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Les Français dans l'océan Indien (XVIIe-XIXe siècle)
Haudrère Philippe
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753528932
Le désenclavement planétaire (ce que le point de vue européocentriste appelait "les grandes Découvertes"), réalisé au XVIe siècle par une poignée de pionniers, à la fois marins et soldats, explorateurs et négociants, est bien vite entré dans une phase d'exploitation croissante et de plus en plus systématique par un capitalisme marchand. Ce fut là, déjà, une étape décisive d'un procès de mondialisation qui s'inscrit en fait dans une très longue durée. Depuis la publication de sa thèse en 1989, La compagnie française des Indes au XVIIIe siècle (1719-1795), Philippe Haudrère a été reconnu internationalement comme le grand spécialiste des traites transocéaniques et des compagnies européennes des Indes aux XVIe-XVIIIe siècles. Il est l'auteur aussi de la première synthèse scientifique sur Les compagnies européennes des Indes orientales. C'est surtout aux activités transocéaniques des français que revient le présent volume : activités maritimes, marchandes ou coloniales, de navires de la Compagnie des Indes ou d'armateurs privés. Il réunit vingt-neuf articles qui sont autant d'études originales résultant de recherches toujours renouvelées dans les sources. Avec l'octroi de privilèges, les trafics vers l'Océan indien étaient organisés dans le cadre d'une économie mixte, réalisant un compromis entre l'Etat et les initiatives privées. La première partie est consacrée à l'organisation des compagnies, leur administration, leurs directeurs, leurs ressources financières et les relations avec l'Etat. L'ouvrage étudie ensuite la route des Indes : les itinéraires, les flottes, les hommes, les naufrages. Il décrit la présence et l'activité des Européens aux Indes orientales. Dans le cas de la France, il pose le problème auquel a eu à faire face la monarchie, celui de la politique à mener pour soutenir une activité marchande croissante, et de ses moyens. C'est donc un triptyque sur les trafics dans l'océan Indien qui, avec cet ouvrage, est réalisé par l'auteur.
Le Bouëdec Gérard ; Nicolas Brigitte ; Haudrère Ph
A partir du XVII siècle, la réussite maritime des compagnies des Indes conduit a un développement massif des échanges commerciaux entre l'Europe et l'Asie et à de profondes évolutions de leurs sociétés respectives. Complétant les épices et les matières premières des cargaisons initiales, une gamme foisonnante et fascinante de textiles et de produits manufacturés ouvre la voie, à une diversification irréversible des marchés. En démultipliant les possibilités de manifestation du paraître, elle offre aux plus riches les moyens et les décors d'une affirmation de soi sans cesse renouvelée par les plaisirs et les libertés de la mode, sans interdire aux plus pauvres d'accéder aux satisfactions du confort. A tous, elle instille l'art et le besoin de consommer qui les font basculer dans la modernité. Cette soif inextinguible stimule l'augmentation des trafics commerciaux bien au delà des grands rouages des monopoles, mettant à contribution la nébuleuse plus ou moins licite des circuits de distribution du quotidien. Loin de les annihiler, elle vivifie les traditionnels réseaux d'échanges, vecteurs des transferts de technologie, et aiguise l'industrialisation et la délocalisation des productions. L'engouement pour la possession ne fait heureusement pas tout. Sur le terrain, de part et d'autre, lies références évoluent au fil d'une découverte et d'une imprégnation mutuelles, jamais innocentes, mais servies par le regard des esprits les plus aventureux et les plus disponibles de leur temps, quels que soient leurs partis pris religieux, militaires ou commerciaux. S'installer chez l'autre, s'y acclimater pour survivre, prospérer ou imposer, ne peut se dispenser d'un approfondissement des relations basé sur des normes et des outils culturels au service des intérêts communs de la production. Apprendre à le connaître, ne serait ce que pour mieux le convertir, conduit, par la montée en puissance des savoirs, à percer les mystères de son originalité. Remonter aux sources de l'exotisme contribue alors à enraciner scientifiquement ce goût de l'Inde, à la découverte duquel cet ouvrage qui public les travaux du colloque de Lorient de juin 2007, est entièrement dédié.
Du début du 17ème siècle au milieu du 19ème siècle, l'essentiel des échanges entre les Orientaux et les Occidentaux passe par les Compagnies des Indes. Chaque grande nation européenne veut disposer de sa propre Compagnie et met en place de puissantes institutions qui bénéficient du monopole des relations commerciales par voie de mer. Pour leur marine, elles développent une organisation remarquable qui fait de cette grande aventure une véritable épopée maritime. La demande croissante des produits provenant d'Asie conduit les Compagnies à rivaliser entre elles pour la conquête de nouveaux marchés. Installées peu à peu dans toutes les Indes orientales, elles deviennent de formidables machines de pouvoir qui vont conduire à transformer les échanges commerciaux en domination coloniale. Le présent ouvrage est la première étude comparative consacrée aux différentes Compagnies des Indes.
Après des débuts difficiles au XVIIe siècle, la Compagnie française des Indes connaît une croissance rapide au XVIIIe siècle. Les commerçants français sont devenus les plus dangereux de nos rivaux, assurent les directeurs de la compagnie anglaise en 1737. Le présent ouvrage précise quelques-unes des raisons du succès des Français. Il y a d'abord le montant élevé du capital, appartenant pour les trois quarts à des actionnaires privés. Il y a aussi la bonne gestion des directeurs, armateurs expérimentés venus de divers ports de France, ou grands financiers, ou encore anciens commerçants ayant fait fortune en Asie. Les cargaisons sont bien composées et répondent à la demande des consommateurs européens: cotonnades blanches, teintes ou "peintes" dont la variété et la richesse des coloris enchantent le public, du café, du thé, de la porcelaine et des bois de teinture. Il y a enfin l'excellente qualité technique de la marine. En Chine, la Compagnie française développe activement le commerce par son comptoir de Canton. En Inde, la Compagnie se trouve imbriquée dans les rivalités et les conflits locaux. Dupleix, gouverneur de Pondichéry, est le premier des Européens à essayer de trouver une solution en créant une région pacifiée autour du principal établissement des Français. Son projet est critiqué par les actionnaires qui, redoutant une augmentation des dépenses militaires, imposent son rappel. La compagnie anglaise parvient à faire aboutir une entreprise analogue autour de Calcutta. Le contrôle du commerce du Bengale donne aux Britanniques une telle supériorité sur les autres Européens qu'ils parviennent rapidement à les supplanter et donc à mettre fin aux activités des Compagnies des Indes, en particulier celle des Français.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.