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Notre aimable clientèle
Heidsieck Emmanuelle
DENOEL
14,20 €
Épuisé
EAN :9782207256756
Père de famille fraîchement divorcé, Robert Leblanc mène tant bien que mal sa barque de salarié modèle aux Assedics de Paris, en tant que " technicien expérimenté fonction allocataire ". Pas toujours facile, depuis l'installation de l'inquiétant système informatique Aladin chargé de surveiller la rentabilité du personnel... Craignant pour son emploi, Robert subit le spectacle de cadres dirigeants s'éliminant sauvagement et regrette l'époque héroïque où il distribuait ses tickets de métro à des chômeurs n'ayant pas encore accédé au statut postmoderne de " clients ". Dans cet enfer ordinaire surgit par miracle Sonia, Lucifer branchée des Assedics qui l'expédie dans le paradis paradoxal d'un hôpital psychiatrique... Véritable thriller social au réalisme ludique, Notre aimable clientèle offre à travers le personnage de Robert un miroir joyeusement universel de nos angoisses de salariés. Avec un humour glacé et un humanisme décapant, il démonte les insidieux mécanismes d'une gestion néo-libérale du chômage, absurdement plaquée sur un service public à la française.
Depuis la publication de ses premiers écrits, de nombreux lecteurs de Bergson opposaient sa pensée à toute philosophie rationnelle. Mais la philosophie bergsonienne n'a rien à voir avec une idéologie, l'intuition s'y adosse à l'expérience et s'appuie sur l'argumentation. Dès lors, elle ne pouvait négliger la catégorie de l'espace, qui est bien davantage qu'un simple repoussoir de la durée, mais plutôt son révélateur. Ce qui conduisit Bergson dans Durée et simultanéité (1923) à confronter sa pensée à celle d'un physicien, Albert Einstein, tenant de la théorie de la Relativité.
Un professeur de droit à la retraite rend des services dans son voisinage. Un jour, deux policiers l'embarquent. Il est placé en garde à vue. Le service gratuit, aider les autres sans contrepartie financière, est désormais un délit passible d'une peine de prison et d'une forte amende. Au ministère de l'intérieur, deux hauts fonctionnaires ont préparé le terrain en rédigeant un rapport visant à traquer tout ce qui, dans le secteur non lucratif, peut fausser la libre concurrence. Petite réparation, aide à domicile, conseil gratuit, hébergement à l'oeil. autant d'activités passibles de condamnations puisqu'elles viennent concurrencer celles des entrepreneurs méritants...
Résumé : "Je me suis perdue dans mes pensées. Et à présent, c'est le départ. Un dernier coup d'oeil à cette pièce que je ne reverrai jamais. Le bureau, avec les affaires d'Alexandre, je n'y ai pas touché. Partir sans trop se retourner, c'est ce qu'il faut faire, sinon je n'y arriverai pas. Les larmes aux yeux, partir. Tout abandonner, ma vie à mes pieds. Trouver la force de m'extraire de mon monde. Réprimer ces larmes qui montent, pas question. Il faut être ferme et droite, on a encore du chemin à faire". Il faut y aller, maintenant se situe après un coup d'Etat militaire. Inès, une bourgeoise de plus de 70 ans, est à son tour contrainte à l'exil. Dans ce chaos, juste avant le grand départ, elle revisite son existence et sa place dans l'Histoire. Et s'adresse à Aida, son sauveur inattendu, dans un monologue à deux, poignant et effréné.
Résumé : Depuis plus de cinquante ans, Bernard Heidsieck travaille à arracher la poésie à ses carcans traditionnels ; pour la rendre active, vivante, pour la dresser face au monde. Pionnier de la Poésie sonore, théoricien de la Poésie action, il aura participé activement à l'aventure des avant-gardes radicales des années 60/70, période intense de création, de transgression et de décloisonnement des formes et pratiques artistiques. Si son travail sonore - la pratique de la Poésie action - fait de lui un patriarche des écritures expérimentales actuelles, il est un pan beaucoup plus méconnu de son ?uvre : le domaine plastique. Une ?uvre de plasticien qui, depuis la fin des années 60, se poursuit avec, sur et autour de la Poésie action, dans un même élan de création. Il était temps de donner à voir ce travail plastique - ces planches d'Écritures/Collages, comme les nomme Heidsieck - mais aussi de chercher à en comprendre la place et l'enjeu au sein d'une ?uvre toujours aussi tenacement novatrice.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...