Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Aventures dans le commerce des peaux en Alaska
Hawkes John
SEUIL
22,30 €
Épuisé
EAN :9782020093361
Jacqueline Burne Deauville, dite Sunny, l'"ensoleillée", la quarantaine parfaite, est prostituée. Elle tient un bordel, fait d'un groupe de caravanes au bord d'un lac, dans les forêts de l'Alaska. Elle rêve de partir s'établir en France, berceau de sa famille. En fait, ses réminiscences la portent à évoquer d'abord le départ de sa famille pour l'Alaska, quittant le Connecticut au moment du Krach de 1929. Dès le début de l'immense flash-back qu'est ce livre, le ton est donné : avant tout le lyrisme, à en perdre quelquefois le souffle, ainsi quand Sunny rêve qu'elle poursuit le fantôme de son père mort, dressé et hurlant après ses chiens dans le fond des crevasses bleutées du Grand Nord ; ensuite l'ambiguïté, sous la forme des passions sexuelles, de l'étrangeté pour une petite fille d'être élevée dans un monde d'hommes rudes et braillards, tous voués aux triomphes de la perdition ; enfin la folie de la description, débordante de paysages, d'aventures rocambolesques racontées comme des films, de rideaux d'arbres semés d'aurores boréales. Et puis il y a, splendides comme les visions de Poe dans Arthur Gordon Pym, les contreparties de l'absolu : la virginité, le blanc, le silence. Sillonnant l'Alaska, où l'auteur a passé son enfance, Oncle Jake, le père de Sunny, sorte de capitaine Achab déguisé en John Wayne des glaces, ne cesse d'organiser des expéditions de secours, louant des hydravions, poussant ses traîneaux, chassant les ours, avec son compère inimitable, Frank Morley. Et si Melville est bien là, Conrad n'est jamais bien loin, l'auteur des Oranges de sang (Prix du meilleur livre étranger 1974) développant jusqu'au vertige la complexité épique et onirique de l'âme humaine. Tous les grands mythes américains sont ici conviés à une outrageante fête du romanesque. C'est surtout Oncle Jake qui fait lever les amarres de l'imaginaire - lui le père grandiose de Sunny, la future reine des prostituées -, obsédé par les causes perdues et qui finira par réaliser son rêve : partir, en compagnie de l'Indien Sitka Charley, à la recherche d'un totem, représentant Abraham Lincoln, abandonné sur une île sacrée, gisant vermoulu au milieu des lemmings affolés et des herbes brûlées. Evidemment, ce livre est un chef-d'oeuvre. Mais c'est aussi un hymne : à l'espace et à la littérature, et aux humains qui s'agitent si lumineusement entre les deux. Traduit de l'américain par Michel Doury
Le Photographe et ses modèles. Deux conceptions de l'art d'observer se répondent dans ce livre : celle de George Stubbs, célèbre peintre de chevaux de l'Angleterre du XVIIIe siècle dont le chef-d'oeuvre est le tableau représentant Whistiejacket, fameux pur-sang, et qui trône dans le salon de la famille Van Fleet ; et celle d'un photographe d'aujourd'hui, le narrateur du présent livre, Michaël, photographe de mode obsédé par les bouches et les fesses de ses modèles. Deux conceptions qui, partant de points de vue opposés, se rejoignent sur une position aussi trouble que cruelle. Pour Stubbs - dont le récit de la vie et des occupations sanglantes occupe la partie centrale du roman - la dissection était primordiale ; il fallait remonter de l'anatomie la plus effroyable pour parachever l'ordre pur de l'extérieur ; il fallait déchirer les chairs pour accomplir le plus beau des portraits. Pour Michaël, au contraire, la photographie est une investigation subtile qui part de l'apparence pour atteindre aux dérèglements intérieurs de chacun. Comme dans La Patte du scarabée, une mort accidentelle sert d'entrée en matière : celle de Harold Van Fleet, tué par une ruade de son cheval préféré, Marcabru. Michaël, aux prises avec Alex, la veuve de Harold, avec Virgie, sa fille, et Buse, la maîtresse imposée aux Van Fleet, cherche des indices par le truchement des "images" ; des photos de famille jusqu'aux photos pornographiques, des portraits aux fantasmes sexuels, du réalisme à l'imaginaire. La vie serait-elle une orange qu'on pèle ? Des riches couleurs extérieures aux sombres structures intérieures ? La photo permet-elle une dissection, une approche intériorisée, selon un cheminement - c'est le schéma même du roman - qui, partant de la photo de mode (le plus superficiel), nous emporterait aux limites de la mort (au plus intime des "modèles" de notre photographe) ? Sans doute. Et avec la pornographie comme avant-dernier indice.
Résumé : Il y a quelque malignité, quand on est un père affectueux, par ailleurs régisseur d'un grand domaine dans la douce campagne française, à appeler son fils " mon petit Têtard " sous prétexte qu'il a une grosse tête sur un corps mal foutu. De même, il y a quelque danger, pour ce gamin rêveur, à trop s'éprendre d'une grenouille mâle qu'il a surnommée Armand et qu'il passe de long après-midi à observer dans une jolie mare des environs. Mais que dire alors quand le verdâtre Armand, ayant sauté dans la bouche ouverte dudit gamin, élit définitivement domicile dans son estomac ? On se doute que pareille cohabitation ne se fera pas sans problème, notamment du côté de la sexualité naissante du cher Têtard. D'autant qu'Armand la grenouille peut se montrer très agressif...
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs