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La musique de la douleur
Hauser-Mottier Aude ; Schwizgebel Louis
MERCURE DE FRAN
15,80 €
Épuisé
EAN :9782715238589
Il arrive que les musiciens souffrent d'un trouble fonctionnel dramatiquement handicapant : on parle de dystonie de fonction. Quel que soit l'instrument qu'ils pratiquent, tous peuvent être frappés par cette fatalité. Le pianiste ou le guitariste rencontrera des difficultés avec sa main droite, le violoniste avec la gauche. Pour l'instrumentiste à vent, clarinettiste, flûtiste ou tromboniste, les anomalies surviendront au niveau des muscles péribuccaux. Une dystonie de fonction est de nature à mettre fin à la carrière d'un artiste. Cela s'accompagne d'une intense souffrance psychique. Pour certains, c'est une véritable mise à mort symbolique. Physiothérapeute, musicienne et analyste jungienne, Aude Hauser-Mottier soigne tout particulièrement la dystonie de fonction, un blocage incontrôlable acquis lors de l'exécution de mouvements rapides. Le dysfonctionnement dont souffre l'artiste n'est jamais uniquement d'origine physique, il est aussi psychique et se trouve exacerbé par un stress de performance. Raison pour laquelle Aude Hauser-Mottier traite ses patients par une rééducation physique combinée à une forme d'analyse fondée sur l'interprétation des rêves. Ce recueil raconte de manière simple et vivante sept cas cliniques : on y rencontre un violoncelliste rongé par la culpabilité, un pianiste hanté par des rêves de pianos, une galeriste qui rend vie et sens à son métier, une ancienne cantatrice désorientée qui entreprend de littéralement réorchestrer son existence...
Ce volume est la traduction française de l'ensemble des documents relatifs à l'apparition, à la vie et à la disparition de Kaspar Hauser, réunis par Jochen Hörisch et publiés par les éditions Suhrkamp en 1979. Complété par la postface de Jochen Hörisch, il donne ainsi accès à la totalité du dossier de cette énigme non résolue qui intrigua et passionna toute l'Europe et qui, de temps à autre, à l'occasion d'une enquête entreprise à nouveaux frais, est remise sur le tapis. La publication que nous en faisons aujourd'hui dans la collection Détroits ne répond pourtant à aucun désir de ranimer ce genre d'investigations. Ce qui commence place du Suif à Nuremberg le lundi de Pentecôte 1828, c'est l'apparition d'une figure extraordinaire qui se distingue, entre les histoires d'enfants sauvages, par un caractère troublant. Ce qui arrive au jeune Kaspar Hauser, au sortir de l'enfermement complet dans lequel il a été relégué, c'est que la totalité des impressions composant l'existence lui est pour ainsi dire versée d'un seul coup. La lumière du jour et l'existence des autres créatures, le langage et tous les objets de la nature ou de la civilisation, tout ce que normalement nous n'appréhendons que peu à peu et pas à pas, voilà que du fait de son exceptionnel destin, cela lui est donné comme une masse effrayante et indéchiffrable. Tout ce que nous entendons confusément derrière le trauma de la naissance et qui habite dans les limbes de notre formation, il lui fut donné à lui de le recevoir de plein fouet, à l'âge de la pleine conscience. Bien entendu, dans le cadre affolant de cette exposition soudaine et entière, cette conscience ne pouvait être, chez lui, qu'hallucinée et sa brève existence dans le monde - soit cette période qui court du 26 mai 1828 au 18 décembre 1833 - ne put être autre chose qu'une cure de déshallucination. Etrange apprentissage où l'acquisition de la norme ne parvient jamais à effacer tout à fait l'énorme trou noir par lequel commença sa vie. Rarement, dans tous les documents humains dont nous disposons, la peur, une peur native, absolue, aura été configurée avec autant de précision. Tout ce qui dans le cours normal de l'existence dilue cette peur est ici condensé en un point. Là où, quelle que soit notre force ou notre volonté spéculative, nous nous en remettons malgré tout à un certain nombre d'acquis, Kaspar Hauser, lui, ne dispose de rien comme cela, tout lui est à penser. Cette condensation de l'expérience est ce qui rend la lecture de ces documents si bouleversante. L'extraordinaire travail intellectuel que Kaspar Hauser accomplit, c'est ce qui répond en lui à ce tremblement de toute certitude : exposé sans recours à l'expérience, il n'a pas d'autre issue que la fuite en avant dans l'expérience, jusqu'à l'épuisement."
Résumé : Il n'éventre pas des putains dans la rue, il égorge chez lui des jeunes femmes bien. Il ne viole pas ses victimes, il abandonne tout habillées. Pas l'ombre d'une piste, jusqu jour où une prof de danse commence à s'effrayer du comportement bizarroïde d'un amoureux éconduit...
Grand classique et oeuvre majeure de l'historien français Henri Hauser, cet ouvrage dresse le portrait, au prisme de l'économie, de l'énigmatique Richelieu. Dès son arrivée aux affaires, le cardinal conçoit une politique navale, ouvre des comptoirs français, débusque de nouvelles ressources et dégage des horizons commerciaux. A partir de 1635, les dépenses d'Etat augmentent considérablement, avec des conséquences fiscales, politiques, institutionnelles et sociales. Enjeu essentiel du pouvoir, les finances et la stratégie nationale de Richelieu serviront les intérêts de Louis XIII. Précurseur de Marc Bloch ou Fernand Braudel, Henri Hauser révèle ici un modèle d'histoire économique qui sera aux origines du capitalisme.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.