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La crise de 1929
Hautcoeur Pierre-Cyrille
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707159069
Depuis la crise bancaire de 2008 et comme lors des krachs boursiers de 1987 ou de 2001, la crise de 1929 est invoquée par le : commentateurs et les banquiers centraux en tant que référence pour situer leurs actions. Qu'est-ce qui fait de la crise de 1925 l'exemple par excellence de la crise économique ? A-t-elle constitué une véritable remise en question du capitalisme ? Ou seulement l'accumulation de crises locales et d'erreurs de politique économique ? Pourquoi a-t-elle duré si longtemps ? Est-ce une crise américaine ou mondiale ? Résulte-t-elle des excès du crédit et de la spéculation ou est-elle une conséquence à retardement de la Première Guerre mondiale ? Jamais crise n'a donné lieu à autant de travaux contradictoires. Chaque génération d'économistes la relit avec un regard nouveau, en y projetant d'abord ses propres débats. Ce livre présente l'histoire de cette crise hors du commun et les clefs de sa compréhension. Il étudie ses origines profondes comme ses causes immédiates, son déroulement complexe et l'intense transformation des économies occidentales et des relations internationales qui en résulte.
La littérature fait-elle exemple? Offre-t-elle des lignes de conduite, des programmes d'action et de pensée, ou nous laisse-t-elle éternellement perplexes devant l'instabilité des normes et la diversité des situations? La solidarité de la fiction avec l'individuel, le singulier et parfois l'insignifiant, doit-elle nous faire conclure à son impuissance à l'exemplarité? Quelle articulation reconnaître, à ce titre, entre exemplarité esthétique et exemplarité morale? Ce sont quelques-unes des questions posées par ces troisièmes Cahiers du Groupe de poétique historique et comparée, CELAM, Rennes 2, après ceux consacrés aux notions de contrat et d'engagement, publiés aux PUR sous la direction d'Emmanuel Bouju. Judith Schlanger, Alice Kaplan, Philippe Forest et vingt-six autres chercheurs - membres associés réguliers ou collaborateurs ponctuels du Groupe - abordent la question, ancienne mais toujours vive, de l'exemplarité littéraire, en trois grands mouvements centrés sur le lien entre exemplarité et exemplification, sur le modèle lui-même exemplaire de l'?uvre de Cervantès et de sa postérité, ainsi que sur l'hypothèse d'une inexemplarité de la littérature moderne. Attaché à traduire la diversité des approches actuelles de la littérature, cet ouvrage remet en question et en mouvement certaines des fausses évidences ou des certitudes préconçues touchant à la puissance ou à l'impuissance des ?uvres, à leur capacité à produire des exemples, à proposer des conduites, à servir d'étalon pour le jugement et de modèle pour la vie concrète.
Les relations littéraires entre la France et l'Espagne sont particulièrement intenses au cours du XVIIe siècle. On sait que le roman de chevalerie, la pastorale et la comedia ont été largement lus et exploités par les auteurs français. Le présent ouvrage s'efforce de montrer que la nouvelle espagnole, genre parfois considéré comme mineur, joue aussi un rôle considérable dans l'imaginaire littéraire français de cette période. Les auteurs espagnols infléchissent le modèle fourni par la novella italienne, dont ils se nourrissent, dans le sens d'un rapprochement avec le roman et la comedia : la novela délaisse les sujets tragiques et comiques pour représenter des cas d'honneur et fait l'objet dans le même temps, en Espagne, d'une promotion dans la hiérarchie des genres. Aussi, à l'heure où le grand roman héroïque commence à s'épuiser, la novela est-elle perçue par certains auteurs français comme une alternative possible. Les sujets de la novela, dont on n'a de cesse de faire l'éloge en France malgré l'inimitié légendaire qui règne entre les deux pays, sont importés par le biais de la traduction. Le genre espagnol subit de profondes transformations au cours d'un long processus d'assimilation analysé par cet ouvrage ; on peut toutefois en percevoir encore l'écho dans la nouvelle historique et galante qui domine le paysage littéraire français après 1660. Ainsi le siècle de Louis XIV est-il, dans le domaine de la fiction en prose, moins autarcique qu'on ne le croit habituellement. La nouvelle, de Cervantès et Zayas à Challe, en passant par Sorel, Scarron, Segrais et Madame de Lafayette, apparaît comme un nouveau territoire imaginaire susceptible de se substituer à celui des grands romans en proposant ce que l'on peut appeler une poétique de la liberté tant sur le plan des formes que sur celui de l'invention romanesque.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.