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Ecrits de et sur Kaspar Hauser
Hauser Kaspar
BOURGOIS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782267016772
Ce volume est la traduction française de l'ensemble des documents relatifs à l'apparition, à la vie et à la disparition de Kaspar Hauser, réunis par Jochen Hörisch et publiés par les éditions Suhrkamp en 1979. Complété par la postface de Jochen Hörisch, il donne ainsi accès à la totalité du dossier de cette énigme non résolue qui intrigua et passionna toute l'Europe et qui, de temps à autre, à l'occasion d'une enquête entreprise à nouveaux frais, est remise sur le tapis. La publication que nous en faisons aujourd'hui dans la collection Détroits ne répond pourtant à aucun désir de ranimer ce genre d'investigations. Ce qui commence place du Suif à Nuremberg le lundi de Pentecôte 1828, c'est l'apparition d'une figure extraordinaire qui se distingue, entre les histoires d'enfants sauvages, par un caractère troublant. Ce qui arrive au jeune Kaspar Hauser, au sortir de l'enfermement complet dans lequel il a été relégué, c'est que la totalité des impressions composant l'existence lui est pour ainsi dire versée d'un seul coup. La lumière du jour et l'existence des autres créatures, le langage et tous les objets de la nature ou de la civilisation, tout ce que normalement nous n'appréhendons que peu à peu et pas à pas, voilà que du fait de son exceptionnel destin, cela lui est donné comme une masse effrayante et indéchiffrable. Tout ce que nous entendons confusément derrière le trauma de la naissance et qui habite dans les limbes de notre formation, il lui fut donné à lui de le recevoir de plein fouet, à l'âge de la pleine conscience. Bien entendu, dans le cadre affolant de cette exposition soudaine et entière, cette conscience ne pouvait être, chez lui, qu'hallucinée et sa brève existence dans le monde - soit cette période qui court du 26 mai 1828 au 18 décembre 1833 - ne put être autre chose qu'une cure de déshallucination. Etrange apprentissage où l'acquisition de la norme ne parvient jamais à effacer tout à fait l'énorme trou noir par lequel commença sa vie. Rarement, dans tous les documents humains dont nous disposons, la peur, une peur native, absolue, aura été configurée avec autant de précision. Tout ce qui dans le cours normal de l'existence dilue cette peur est ici condensé en un point. Là où, quelle que soit notre force ou notre volonté spéculative, nous nous en remettons malgré tout à un certain nombre d'acquis, Kaspar Hauser, lui, ne dispose de rien comme cela, tout lui est à penser. Cette condensation de l'expérience est ce qui rend la lecture de ces documents si bouleversante. L'extraordinaire travail intellectuel que Kaspar Hauser accomplit, c'est ce qui répond en lui à ce tremblement de toute certitude : exposé sans recours à l'expérience, il n'a pas d'autre issue que la fuite en avant dans l'expérience, jusqu'à l'épuisement."
Hauser Fran ; Lipper Jodi ; Rajewski Françoise ; D
Un ouvrage plein de fraîcheur et de franchise pour les femmes qui ont de l'ambition et sont à la recherche de conseils avisés pour donner un tournant décisif à leur carrière, sans perdre leur authenticité. Dans " Le mythe de la gentille fille ", Fran Hauser déconstruit la perception négative de la " gentillesse " avec laquelle sont aux prises de nombreuses femmes dans le monde professionnel. Si les femmes sont sympas, elles sont considérées comme faibles et inefficaces ; mais si elles sont fermes, on les traite de pimbêches. Hauser prouve que les femmes ne doivent pas sacrifier leurs valeurs ni cacher leur véritable personnalité pour réussir. Partageant une manne d'anecdotes personnelles et de stratégies éprouvées, elle révèle aux femmes comment se revendiquer " sympa " et éviter les stéréotypes réactionnaires de ce que devrait être un leader fort. Ses conseils accessibles et sa sagesse acquise de dure lutte détaillent comment trouver un équilibre entre empathie et résolution, comment dépasser les préjugés dans lesquels on peut vous enfermer, comment cultiver une assurance authentique qui irradie autour de vous, et bien plus encore. Cet ouvrage offre une dose rafraîchissante de féminisme progressiste qui trouvera un écho chez toute femme intelligente et professionnelle qui sait ce qu'elle veut et recherche de vrais conseils pour propulser sa carrière à un niveau supérieur sans perdre son identité en chemin.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Aux confins de la nuit, une femme âgée découvre le corps sans vie de son fils. Le sachant condamné par la maladie, elle l'avait invité à venir s'installer chez elle, où elle s'est occupée de lui jusqu'à son dernier souffle. Posant la tête du défunt sur ses genoux, la mère s'adresse à lui une dernière fois et remonte le temps, dans une oraison funèbre déchirante. Tant que l'aube ne point pas, elle demeure auprès du gisant et lève peu à peu le voile sur ce qui jusqu'alors était resté tu. A la fois discours d'adieu à l'être aimé et enquête pointilliste sur les conséquences intimes de certains événements historiques, Au point du jour est un bouleversant portrait de mater dolorosa, dont la subtile gravité donne à voir une facette supplémentaire de l'admirable talent de Hans-Ulrich Treichel.
