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ROME LA PLUIE. A QUOI BON LA LITTERATURE
Harrison Robert
FLAMMARION
13,20 €
Épuisé
EAN :9782080352064
De retour parmi les siens, un jeune Américain, étudiant en lettres, retrouve à Rome un étrange personnage. L'espace des vacances, Leonard Ash et son ami Owler se rencontreront cinq fois. Au soleil, sous la pluie, par les rues et les places, les jardins et les ponts, s'engagent cinq disputes sur le tabac, le travail, la littérature, l'oeuvre d'art, notre rapport aux morts. Rome. Hier vivante encore, sublimée dans les eaux de l'histoire, elle partage aujourd'hui le sort de toute ville. Une modernité sauvage nous a coupés brutalement du passé. Pourtant, une fois proclamée la fin de l'histoire, la partie continue. Et malgré tout, malgré nous, s'impose la nécessité de trouver un sens, d'en décider. Actes et paroles. On ne tournera pas la page sans deviner que, pour Robert Harrison, seule la littérature, par sa force d'interprétation toujours renouvelable, nous ouvre à la lecture du monde. Echo des voix d'hier dans le brouhaha d'aujourd'hui, c'est elle qui préserve dans la crypte du texte la réserve inépuisable du sens.
Que cherchons-nous dans les jardins, ceux que nous cultivons jour après jour de nos propres mains, ceux où nous nous promenons pour en apprécier les beautés et nous y ressourcer ? Que retirer de l'humilité, la dévotion, la culture du soin du jardinier ? Pour y répondre, Robert Harrison nous fait cheminer dans des jardins anglais, zen ou secrets ; déambuler dans les compositions de Le Nôtre comme dans les jardins transitoires des sans-abris new-yorkais ; et emprunter en imagination bien d'autres contre-allées fantasmées. De L'Épopée de Gilgamesh aux poètes américains contemporains, en passant par Platon, la Bible et le Coran, nous y croisons Homère, Dante et Voltaire mais aussi Rilke, Hannah Arendt, Thoreau et Mallarmé. Autant de parcours buissonniers qui élèvent le jardin au rang d'objet philosophique, tout à la fois antidote et refuge par temps de crise et emblème de la condition humaine.
Le Jardin serait-il un objet philosophique ? Et l'activité du jardinier l'emblème de la condition humaine ? Que cherchons-nous dans ce lieu, réel ou imaginaire, que nous le cultivions jour après jour de nos propres mains, que nous nous y promenions pour nous ressourcer, ou que nous y rêvions comme d'un ultime paradis ? Pour répondre à ces questions, Robert Harrison traverse, interroge et commente certaines grandes ?uvres littéraires, artistiques, religieuses et philosophiques, de Platon aux poètes américains contemporains, en passant par les textes fondateurs de la Bible et du Coran, L'Epopée de Gilgamesh, Homère, Epicure, Rihaku, Dante, Boccace, Voltaire, Cao Xueqin, Mallarmé, Rilke, Capek, Thoreau, Camus, Pagnol, Hannah Arendt, Italo Calvino, Michel Tournier, etc. ; mais aussi par les réalisations concrètes de Le Nôtre à Vaux-le Vicomte et Versailles, les jardins anglais, les jardins zen japonais et les tapis-jardins de l'Islam. "Si l'humanité doit confier son avenir à quelqu'un, c'est bien au jardinier [...], ou à ceux qui, comme lui, s'investissent dans un avenir dont ils seront en partie les auteurs, sans pourtant en être pleinement les témoins."
Quel âge avons-nous ? Pour Robert Harrison, les humains n'ont pas seulement un âge biologique, évolutionnaire et géologique : ils ont aussi un âge culturel. Aujourd'hui, grâce aux progrès de la science et des nouvelles technologies, un écart vertigineux se creuse entre notre présent et notre histoire, et nous fait perdre nos repères : nous sommes étrangement jeunes et immensément vieux. Cette ère où nous entrons est-elle une ère de renaissance ? de jeune essence ? Appelons-là jeunessence. Nous mènera-t-elle à une cure de jouvence ou à une régression infantile ? En combinant philosophie de l'histoire et de l'âge, pensée scientifique et savoir littéraire, Robert Harrison montre que tout dépendra de notre capacité à trouver de nouvelles formes, plus jeunes, de maturité culturelle ; à cultiver l'amour du monde ; et à assumer notre âge - notre âge historique, s'entend. Le passé ne cesse pas d'exister du seul fait qu'on en perd la mémoire.