Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La République face à la rue. Tome 2
Hautecloque Bernard
DU FELIN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782866459994
Les dramatiques journées de Février 1934 sont, de façon indélébile, marquées dans notre mémoire collective. Qui pourrait oublier l'émeute de la place de la Concorde tentant de franchir la Seine, dans la lueur apocalyptique d'une nuit d'hiver, pour prendre d'assaut la Chambre des députés et la démocratie ? Dans la droite ligne du premier volume, cette nouvelle parution de La République face à la rue récapitule les causes, lointaines, proches et immédiates, de cette crise majeure. Car ces journées ne se comprennent que replacées dans le contexte général de la crise française des années 1930, période allant du déclenchement de la Crise économique d'Octobre 1929 à l'avènement du Front populaire, en mai 1936. Décortiquant le rôle joué par les forces chargées du maintien de l'ordre, l'historien Bernard Hautecloque aborde ici ces journées sous un angle inédit. Ce drame marque une étape importante dans l'évolution de ces forces de l'ordre ; d'autant que, si elles furent critiquables sous bien des aspects, leur action évita sans doute à la France de basculer dans la dictature ou la guerre civile.
A la fin de l'été 1933. l'affaire Violette Nozière éclate comme une bombe. laissant la France abasourdie: une jeune fille de dix-huit ans a empoisonné ses parents pour d'obscurs motifs. On apprend vite que Violette. malgré son très jeune âge. menait depuis plusieurs années une vie dévergondée aux bornes de la prostitution. Maladivement mythomane. elle s'inventait sans cesse de nouvelles vies. un jour mannequin. un jour riche héritière, avant de reprendre son costume de petite fille modèle pour rentrer chez Papa-Maman. Ayant rencontré le fils de famille Jean Dabin. elle lui voua spontanément un amour passionné qui était loin d'être réciproque. Celui-ci prit en tout cas l'habitude de profiter sans vergogne des largesses de celle qu'il appelait sa "Vilaine Chérie". L'enquête révèle que c'est pour financer la vie oisive et égoïste de son amant de c?ur que la jeune fille a commis l'irréparable. Vilipendée par la quasi-unanimité de l'opinion publique. reniée par tous ses amis. ses amants et jusqu'à sa propre famille. la jeune fille. dans sa prison. se raccroche à son dernier espoir: une visite de Jean. Il ne viendra. ne lui écrira jamais et Violette. écrasée de désespoir réalise. mais un peu tard. qu'il s'est moqué d'elle. Condamnée à mort puis graciée. elle purge sa peine dans les dures conditions carcérales de l'époque. Mais son destin hors du commun ne s'arrête pas là...
Les progrès des sciences pourraient faire penser qu'aucun crime n'échappe désormais à la détection. Mais il n'en est rien. Sans doute pour rappeler aux hommes qu'eux et leurs techniques sont faillibles, il demeure, et demeurera sans doute toujours des criminels astucieux ou chanceux, des experts maladroits ou négligents, des juges cédant aux pressions du pouvoir (ou de l'opinion publique)... Et donc des affaires criminelles non - ou imparfaitement - élucidées. Dans un passé relativement proche, les affaires Dominici ou Pierre Goldman, celles de la bonne dame de Loudun, de Bruay-en-Artois ou des casinos de Nice, les morts mystérieuses de Louis Renault, du directeur de l'aérium de Puy-Guillaume ou de l'ancien ministre Joseph Fontanet, ont secoué l'opinion publique de la France ; au point d'être entrées dans l'Histoire. Et malgré des années d'enquêtes, judiciaires et médiatiques, en dépit le temps qui passe, il faut bien reconnaître qu'elles conservent des aspects énigmatiques. Ce qui ne fait que piquer encore davantage notre curiosité. Ces affaires, nous en avons tous entendu parler, mais peu d'entre nous les connaissent vraiment. Ce texte documenté permet d'en approcher tous les mystères...
1er janvier 1936. Le corps d'un petit garçon au crâne fracassé est retrouvé en région parisienne, au carrefour de al Belle-Épine. Qui est-il? Que lui est-il arrivé? L'enquête s'amorce et hystérise la France entière.Il faudra attendre plus de huit mois pour qu'un indice sérieux apparaisse au milieu des délations, des soupçons, des fausses pistes: Marie-Louise Tanneau n'a pas vu son fils depuis plus de deux ans. Il a été confié à son ancien amant, le père de l'enfant, Frédéric Moyse un ancien matador devenu concierge. Le personnage est fantasque et fier. Mais est-il coupable? Si oui, l'homme sera condamné à mort.Un récit inspiré d'un fait réel qui défraya la chronique entre 1936 et 1938.
L'affaire Dérues fut l'une des plus retentissantes et sordides histoires criminelles du XVIIIe siècle. Selon Louis-Antoine Mercier, l'auteur du Tableau de Paris, "Desrues, dans les carrefours de la capitale, est plus célèbre que Voltaire". Un journal de l'époque le présentait même comme l'"Erostrate des temps nouveaux à qui l'énormité des crimes vaudra la sorte d'immortalité qui suit les grands attentats". Antoine-François Dérues est né en 1744 à Chartres, de parents maraîchers. Très vite orphelin, ce personnage malingre au sourire narquois va nourrir une rare ambition de réussite sociale. Monté à Paris, il devient apprenti puis maître épicier vendant épices et produits exotiques. Brillant causeur, il se marie à vingt-trois ans et mène une vie bourgeoise. Son talon d'Achille: la vanité. Hanté par le souci de paraître, il sombre dans une spirale de l'endettement et doit multiplier les ruses pour échapper aux créanciers. Afin de satisfaire ses rêves de noblesse et d'usurper un château, Dérues n'hésite pas à empoisonner - grâce à l'art de son métier d'épicier - Marie-Françoise Saint-Faust de Lamotte et son fils, famille dont il est devenu l'ami. Pour ce double crime, il subira le supplice de la roue en place de Grève. Cette histoire vraie d'une ambition dévorante fascina Balzac et Dumas. Son récit mené à un galop d'enfer nous plonge clans les arcanes judiciaires et policières du Châtelet et du Paris criminel du XVIIIe siècle.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera. déporté en 1944 à Buchenwald. Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté face à l'adversité.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.