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Epices et poisons. La vie d'Antoine-François Dérues, l'empoisonneur du XVIIe siècle
Hautecloque Bernard
DES EQUATEURS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782849901199
L'affaire Dérues fut l'une des plus retentissantes et sordides histoires criminelles du XVIIIe siècle. Selon Louis-Antoine Mercier, l'auteur du Tableau de Paris, "Desrues, dans les carrefours de la capitale, est plus célèbre que Voltaire". Un journal de l'époque le présentait même comme l'"Erostrate des temps nouveaux à qui l'énormité des crimes vaudra la sorte d'immortalité qui suit les grands attentats". Antoine-François Dérues est né en 1744 à Chartres, de parents maraîchers. Très vite orphelin, ce personnage malingre au sourire narquois va nourrir une rare ambition de réussite sociale. Monté à Paris, il devient apprenti puis maître épicier vendant épices et produits exotiques. Brillant causeur, il se marie à vingt-trois ans et mène une vie bourgeoise. Son talon d'Achille: la vanité. Hanté par le souci de paraître, il sombre dans une spirale de l'endettement et doit multiplier les ruses pour échapper aux créanciers. Afin de satisfaire ses rêves de noblesse et d'usurper un château, Dérues n'hésite pas à empoisonner - grâce à l'art de son métier d'épicier - Marie-Françoise Saint-Faust de Lamotte et son fils, famille dont il est devenu l'ami. Pour ce double crime, il subira le supplice de la roue en place de Grève. Cette histoire vraie d'une ambition dévorante fascina Balzac et Dumas. Son récit mené à un galop d'enfer nous plonge clans les arcanes judiciaires et policières du Châtelet et du Paris criminel du XVIIIe siècle.
A la fin de l'été 1933. l'affaire Violette Nozière éclate comme une bombe. laissant la France abasourdie: une jeune fille de dix-huit ans a empoisonné ses parents pour d'obscurs motifs. On apprend vite que Violette. malgré son très jeune âge. menait depuis plusieurs années une vie dévergondée aux bornes de la prostitution. Maladivement mythomane. elle s'inventait sans cesse de nouvelles vies. un jour mannequin. un jour riche héritière, avant de reprendre son costume de petite fille modèle pour rentrer chez Papa-Maman. Ayant rencontré le fils de famille Jean Dabin. elle lui voua spontanément un amour passionné qui était loin d'être réciproque. Celui-ci prit en tout cas l'habitude de profiter sans vergogne des largesses de celle qu'il appelait sa "Vilaine Chérie". L'enquête révèle que c'est pour financer la vie oisive et égoïste de son amant de c?ur que la jeune fille a commis l'irréparable. Vilipendée par la quasi-unanimité de l'opinion publique. reniée par tous ses amis. ses amants et jusqu'à sa propre famille. la jeune fille. dans sa prison. se raccroche à son dernier espoir: une visite de Jean. Il ne viendra. ne lui écrira jamais et Violette. écrasée de désespoir réalise. mais un peu tard. qu'il s'est moqué d'elle. Condamnée à mort puis graciée. elle purge sa peine dans les dures conditions carcérales de l'époque. Mais son destin hors du commun ne s'arrête pas là...
Kessel Joseph ; Hauteclocque Xavier de ; Montety E
Dans les années 30, le Proche-Orient est le nouveau terrain d'affrontements entre les grandes puissances coloniales, avides de maîtriser la manne pétrolière indispensable au développement économique. Joseph Kessel et Xavier de Hauteclocque, grands reporters en vogue, partent explorer ces terres sauvages et archaïques, marquées par l'islam et ses moeurs millénaires. Cet ouvrage présente deux récits d'enquêtes et d'aventures exceptionnels. Marchés d'esclaves de Joseph Kessel nous entraîne entre la corne de l'Afrique et l'Arabie, où se pratique encore la traite négrière. Le Turban vert de Xavier de Hauteclocque, sous le prétexte d'un pèlerinage à La Mecque, révèle la vie quotidienne en Arabie sous le règne des Séoud.
1er janvier 1936. Le corps d'un petit garçon au crâne fracassé est retrouvé en région parisienne, au carrefour de al Belle-Épine. Qui est-il? Que lui est-il arrivé? L'enquête s'amorce et hystérise la France entière.Il faudra attendre plus de huit mois pour qu'un indice sérieux apparaisse au milieu des délations, des soupçons, des fausses pistes: Marie-Louise Tanneau n'a pas vu son fils depuis plus de deux ans. Il a été confié à son ancien amant, le père de l'enfant, Frédéric Moyse un ancien matador devenu concierge. Le personnage est fantasque et fier. Mais est-il coupable? Si oui, l'homme sera condamné à mort.Un récit inspiré d'un fait réel qui défraya la chronique entre 1936 et 1938.
