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Le goût de la révolte !
Harsanyi Doina Pasca ; Quinney Anne
MERCURE DE FRAN
5,80 €
Épuisé
EAN :9782715228474
La révolte serait-elle le propre de l'homme parisien? Dès le IXe siècle, tes Parisiens obligeaient les Vikings à rebrousser chemin et tes empêchaient de mettre les pieds sur leur île fortifiée. En 1588 et 1648, les barricades faisaient fuir respectivement Henri III et le futur Roi-Soleil. Révolutions et insurrections émaillèrent les XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Dirigée contre un ordre établi - social, moral, politique, esthétique ou idéologique -, solitaire ou organisée en grands soulèvements collectifs, la révolte s'accompagne de discours, manifestes et théories. Se révolter, plutôt que de subir la réalité, est une façon de vivre. De la Révolution française à la Commune, de l'affaire Dreyfus à Mai 68, de la préface d'Hernani au manifeste Dada, à côté des étudiants, des ouvriers ou des intellectuels, balade en compagnie de Restif de ta Bretonne, Louise Michel, Victor Hugo, Émile Zola, Antonin Artaud, Aimé Césaire, Albert Camus, jules Vallès, Tristan Tzara, Simone de Beauvoir, -Frédéric Beigbeder et bien d'autres
Poète, librettiste et traducteur (de Virgile, Horace, Byron, Schiller...), Zsolt Harsanyi (1889-1943) fut également un des romanciers hongrois les plus appréciés de son temps. Son évocation de Liszt, qui allie le savoir historique et biographique à la richesse de l'expression, est renommée dans le monde entier.
Si l'éthique porte une exigence d'universalité, comment peut-elle s'accommoder de la particularité des valeurs et des intérêts ?? Tel est le problème, bien connu depuis Kant, auquel se confronte ici John C. Harsanyi. Pour résoudre les tensions intrinsèques à la rationalité normative, Harsanyi aborde l'éthique en mathématicien ? : il utilise la théorie des jeux et les probabilités pour renouveler les méthodes de la philosophie morale. Il produit ainsi une éthique ancrée dans le réel, qui concilie l'exigence de rationalité, donc d'universalité, et la prise en compte de la singularité des valeurs et des intérêts. Pour introduire à l'une des théories morales les plus marquantes du dernier demi-siècle, ce livre réunit plusieurs textes, traduits pour la première fois en français ? : l'article fondateur "? La moralité et la théorie du comportement rationnel ? " et les écrits initialement regroupés sous le titre Essais sur l'éthique, le comportement social et l'explication scientifique.
Il se décida pour une partition de Beethoven. La sonate pour piano en ré majeur opus 10. Il aplatit la feuille, ses yeux étincelaient de joie. Le mouvement presto de la sonate, le premier, commençait par une octave plaquée de la main droite. Il pensa au supplice affreux que lui avaient fait endurer les octaves quand il était plus jeune. Sa main était trop petite, la distance entre son pouce et son petit doigt ne couvrait pas les huit notes, quelque grands que fussent ses efforts pour les écarter. Il ne parvenait à frapper une octave qu'en trichant, d'une main qui se déplaçait à la vitesse de l'éclair. A l'âge de sept ans il jouait encore ainsi. A cette époque il se récitait chaque soir des prières secrètes pour que ses mains grandissent plus vite, et plus d'une fois l'envie le traversa de se taillader entre les doigts avec le rasoir de son père. Il était tourmenté par le désir indicible de pouvoir jouer à n'importe quel prix ce qu'il voyait imprimé sur les partitions. Alors qu'il déchiffrait pour la première fois une composition de Ries, il découvrit avec stupeur qu'il fallait de la main gauche frapper une dixième. Comment pourrait-il donc taper de sa petite main un intervalle de dix notes? Son zèle démesuré le rendit inventif: tandis que de sa main droite il jouait en haut la mélodie, et en bas, de la gauche, la note inférieure de la dixième, il se pencha au-dessus du clavier et frappa du bout de son nez la note manquante. Son père fut secoué de rire pendant plusieurs minutes puis il le serra contre lui et l'embrassa. Mais lui ne riait pas. Il haïssait son impuissance."
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.