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Ballade des coquins
HARIBHADRA SURI
FLAMMARION
7,00 €
Épuisé
EAN :9782080711632
La mousson venue, les moines méditent les textes sacrés, mais les coquins, eux, s'en jouent. Le premier propose à ses compères un concours, dont la règle est la suivante: chacun doit raconter une aventure qu'il a vécue, si invraisemblable soit-elle ; le gagnant sera celui dont l'histoire n'a pas d'égale dans les légendes tirées de la mythologie hindoue. Ainsi, l'un des coquins vit un jour un village entier échapper à des voleurs en trouvant refuge dans un concombre, qu'avala une chèvre, elle-même engloutie par un boa, dévoré à son tour par une grue qui s'envola... Rien d'étonnant, rétorquent les autres, à ce qu'un concombre contienne un village : selon la tradition, le monde à son origine n'était-il pas contenu dans un neuf ? Quant au coquin qui raconte comment il revint à la vie après qu'on lui eut coupé la tête, il n'impressionne guère plus : le dieu Hanuman ou le roi Jarasamdha, bien avant lui, connurent des aventures comparables. Voilà comment les plus grands récits brahmaniques deviennent suspects, puisqu'ils sont aussi saugrenus que les histoires narrées par les coquins : tel est le but de la Ballade savoureusement ironique que Haribhadra, maître du jainisme, composa vers le VIIIe siècle.
Plongée étourdissante dans l'Inde, sa culture, ses mœurs. Récit de vie intense, foisonnant, d'une jeune garçon qui deviendra transgenre, Hijra en ourdou. Roman exigeant dans sa narration, et au final, quel plaisir !!!
La jeune Kusum, devenue veuve à huit ans, revient dans sa famille aux bords du Gange. Discrète, dissimulée par ses vêtements de deuil, elle grandit sans que nul ne la remarque. Jusqu'au jour où un Sanyasi vient s'installer dans le temple de Shiva. Sensibles et émouvantes, les nouvelles de Rabindranath Tagore nous entraînent dans un voyage coloré et plein de lyrisme.
Le sentiment que m'inspirait la jeune veuve dont la demeure avoisinait la mienne, était un sentiment de vénération. C'est du moins ce que j'affirmais à mes camarades et ce que je me répétais. Nabin lui-même, mon ami le plus intime, ignorait mon véritable état d'âme. Et j'éprouvais une sorte de fierté à pouvoir conserver à ma passion toute sa pureté en la reléguant dans les recoins les plus profonds de mon coeur. Ma voisine ressemblait à une fleur de Sephali mouillée par la rosée et tombée prématurément. Trop pure et trop resplendissante pour la couche fleurie de l'hymen, elle s'était consacrée au ciel. Mais semblable à un torrent qui descend de la montagne, une passion ne se laisse pas enfermer au lieu de sa naissance; elle cherche à se frayer une issue. C'est pourquoi je m'efforçais de traduire mes émotions en poèmes. Mais ma plume rétive refusait de profaner l'objet de mon adoration."