Résumé : L'été 1921, la France est bouleversée par un fait-divers inouï : trois bandits masqués de façon grotesque ont dévalisé le train de nuit Paris-Marseille, tuant un des passagers. La police retrouve vite leurs traces ; les péripéties de la traque sont rapportées jour après jour par les journaux, qui pressentent du sensationnel. Ils ne sont pas déçus : l'interpellation en plein midi, sur un trottoir parisien noir de monde, tourne mal. Un furieux échange de coups de feu laisse morts deux des malfrats. Le seul survivant du trio est Jacques Charrier, fils de Mécislas Goldberg, un intellectuel anarchisant mort quinze ans plus tôt. Comme son père, Jacques Charrier refuse de se faire appeler autrement que "Mécislas". Et, comme lui, il professe une idéologie marxisto-libertaire passablement fumeuse et commode, l'illégalisme. Héritier de Ravachol et de la Bande à Bonnot, il se proclame l'ennemi juré de la société contre laquelle tous les moyens, y compris la criminalité, sont permis. Lors de son procès, il dédaigne se défendre et complique même la tâche de son avocat. Adorant se donner en spectacle, son cabotinage provocant, son insolent courage lui valent d'être condamné à mort, bien qu'il n'ait lui-même tué personne. Fichu pour fichu, il est résolu à partir avec panache. Mécislas Charrier, 27 ans, personnage plein de contradictions, à la fois naïf et sans scrupule, vaniteux et idéaliste, est l'une des figures les plus originales et attachantes de l'histoire criminelle de France.
En 1972, Jane Birkin termine le tournage de Don Juan 73 de Roger Vadim. Le Don Juan, c'est Brigitte Bardot, ex-femme du réalisateur, et passion perdue de Serge Gainsbourg. BB précipite ses conquêtes dans les flammes de l'enfer et, à l'occasion, séduit leurs femmes pour affaiblir ses proies. La cible, c'est Clara, jouée par une certaine Jane B. Au lit, nues, les deux amours de Serge, chantonnent en se caressant. A l'époque, la morale ne trouva rien à redire. Esthétiquement, c'est beau : l'une, égérie de Et Dieu créa la femme, est tout en courbes, l'autre, apparue dans Blow Up ! d'Antonioni, est une planche à pain parfaitement androgyne. Voyeur peut-être, homme de l'ombre précipité dans les lumières de la célébrité, Serge Gainsbourg mène-t-il les doubles jeux ? Qui tire les ficelles de cette scène surprenante ? Quatre ans ont passé depuis sa rencontre avec " Djaine " sur le plateau de Slogan de Pierre Grimblat. Ils se sont détestés au premier regard, ils se sont aimés, et ils ont enregistré le sulfureux Je t'aime moi ... non plus, à l'origine destiné à BB. Depuis, Serge accompagne Jane sur tous les tournages. Quand elle se love dans les bras de BB, il vient d'offrir à son épouse son premier album, Di Doo Dha, mélancolique, léger, désabusé, rempli de sens cachés. Leur fille Charlotte n'a pas deux ans. Lucien Ginzburg a commencé sa carrière en accompagnant son père dans les boîtes de nuit et clubs de travestis parisiens. Son histoire avec Jane Birkin est une affaire de genre, elle a le physique androgyne. Lui a une soeur jumelle, qui a choisi de ne jamais apparaître. Il est double. Don Juan 73 ne connut pas un succès foudroyant. Pas plus que Je t'aime ... moi non plus, le film provoquant réalisé par Serge Gainsbourg en 1976, dans le quel Jane joue le rôle d'une serveuse de bar américaine tombée amoureuse d'un jeune camionneur homosexuel. Ce qui connaîtra un succès jamais démenti, c'est la relation de Jane et de Serge : ils forment jusqu'à aujourd'hui un couple inséparable.
Résumé : Pendant de nombreuses années, nous avons observé les belles-mères comme d'autres étudient la médecine ou collectionnent les timbres. Nous les avons écoutées et restituons aujourd'hui avec humour leurs exigences parfois farfelues. Ce guide, publié pour la première fois en 1937, vous aidera à remplir votre rôle à la perfection.
Ecrivain, professeur au Collège de France et à Columbia University, Antoine Compagnon est notamment l'auteur des Antimodernes et La Classe de rhéto (Gallimard). Un été avec Montaigne est à l'origine une série d'émissions diffusées pendant l'été 2012 sur France Inter.
Aucun poète ne nous a laissé autant de vers mémorables. Aucun écrivain n'a mieux parlé de l'amour, du spleen, du voyage. Pour lui, l'été fut celui de l'enfance, saison à jamais révolue, paradis perdu que sa poésie voudrait retrouver. Moderne et antimoderne, Baudelaire reste notre contemporain, même si certaines de ses opinions peuvent nous scandaliser. Il détesta le progrès, s'intéressa à la photographie pour la disqualifier, songea à se suicider parce que les journaux multipliaient leur tirage, affronta le Mal éternel. L'oeuvre de cet homme blessé - poésie en vers et en prose, critique d'art et critique littéraire, fragments intimes, satires et pamphlets - fut d'abord condamnée pour ses provocations. Elle rejoignit bientôt les classiques. Baudelaire, qui admirait Delacroix et Manet, fut l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne. Dandy, ami des chiffonniers, il fut l'être de tous les paradoxes et de toutes les originalités. "A sauts et à gambades", comme dans Un été avec Montaigne, Antoine Compagnon nous fait relire Les Fleurs du Mal et Le Spleen de Paris. En trente-trois chapitres, il nous invite à partager un Baudelaire inclassable et irréductible.