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L'ETHIQUE ET LE COMPORTEMENT RATIONNEL
HARSANYI JOHN C.
HERMANN
45,20 €
Épuisé
EAN :9791037020222
Si l'éthique porte une exigence d'universalité, comment peut-elle s'accommoder de la particularité des valeurs et des intérêts ?? Tel est le problème, bien connu depuis Kant, auquel se confronte ici John C. Harsanyi. Pour résoudre les tensions intrinsèques à la rationalité normative, Harsanyi aborde l'éthique en mathématicien ? : il utilise la théorie des jeux et les probabilités pour renouveler les méthodes de la philosophie morale. Il produit ainsi une éthique ancrée dans le réel, qui concilie l'exigence de rationalité, donc d'universalité, et la prise en compte de la singularité des valeurs et des intérêts. Pour introduire à l'une des théories morales les plus marquantes du dernier demi-siècle, ce livre réunit plusieurs textes, traduits pour la première fois en français ? : l'article fondateur "? La moralité et la théorie du comportement rationnel ? " et les écrits initialement regroupés sous le titre Essais sur l'éthique, le comportement social et l'explication scientifique.
La révolte serait-elle le propre de l'homme parisien? Dès le IXe siècle, tes Parisiens obligeaient les Vikings à rebrousser chemin et tes empêchaient de mettre les pieds sur leur île fortifiée. En 1588 et 1648, les barricades faisaient fuir respectivement Henri III et le futur Roi-Soleil. Révolutions et insurrections émaillèrent les XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Dirigée contre un ordre établi - social, moral, politique, esthétique ou idéologique -, solitaire ou organisée en grands soulèvements collectifs, la révolte s'accompagne de discours, manifestes et théories. Se révolter, plutôt que de subir la réalité, est une façon de vivre. De la Révolution française à la Commune, de l'affaire Dreyfus à Mai 68, de la préface d'Hernani au manifeste Dada, à côté des étudiants, des ouvriers ou des intellectuels, balade en compagnie de Restif de ta Bretonne, Louise Michel, Victor Hugo, Émile Zola, Antonin Artaud, Aimé Césaire, Albert Camus, jules Vallès, Tristan Tzara, Simone de Beauvoir, -Frédéric Beigbeder et bien d'autres
Poète, librettiste et traducteur (de Virgile, Horace, Byron, Schiller...), Zsolt Harsanyi (1889-1943) fut également un des romanciers hongrois les plus appréciés de son temps. Son évocation de Liszt, qui allie le savoir historique et biographique à la richesse de l'expression, est renommée dans le monde entier.
Il se décida pour une partition de Beethoven. La sonate pour piano en ré majeur opus 10. Il aplatit la feuille, ses yeux étincelaient de joie. Le mouvement presto de la sonate, le premier, commençait par une octave plaquée de la main droite. Il pensa au supplice affreux que lui avaient fait endurer les octaves quand il était plus jeune. Sa main était trop petite, la distance entre son pouce et son petit doigt ne couvrait pas les huit notes, quelque grands que fussent ses efforts pour les écarter. Il ne parvenait à frapper une octave qu'en trichant, d'une main qui se déplaçait à la vitesse de l'éclair. A l'âge de sept ans il jouait encore ainsi. A cette époque il se récitait chaque soir des prières secrètes pour que ses mains grandissent plus vite, et plus d'une fois l'envie le traversa de se taillader entre les doigts avec le rasoir de son père. Il était tourmenté par le désir indicible de pouvoir jouer à n'importe quel prix ce qu'il voyait imprimé sur les partitions. Alors qu'il déchiffrait pour la première fois une composition de Ries, il découvrit avec stupeur qu'il fallait de la main gauche frapper une dixième. Comment pourrait-il donc taper de sa petite main un intervalle de dix notes? Son zèle démesuré le rendit inventif: tandis que de sa main droite il jouait en haut la mélodie, et en bas, de la gauche, la note inférieure de la dixième, il se pencha au-dessus du clavier et frappa du bout de son nez la note manquante. Son père fut secoué de rire pendant plusieurs minutes puis il le serra contre lui et l'embrassa. Mais lui ne riait pas. Il haïssait son impuissance."
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?