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Le Tibet dévoilé
Hedin Sven
OMNIA VERITAS
24,70 €
Épuisé
EAN :9781910220436
Cette année, j'aborderai le Tibet par les Indes britanniques, et, le 16 octobre 1905, pour la cinquième fois, je reprenais le chemin de l'Asie centrale. Vers les Indes, je m'achemine par terre, par Trébizonde, par l'Arménie turque, la Perse, le Séistan, le grand désert béloutche, pour atteindre à Nouschki le réseau ferré de la péninsule indienne ; un voyage de sept mois, très intéressant et qui me sert en quelque sorte d'entraînement après trois ans d'inaction. Finalement, à la fin de mai 1906, j'arrivais à Simla, la résidence du vice-roi des Indes. Cette visite était d'ordre diplomatique ; avant de me mettre en route, il importait de connaître les dispositions du gouvernement anglo-indien à mon égard. Un an auparavant, Lord Curzon, alors vice-roi, m'avait promis le concours le plus actif dans ma nouvelle entreprise. Depuis il avait quitté sa haute situation, et, en Angleterre, le pouvoir était passé aux mains des libéraux. Ces changements politiques n'ont-ils exercé aucune influence sur les dispositions officielles ? A ce sujet, je ne suis pas sans une certaine inquiétude.
Comme toutes les villes de la Russie orientale, Orenbourg a un aspect asiatique. Au marché installé dans le faubourg, cette impression devient particulièrement vive. De tous côtés, les marchandises les plus hétéroclites, autour desquelles se presse une foule bariolée de marchands de Khiva et de Bokhara, de Tatars, de Kirghiz, etc. Et devant cette scène pittoresque se découvre l'horizon grandiose de la steppe ; à perte de vue, une plaine, fuyant vers l'est en perspectives infinies, jusqu'au pied du Thian-Chan, jusqu'à la frontière de Chine". Fin 1894, le jeune géographe et cartographe suédois Sven Hedin quitte Stockholm pour se livrer à l'exploration de régions de l'Asie encore méconnues : le haut Pamir, le Turkestan chinois que Marco Polo a jadis sillonné et décrit comme "peuplé de fantômes" , le Lob-Nor, ce lac réputé pour se "déplacer" sur des distances considérables, et le Tibet septentrional, avant de regagner son pays trois années plus tard. Ce long et harassant périple n'aura pas été inutile. Des milliers de pages de notes, des centaines de cartes, de croquis, de dessins ; la moisson est monumentale. Grâce à Sven Hedin, la somme de connaissances dont les savants disposaient alors sur ces immensités est entièrement renouvelée.
Hédi Fried a 19 ans quand elle est déportée avec sa famille à Auschwitz. Ses parents n'en reviendront pas ; seules elle et sa soeur survivent. Cette terrible histoire, elle n'a eu de cesse de la partager depuis lors en allant dans les écoles, à la rencontre des élèves. Dans ces pages, elle répond avec sincérité et sensibilité aux questions d'enfants et d'adolescents. Derrière leur apparente naïveté, celles-ci s'avèrent souvent plus directes et surprenantes qu'elle ne l'aurait imaginé. Pourquoi Hitler détestait-il les juifs ? Pourquoi n'avez-vous pas résisté aux nazis ? Y avait-il de gentils SS ? Est-ce que vous rêviez la nuit ? Aviez-vous tout le temps faim ? Ce livre, profondément humain et pédagogique, exhorte les jeunes générations à ne jamais oublier et à ne jamais réemprunter les chemins qui mènent à la barbarie.
