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Oser penser à gauche. Pour un réformisme radical
Heine Sophie
ADEN BELGIQUE
12,20 €
Épuisé
EAN :9782930402901
Sophie Heine décide de revisiter les définitions de trois mots qui ont joué un rôle majeur dans l'entreprise de dépolitisation et de disparition de la conscience des conflits de classe. Dévoyés et mis au service de fins particulières, leur signification radicalement émancipatrice a été occultée. Le libéralisme s'est mué en une pensée indifférenciée, créant l'illusion d'une résolution des contradictions sociales par une théorie économique unique et n'appréhendant le conflit que sous sa forme culturelle ou identitaire. Le cosmopolitisme a permis de justifier le dépassement non seulement des identités nationales étroites mais aussi des souverainetés politiques et économiques. Le langage des "réformes" est quant à lui devenu le chapeau du lent délitement de la plupart des institutions sociales mises en place dans le cadre des Etats sociaux après 1945. Face à ces interprétations hégémoniques, deux options se présentent aux courants de gauche. La réaction la plus simple et au premier abord la plus évidente consiste à rejeter ces trois termes en bloc et à se réclamer de leur contraire en se définissant comme "anti-libéraux", "patriotes" et "révolutionnaires". A l'opposé d'une telle stratégie, cet essai juge au contraire plus prometteur de réouvrir le débat là où il a été clôturé par la doxa et de ré-explorer et refonder ces trois traditions de pensée.
Souveraineté européenne. Réalisme et réformisme radical est un essai original qui passionnera tous ceux qui se soucient de l'avenir de l'Union européenne. Il s'adresse aux partisans du projet européen tout comme à ceux qui pensent que sa rénovation en profondeur est indispensable. Mêlant analyse critique, théorie politique, dialogues et propositions stratégiques concrètes, il s'agit d'une contribution substantielle aux débats et actions visant à influer positivement sur le futur de l'Union européenne.
Romantique, rêveuse, sentimentale, débonnaire : c'est pour corriger et compléter cette image idéalisée de l'Allemagne, répandue depuis Mme de Staël, que Heine a entrepris ce livre, destiné d'abord aux Français. "Romantique défroqué", Heine ne cède au charme des légendes venues du fond des âges que pour mieux mettre en garde contre le goût du passé et de la mort qui s'en dégage. Et si, d'un même mouvement, il salue l'émancipation de la religion par le protestantisme qui - de Luther à Hegel - a conduit de la foi au savoir, c'est pour redouter aussitôt les conséquences extrêmes que risquent d'en tirer les Allemands : une révolution "auprès de laquelle la Révolution française prendra l'apparence d'une innocente idylle".
Pour un individualisme de gaucheSophie Heine propose une vision progressiste de l'intérêt individuel. Selon une idée convenue, on ne pourrait être progressiste que par altruisme et l'égoïsme individuel serait nécessairement une valeur de droite. L'auteur prend dans cet essai le contre-pied d'une telle approche et réhabilite la notion d'intérêt individuel comme but et moteur de l'action collective. Insister sur l'individu comme fin de l'action collective ne devrait pas conduire chacun à se replier sur soi mais à comprendre que la défense de son intérêt personnel passe par la prise en compte de ceux des autres. Une réflexion et un parti pris passionnant sur la gauche et son rapport à ces deux notions essentielles : la liberté et l'individu.
Cet ouvrage, destiné à un large public, est d'abord une utile introduction à l'histoire du Congo, de Léopold II à Joseph Kabila en passant par Lumumba et Mobutu. Mais c'est avant tout un outil pour se défaire des clichés que l'on colle trop facilement sur le dos des Congolais. Ici, on ne trouvera pas de long discours en faveur "du bilan positif du colonialisme", ni de remarques déplacées sur le fatalisme des Congolais ou sur la corruption responsable de tous les maux du pays. Aucune responsabilité n'est évincée et le néocolonialisme dans lequel le Congo a été plongé à l'indépendance n'est pas épargné. Mieux, les mécanismes mis en place il y a cinquante ans sont disséqués et l'auteur dévoile, sans complaisance pour autant, les acteurs qui tentent aujourd'hui de se défaire de ce lourd passé. L'auteur présente également les réformes qui animent le pays aujourd'hui. Il nous parle des conséquences de la fin de la guerre à l'est, de l'échec de la balkanisation du pays mais aussi de sujets brûlants comme les relations avec la Chine, et ceci avec un égal souci de rigueur et de clarté. Plaidoyer pour une histoire équitable, ce livre est un instrument destiné à poursuivre la construction de liens solidaires avec ce pays magnifique. Parce que l'établissement du Congo comme grande puissance indépendante au coeur du continent signifiera aussi l'essor de toute l'Afrique.
Alinsky Saul ; Görtz Nic ; Zamora Daniel ; Hellier
Après avoir étudié la sociologie et la criminologie à Chicago où il travailla sur la mafia d'Al Capone et ses techniques organisationnelles, Alinsky (1909-1972) s'est consacré à l'organisation politique des habitants les plus pauvres de Chicago à des fins émancipatrices. De sa pratique, il a tiré des conclusions, des recommandations passionnées et une méthode qu'il a systématisée dans ce livre phare, Etre radical, publié pour la première fois en 1971. Rédigé dans un climat social et politique explosif aux USA (Black Panthers, radicalisation des campus universitaires, luttes dans les ghettos, Weather Underground, grèves), ce livre assurera à Alinsky bien des adeptes aux USA dont un certain Barack Obama. Etre radical donne aux radicaux des clés pour opérer une transformation sociale constructive et comprendre "la différence entre un vrai radical et un radical de papier".
En 1893, le kilo de caoutchouc récolté dans la forêt équatoriale du Congo valait 6 francs-or; en dix ans, l'essor de l'automobile doubla ce prix. Le caoutchouc se trouvait, sous forme de lianes, dans de vastes territoires d'un Congo qui n'était pas encore le Congo belge. La saignée des lianes à caoutchouc pour la récolte du latex était un calvaire pour les indigènes. Ceux qui se dérobaient à cet impôt sanglant pouvaient être mis à mort, et ils le savaient. Leurs femmes prises en otage étaient souvent vouées à la famine. On coupait les mains des hommes victimes de la répression pour prouver aux supérieurs hiérarchiques qu'on les avait tués. Le bassin du Congo est plongé dans le sang. Léopold II, le 4 avril 1892, écrivait au gouverneur général du Congo Wahis: "Il importe d'achever le développement bien nécessaire de nos récoltes d'ivoire et de caoutchouc. L'Etat ne peut maintenir son existence qu'au moyen de très larges et très fructueuses récoltes." Les ordres royaux furent exécutés à la lettre. De 1900 à 1908, l'Etat indépendant du Congo, propriété personnelle du deuxième roi des Belges, exporta en moyenne 5 000 tonnes de caoutchouc par an... Ce livre détaille à quel prix pour les populations locales.