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Mais qu'est-ce que la musique ?. Chroniques
Heine Henri
ACTES SUD
7,10 €
Épuisé
EAN :9782742714483
Mais qu'est-ce que la musique ? Cette question m'a occupé hier au soir pendant des heures avant de m'endormir. C'est une étrange chose que la musique ; je dirais volontiers qu'elle est un miracle. Elle est entre la pensée et le phénomène : comme une médiatrice crépusculaire, elle plane entre l'esprit et la matière, apparentée à tous deux, et pourtant différente de tous deux ; elle est esprit, mais esprit qui a besoin de la mesure du temps : elle est matière, mais matière qui peut se passer de l'espace. Nous ne savons pas ce qu'elle est. Mais ce qu'est la bonne musique, nous le savons, et mieux encore nous savons ce qu'est la mauvaise, car, de cette dernière, il nous en est venu davantage aux oreilles. La critique musicale ne peut s'appuyer que sur l'expérience, et non pas sur une synthèse ; elle ne devrait classer les ?uvres musicales que par leurs analogies, et prendre pour règle l'impression qu'elle produit sur tout le monde.
Romantique, rêveuse, sentimentale, débonnaire : c'est pour corriger et compléter cette image idéalisée de l'Allemagne, répandue depuis Mme de Staël, que Heine a entrepris ce livre, destiné d'abord aux Français. «Romantique défroqué», Heine ne cède au charme des légendes venues du fond des âges que pour mieux mettre en garde contre le goût du passé et de la mort qui s'en dégage. Et si, d'un même mouvement, il salue l'émancipation de la religion par le protestantisme qui - de Luther à Hegel - a conduit de la foi au savoir, c'est pour redouter aussitôt les conséquences extrêmes que risquent d'en tirer les Allemands : une révolutions «auprès de laquelle la Révolution française prendra l'apparence d'une innocente idylle».
Les Ecrits Juifs de Heinrich Heine rassemblent des poèmes et de courts récits liés au monde juif dont est issu Heine. Le romantisme des poèmes d'amour laisse la place souvent au sarcasme et à l'ironie, visant l'antisémitisme de bon ton de ce début de XIXème siècle. C'est dans l'ambiguïté de cette ironie que l'on sent affleurer l'être de Heine tiraillé entre ses origines juives et l'Allemagne.
Rapprocher les peuples, en finir avec les ressentiments nationaux et promouvoir l'esprit européen, tel est le défi que Henri Heine va relever à partir de 1831, date de son installation définitive à Paris. L'écrivain, poète et journaliste, qui a rompu avec la tradition classique, comme avec le romantisme dominant, écrira ainsi à l'intention du public allemand trois séries de chroniques, afin de lui dresser un tableau précis de la vie politique, sociale et culturelle française après la révolution de Juillet. De la France est un manifeste de la modernité.Le texte de ce livre n'a jamais été publié intégralement en France. Les deux éditions de 1833 et de 1857 ont été successivement mutilées par la censure et pour des raisons politiques. Ce sont surtout les réflexions les plus lucides sur l'époque, l'analyse du rôle des intellectuels dans les luttes politiques et la description des conditions nouvelles d'un art nouveau, bref, les parties essentielles de l'oeuvre qui avaient été retranchées.De la France est aujourd'hui, et pour la première fois, proposé dans sa version complète, telle que Heine l'avait rédigée pour ses lecteurs allemands. Au-delà d'un document exceptionnel sur une époque, ce livre propose l'une des observations les plus fines de l'"esprit" français tel qu'il s'est affirmé au XIXè siècle.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.