec cette conception, les valeurs morales ne relèvent plus de la seule métaphysique, mais sont intrinsèquement liées à l'action humaine. De quoi parlons-nous quand nous parlons de sens moral : d'un module sélectionné par l'évolution ou des dispositions qui organisent les relations entre humains ? Comment les humains évaluent-ils les situations ? Comment décident-ils de leurs actions et comment jugent-ils les actions d'autrui ? Pourquoi les actions immorales sont-elles parfois socialement vertueuses ? En réunissant des contributions d'anthropologues, de sociologues, de psychologues et de philosophes qui revisitent les débats ayant façonné l'étude du "sens moral" et les méthodologies empiriques dans une visée interdisciplinaire, ce volume pose les bases d'une anthropologie cognitive de la morale.
Jean-Pierre Heintz a consacré une grande partie de sa vie professionnelle aux relations culturelles internationales. Il a vécu et régulièrement séjourné au Maroc au cours des dernières décennies, un pays qu'il aime profondément, sentiment qu'il souhaite partager avec les lectrices et les lecteurs. Dans cet ouvrage, il apporte un autre regard sur l'histoire des relations avec la France, le protectorat français, l'indépendance, la coopération franco-marocaine et son évolution jusqu'à aujourd'hui. Il s'appuie sur son propre vécu et celui de témoins marocains et français acteurs dans différents domaines : politique, culturel, social, éducatif, etc. La Rochelle a vécu une belle histoire avec le Maroc et depuis 1990 elle la partage avec Essaouira. Les collectivités territoriales oeuvrent à l'international dans chacun des deux pays, garantes de l'amitié entre les peuples marocain et français. Il consacre la dernière partie de l'ouvrage aux relations diplomatiques "épiques" entre nos deux pays jusqu'à la période actuelle.
Cet ouvrage s'adresse aux étudiants en droit, en sciences politiques, en AES et, bien entendu, en sciences économiques. Conçu pour faciliter tant l'acquisition des connaissances que leur révision, ce manuel est indispensable à tous ceux qui passent les concours des fonctions publiques où l'économie politique est une matière centrale. Particulièrement complet, ce livre traite à la fois: des principales étapes de l'histoire économique contemporaine, des grandes doctrines économiques (physiocratie, libéralisme, socialisme, monétarisme...), des problèmes économiques contemporains (croissance, chômage, politiques publiques, construction européenne, mondialisation...). Afin de rendre l'exposé parfaitement clair, l'ouvrage est composé de fiches offrant: une synthèse des connaissances, des repères (définitions, schémas et débats) essentiels, des références bibliographiques.
Grippe A, OGM, pesticides, attentats... Certaines crises ou catastrophes écologiques et sanitaires ont démontré la fragilité de l'homme et les limites du progrès et de la connaissance. Les individus manifestent une sensibilité grandissante au risque, voire un refus du risque. Or, le progrès enfante le risque. L'homme vit dans une société du risque: le risque zéro n'existe pas. Cependant, le risque est traqué: les analyses du risque se multiplient et s'accompagnent d'actions de prévention plus ou moins contraintes. On assiste alors à l'émergence d'une société assurantielle et à une interprétation parfois erronée du principe de précaution. Par ailleurs, l'incapacité à tout prévoir remet en cause le savoir des experts et des scientifiques. Face à cette absence de consensus, il est donc parfois difficile d'apprécier le risque alors même que la société est en attente d'une réponse. II existe pourtant divers outils pour se protéger et gérer certains risques. Encore faut-il que les instruments proposés soient socialement acceptés.
A Berlin en 1969, en plein bouleversement social européen, Hans, un ami artiste et éducateur, dit à Didier Heintz, jeune architecte : "Après toutes ces années de luttes politiques, j'ai compris que tout vrai changement passait par l'enfance. Tant qu'on ne fera rien à ce niveau, il sera difficile de changer quoi que ce soit..." Dans cet esprit, Didier Heintz s'engage avec passion dans le monde de l'enfance, en le repensant à partir de ses espaces. Il commence alors à réaliser ses premières interventions pour remodeler les objets et les espaces d'accueil des très jeunes enfants. Il crée ainsi, sans s'en être vraiment aperçu au départ, un nouveau domaine, l'architecture pour la petite enfance, dont il est devenu depuis une des références. "L'espace est un langage et l'enfant dialogue avec lui." Avec l'association NAVIR Enfants-Adultes-Environnement, qu'il a fondée avec des amis, Didier Heintz réfléchit à un environnement spatial et humain dont les qualités essentielles, d'ordre psychomoteur, sensoriel, relationnel et symbolique ou imaginatif, sont au service du développement harmonieux de l'enfant et de sa créativité. Nous suivons dans cet ouvrage les dernières cinquante années d'expérience et de réflexion qui sont non seulement celles de sa carrière d'architecte pour la petite enfance, mais aussi, et surtout, celles de l'intérêt croissant - public puis privé - de nos sociétés pour la nécessité de renouveler les conditions d'accueil des très jeunes enfants et de leurs parents.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").