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LECONS SUR L'HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE T III
HEGEL
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711603664
De 1805 à 1830, Hegel professe neuf séries de cours sur l'histoire de la philosophie. Explorant et méditant les pensées de ses prédecesseurs, il en nourrit sa pensée et les éclaire en retour de la sienne. A ce titre, K. L. Michelet, à qui l'on doit la restitution de ces leçons à partir des notes de Hegel et de celles de ses auditeurs, voit dans ce texte " la meileure clé pour la compréhension de son oeuvre ". C'est par le berceau de la philosophie, la Grèce, que Hegel commence son exploration de l'histoire de la philosophie. Divisant la pensée grecque en trois périodes (la première s'étend de Thalès à Aristote ; la seconde englobe épicurisme, stoïcisme et scepticisme ; la troisième, Platon et Aristote), il s'agit pour lui de partir du " commencement de la pensée philosophante " pour aboutir au stade où " l'idée prend la forme de la totalité ". Achevant la présentation de cette première période, le troisième tome des Leçons traite des pensées de Platon et d'Aristote.
Pédagogie rigoureuse de la liberté, la pédagogie hégélienne confie à l'école - dont le retrait critique à l'égard de la vie et de la société permet mieux de maîtriser celles-ci - le soin d'éduquer les esprits en les instruisant par le strict apprentissage des différents savoirs, eux-mêmes reconstruits spécifiquement à partir de leurs vrais commencements, c'est-à-dire de leurs éléments abstraits. Intempestif déjà à son époque, ce message scolaire de Hegel l'est encore bien plus de nos jours. D'autant plus précieux est par là le rappel magistral qu'il nous adresse des exigences de la raison dans le lieu même qui devrait être le sien.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.