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Conter de Troie et d'Alexandrie
Harf-Lancner Laurence ; Mathey-Maille Laurence ; S
SORBONNE PSN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782878543599
Dans l'héritage antique recueilli par les clercs médiévaux, se croisent l'histoire, la légende, la fiction. Troie, ville phare de l'imaginaire médiéval, et la figure mythique d'Alexandre le Grand, sont lei d'une réflexion morale, politique, esthétique, mais aussi d'une représentation de l'Orient et de l'Occident dans leurs rapports conflictuels. Ce recueil interroge, à partir de textes pris dans une longue durée (XIIe-XVe siècles), rédigés en latin, en français, en allemand, les lectures parfois contradictoires qui sont faites de Troie dans sa dimension à la fois historique et modélisante, d'Alexandre auquel s'attachent une légende rose et une légende noire. Il révèle les enjeux idéologiques (condamnation du paganisme, méditation sur la vie et la mort des civilisations, moralisation des mythes) et littéraires de ces récits, avec le jeu de la réécriture. La volonté, dans certains manuscrits, de traduire les mots dans le langage iconoclaste, permet aussi d'éclairer la complexe richesse des rapports entre le texte et l'image.
Voir comment la légende troyenne a été reprise et réorientée au Moyen Age entre l'histoire et la fiction et comment s'est ébauchée à partir du XIIIe siècle et au nom de César une connaissance " historique " du monde romain, tels sont les deux axes principaux autour desquels s'est construit ce recueil.
Harf-Lancner Laurence ; Mathey-Maille Laurence ; S
Le Moyen âge a beaucoup lu, recopié, commenté, interprété " le poète léger des amours tendres ", des Amours, de l'Art d'aimer, des Remèdes d'amour, des Héroïdes, et l'auteur majeur de cette vaste somme mythologique que sont les Métamorphoses. La réception médiévale d'Ovide constitue un large champ d'investigation que ce volume se propose d'explorer en tentant de mesurer, du XIIIe au XVe siècle, l'influence du poète latin dans les deux versants de son ouvre : d'abord les réécritures d'un art de dire et de penser l'amour, puis la première traduction complète des Métamorphoses, l'Ovide moralisé, rédigé au début du XIVe siècle, qui instaure une confrontation constante entre la fable et la moralisation, mais aussi entre le texte et l'image.
Résumé : Il n'existe pas un mais des Romans de Renart, plusieurs collections, plusieurs anthologies d'histoires, de "branches" conservées par des manuscrits différents dont chacun présente son Roman de Renart. On trouvera ici le texte du manuscrit de Cangé (8), précédemment édité par Mario Roques. Ses vingt branches offrent les principales étapes de la carrière de Renart, de sa naissance (branche III, Les enfances de Renart) à son apothéose impériale (branche XX, Renart empereur). Tout se passe comme si les auteurs avaient voulu faire un bouquet flamboyant de tous les types de mésaventures agréables ou malheureuses de Renart jusqu'à ce qu'il obtienne une place de choix, probablement définitive, à la cour. Le plus remarquable est la cohérence littéraire et idéologique de cette oeuvre construite en plusieurs décennies par des auteurs divers, conscients de leur participation à une oeuvre collective.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.