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Le musée éphémère. Les maîtres anciens et l'essor des expositions
Haskell Francis
GALLIMARD
27,90 €
Épuisé
EAN :9782070762491
Des expositions de Maîtres anciens l'histoire restait à faire, avec leurs promoteurs, leurs sujets, leurs enjeux artistiques, parfois aussi idéologiques et politiques. Il revenait à Francis Haskell d'entreprendre d'en retracer les débuts à Rome, au XVIIe siècle, pour en suivre l'évolution jusqu'à nos jours, en montrant les effets à long terme de ces manifestations et les changements qu'elles ont apportés à notre regard sur l'art du passé. Bouleversement des hiérarchies établies, découverte et promotion d'artistes longtemps ignorés, dévoilement pour le grand public d'affinités perçues jusqu'alors par les seuls connaisseurs, mise en valeur de périodes ou d'écoles négligées: à côté des travaux des historiens d'art, et plus qu'eux encore, les expositions de Maîtres anciens ont façonné notre idée de l'histoire de l'art et les manières dont les musées l'exposent. L'éphémère serait-il devenu durable? Peut-être, mais est-ce suffisant pour que ces expositions mettent les ?uvres en péril en leur faisant parcourir le monde? Et que les catalogues, toujours plus gros, créent l'illusion d'un savoir exhaustif, alors qu'ils laissent dans l'ombre des aspects parfois importants? Ce livre, le dernier de Francis Haskell, écrit dans les mois précédant sa mort, est tout entier traversé par cette interrogation dramatique qui porte, plus généralement, sur notre attitude face à l'art dont nous avons hérité et dont nous faisons un usage irresponsable. Travail d'historien, c'est aussi l'ultime mise en garde d'un observateur lucide et critique de notre époque.
Cet ouvrage retrace l'évolution du goût artistique en Angleterre et en France de la Révolution française à la Première Guerre mondiale. L'auteur examine de façon empirique les raisons de ces changements, résultant de facteurs très divers : impact et validité des chefs-d'oeuvre reconnus par les collectionneurs et les "connaisseurs" ; rôle de l'art contemporain qui modifie souvent l'appréciation du passé ; importance des fidélités politiques et religieuses ; rayonnement des collections publiques et privées ; influence de la littérature d'art et des nouvelles techniques de reproduction. Chemin faisant, Francis Haskell campe toute une série de portraits de collectionneurs, critiques et écrivains, rendant hommage à tous ceux qui, en regard d'un goût "officiel" flottant, éclectique voire inexistant, furent de véritables découvreurs.
Haskell David George ; Piélat Thierry ; Plessy Val
Douze arbres mythiques, de l'olivier de Jérusalem au noisetier d'Ecosse en passant parle sapin baumier d'Ontario et le poirier de Chine. Chacun à sa façon, ils sont porteurs d'une sagesse millénaire. Pour la recueillir, David G. Haskell est parti à leur rencontre. Attentif au moindre bruissement dans la canopée, au craquement de l'écorce, au suintement de la sève ou au ballet des fourmis coupe-feuille, Haskell révèle un monde d'une beauté inouïe. Alliant une écriture poétique au savoir du naturaliste, il montre que les arbres forment un immense réseau encore insoupçonné, qui raconte l'histoire de tous les êtres vivants ? à commencer par la nôtre.
L'histoire de l'art peut être bien des choses : l'étude d'une oeuvre en soi ; celle d'une époque ou de son "esprit" (Geist) ; celle des tenants et aboutissants intellectuels, esthétiques ou moraux d'une représentation imagée. C'est aussi, plus proche de l'histoire, une investigation sur les circonstances dans lesquelles une oeuvre peut naître : qui en a eu l'idée, qui l'a commandée, qui l'a payée ; quels étaient l'état de la société et des esprits, le goût régnant, les directives reçues par l'artiste, la destination de son oeuvre ? Depuis le début de sa carrière, Francis Haskell s'est toujours intéressé à ces rapports de l'artiste et du mécène, patron ou protecteur, qu'il ait été pape, grand seigneur, bourgeois, administrateur, marchand ou éditeur. Il les a étudiés en s'en tenant rigoureusement aux faits et sans invoquer ni déduire aucune "loi" historique. Dans cette étude, désormais classique, revit d'abord la Rome baroque du XVII ? siècle, avec ses mécénats religieux et profanes, avec la naissance de ses grandes collections. Puis l'éclairage se porte sur les provinces italiennes, sur leurs artistes novateurs et sur les collectionneurs de Naples ou de Bologne. On aborde enfin la Venise du XVIII ? siècle, partagée entre les exigences d'une aristocratie pleine d'ostentation, les influences et la demande de l'étranger, la force des idées nouvelles.
Quel crédit accorder aux images pour la connaissance du passé ? Quel usage faire, en histoire, de ce que nous appelons oeuvres d'art ? Quel type de sources constitue les documents figuratifs ? C'est la longue genèse de questions très actuelles que retrace ici Francis Haskell, pour la première fois systématiquement. Elle oblige le grand historien d'art d'Oxford à un parcours savant, de la Renaissance aux débuts du XX ? siècle. Comment l'étude des objets et des monuments imagés est longtemps restée le domaine des "antiquaires", collectionneurs et érudits qui ont mis au jour un énorme matériel de portraits, bustes, sculptures, statues, monuments funéraires et effigies de monnaies... Comment, au XVIII ? siècle, historiens et philosophes, avec Voltaire, ont commencé à s'appuyer sur les sources visuelles pour fonder une histoire de la culture et de la civilisation. Comment cet intérêt culmine, pendant la Révolution, dans le musée des Monuments français où Michelet a découvert sa vocation, et quel type d'attention ont après lui accordé à l'art et à ses oeuvres tous les penseurs du passé, de Gibbon, Ranke et Mommsen à Ruskin, Burckhardt et Huizinga. On mesure l'ampleur des questions théoriques et même philosophiques qui courent à travers cette enquête : elles portent sur le statut des images, ce qu'elles ont de spécifique et d'irremplaçable par rapport aux témoignages écrits ; ce qu'elles font voir de l'invisible ; sur ce que la dimension esthétique ajoute ou retire, interdit ou autorise au regard de l'historien.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.