Par envie de se divertir, Irene Wagner, épouse d'un riche avocat, entretient une liaison avec un musicien, jusqu'au jour où, en sortant de chez son amant, elle est bousculée par une femme qui la reconnaît. Dès lors, Irene vit dans la peur. Victime d'un odieux chantage, elle paie des sommes de plus en plus folles, sans savoir comment expliquer ces dépenses inconsidérées à son mari, et perd tout ce qui fait son existence. Par souci à la fois de modernisation et de fidélité à la version originale, la collection " Pavillons Poche " publie ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig dans une traduction inédite en poche.
Résumé : Gerard élève seul ses trois garçons depuis que leur mère les a quittés sans laisser d'adresse, se contentant d'envoyerdes cartes postales envoyées depuis l'Italie pour les anniversaires et Noël. Klaas et Kees, les jumeaux de seize ans et leur petit frère Gerson - sans oublier le chien, Daan - vivent néanmoins dans une maisonnée plutôt joyeuse où Gerard s'efforce de faire bonne figure. Un dimanche matin ordinaire où ils sont invités chez les grands-parents, leur vie bascule. Sur une route de campagne traversant des vergers où fleurissent des arbres fruitiers, une voiture s'encastre dans celle de Gerard, le choc est violent. Si les jumeaux et le père s'en tirent avec des blessures légères, il en sera tout autrement pour Gerson. Il est plongé dans le coma et au réveil, il comprend qu'il a perdu la vue. Aidé par Harald, infirmier dévoué, l'adolescent tente d'apprivoiser sa nouvelle vie, alors que les jumeaux et leur père essaient également de faire face, mais le retour à la maison est douloureux malgré le soutien de Jan et Anna, les grands-parents des enfants. Gerson s'enferme dans sa douleur et sa colère, refuse d'accepter toute aide et de se projeter dans un quelconque avenir. Plus personne ne sait comment le soutenir. Gerard presse son fils de prendre des décisions quant à son futur, sans résultat. Lorsque l'été arrive, tous savent que les choses ne pourront pas continuer ainsi. à la rentrée, Le séjour prévu dans la paisible maison des grands-parents au bord d'un lac apparaît alors à tous comme la possibilité d'un nouveau départ... Gerbrand Bakker est un maître incontesté dans l'art de saisir l'essentiel avec peu de mots. Son écriture impressionne par sa concision, sa justesse et surtout, par l'absence absolue de tout pathos. Racontée pour l'essentiel par ses frères, l'histoire de ce jeune garçon qui ne parvient pas à accepter de vivre dans le noir n'en devient que plus déchirante. Traduit du néerlandais par Françoise Antoine
Résumé : Une femme quitte la chambre où son amant continue à dormir et descend à la cuisine. Elle commence à préparer un gâteau, au milieu de la nuit, et ses pensées s'évadent, la ramènent à sa rencontre avec Ton, quelques années plus tôt, et à cette attraction immédiate entre eux. Les images d'une sortie en patins à glace sur les canaux gelés lui reviennent en mémoire, sans doute le moment qui avait scellé leur histoire d'amour ; elle repense aussi à sa décision de s'installer à la campagne avec lui, dans cette maison où elle vit encore à présent. Car Ton, malgré de brillantes études de droit, croit qu'il sera plus heureux en reprenant la pépinière de ses parents. Deux ans plus tard, il se suicide dans une des serres... La narratrice décide de rester, devient l'institutrice du village. Elle se met à rencontrer d'autres hommes, grâce à des petites annonces. Elle les fait venir chez elle, mais après avoir fait l'amour, elle ne parvient pas à dormir avec eux... Au premier regard est le récit d'une épiphanie, ou d'une acceptation. La voix d'une femme qui assume sa sexualité, et qui essaie de faire la paix avec son passé, afin de faire cohabiter le souvenir d'un grand amour et le besoin d'avancer. Le charme du livre de Margriet de Moor tient à cette alliance entre sensualité et réflexion, ainsi qu'à une langue musicale d'une grande beauté qui explore les méandres de l'âme humaine avec une clairvoyance rare.