Aux premières pages, nous sommes au printemps de 1914, à la veille de la Grande Guerre. Jacques Bainville scrutant l'horizon, y voit poindre la grande collision. Dès ces premières pages, en effet, on remarque les impatiences, l'irritation même de Bainville devant les hésitations, la longanimité des Partenaires libéraux, trop libéraux, de l'Entente cordiale. Pour lui, l'Angleterre et la France sont, de moins en moins, des Etats dignes de ce nom. Etaient-elles, après tout, autre chose que deux vastes bureaucraties alourdies sans relâche par la manie légiférante de deux assemblées jumelles
Dans le présent ouvrage, qui est un livre singulièrement dangereux, à ne surtout pas mettre entre toutes les mains, je n'ai moi-même rien fait d'autre que de témoigner en continuité de la marche en avant, des développements conséquents d'une certaine conscience impériale révolutionnaire grand-européenne. Etape par étape. En accompagnant ainsi son propre cours, et le plus souvent en le devançant, et de beaucoup : ce n'est pas un travail analytique suivi que j'ai entrepris de faire là, mais un travail fondamentalement visionnaire, dont l'horizon propre se situait dans l'histoire de l'au-delà de la fin de l'histoire.
Est-il vrai qu'il faille enseigner l'histoire aux enfants sans qu'ils la comprennent et de façon à meubler leur mémoire de quelques dates et de quelques événements ? C'est extrêmement douteux. On ne s'y prendrait pas autrement si l'on voulait tuer l'intérêt. En tout cas, un âge vient, et très vite, où l'on a besoin d'un fil conducteur, où l'on soupçonne que les hommes d'autrefois ressemblaient à ceux d'aujourd'hui et que leurs actions avaient des motifs pareils aux nôtres. On cherche alors la raison de tout ce qu'ils ont fait et dont le récit purement chronologique est insipide ou incohérent. En écrivant une histoire de France, c'est à ce besoin de l'esprit que nous avons essayé de répondre. Nous avons voulu d'abord y répondre pour nous-même et à celle fin dégager, avec le plus de clarté possible, les causes et les effets.
La civilisation occidentale moderne apparaît dans l'histoire comme une véritable anomalie : parmi toutes celles qui nous sont connues plus ou moins complètement, cette civilisation est la seule qui se soit développée dans un sens purement matériel, et ce développement monstrueux, dont le début coïncide avec ce qu'on est convenu d'appeler la Renaissance, a été accompagné, comme il devait l'être fatalement, d'une régression intellectuelle correspondante ; nous ne disons pas équivalente, car il s'agit là de deux ordres de choses entre lesquels il ne saurait y avoir aucune commune mesure. Cette régression en est arrivée à un tel point que les Occidentaux d'aujourd'hui ne savent plus ce que peut être l'intellectualité pure, qu'ils ne soupçonnent même pas que rien de tel puisse exister ; de là leur dédain, non seulement pour les civilisations orientales, mais même pour le moyen âge européen, dont l'esprit ne leur échappe guère moins complètement. Comment faire comprendre l'intérêt d'une connaissance toute spéculative à des gens pour qui l'intelligence n'est qu'un moyen d'agir sur la matière et de la plier à des fins pratiques, et pour qui la science, dans le sens restreint où ils l'entendent, vaut surtout dans la mesure où elle est susceptible d'aboutir à des applications industrielles ? Nous n'exagérons rien ; il n'y a qu'à regarder autour de soi pour se rendre compte que telle est bien la mentalité de l'immense majorité de nos contemporains ; et l'examen de la philosophie, à partir de Bacon et de Descartes, ne pourrait que confirmer encore ces constatations. Nous rappellerons seulement que Descartes a limité l'intelligence à la raison, qu'il a assigné pour unique rôle à ce qu'il croyait pouvoir appeler métaphysique de servir de fondement à la physique, et que cette physique elle-même était essentiellement destinée, dans sa pensée, à préparer la constitution des sciences appliquées, mécanique, médecine et morale, dernier terme du savoir humain tel qu'il le concevait ; les tendances qu'il affirmait ainsi ne sont-elles pas déjà celles-là mêmes qui caractérisent à première vue tout le développement du monde moderne ?