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Le Roman de Renart. Tome 2 (branches XII-XX)
HARF-LANCNER L.
CHAMPION
24,00 €
Épuisé
EAN :9782745329363
Il n'existe pas un mais des Romans de Renart, plusieurs collections, plusieurs anthologies d'histoires, de "branches" conservées par des manuscrits différents dont chacun présente son Roman de Renart. On trouvera ici le texte du manuscrit de Cangé (8), précédemment édité par Mario Roques. Ses vingt branches offrent les principales étapes de la carrière de Renart, de sa naissance (branche III, Les enfances de Renart) à son apothéose impériale (branche XX, Renart empereur). Tout se passe comme si les auteurs avaient voulu faire un bouquet flamboyant de tous les types de mésaventures agréables ou malheureuses de Renart jusqu'à ce qu'il obtienne une place de choix, probablement définitive, à la cour. Le plus remarquable est la cohérence littéraire et idéologique de cette oeuvre construite en plusieurs décennies par des auteurs divers, conscients de leur participation à une oeuvre collective.
Qui croit aux fées aujourd'hui ? Personne, pas même les enfants, pourtant fervents lecteurs de Harry Potter et autres contes de fées. Au Moyen Age, au contraire, dans un univers entièrement étranger à la raison, ces figures fantastiques sont omniprésentes. Comment interpréter la survivance dans le monde chrétien de ces déesses païennes issues de cultes anciens ? L'Eglise intègre les fées au surnaturel chrétien comme autant de démones. Quant à la littérature laïque, elle défend des valeurs chevaleresques associées au merveilleux païen. Derrière les condamnations cléricales et la séduction du roman courtois vit un monde féerique d'une étonnante richesse, aux frontières si perméables que les mortels les franchissent parfois sans y prendre garde. Ils rencontrent alors des géants et des nains, des lutins et des loups garous, des elfes, et surtout des fées, créatures qui incarnent, dans l'imagination des hommes du Moyen Age, tous les fantasmes liés à la féminité, à l'animalité, à l'altérité
Dans la continuité du volume 1, consacré aux Seuils de l'œuvre dans le texte médiéval, ce second (et dernier) recueil s'intéresse plus spécialement aux rapports entre le texte de prologue et le statut générique des oeuvres qu'il introduit. La ligne directrice des études ici réunies a été de mettre en évidence la diversité, la plasticité, la capacité d'adaptation dont témoigne, du XIIe au XVe siècle ce 'rituel du seuil' que l'on aurait pu croire figé. Ont été examinés à cet effet les prologues de textes peu ou moins fréquentés par la critique, qui relèvent de l'hagiographie, de l'histoire, du théâtre, de la littérature morale, didactique, encyclopédique, et qui, dans l'équilibre canonique entre 'instruire' et 'plaire' font plutôt pencher la balance du côté de l'instruction, voire de l'édification... Qu'il aide à définir, à maquiller, à réorienter le statut de l'œuvre, le prologue, pièce essentielle dans la justification de l'écriture, de la réécriture, de la " translation " ou de la mise en écrit, reste le lieu privilégié où moduler et faire évoluer l'interaction entre l'auteur, le traducteur, le compilateur, leurs commanditaires et le public plus large qu'ils espèrent atteindre.
Résumé : De nombreux travaux ont déjà été consacrés aux prologues des textes médiévaux et en ont dressé la typologie par genre. L'objectif des contributions réunies dans ce premier volume est différemment orienté. Travaillant sur les seuils de l'?uvre, elles interrogent les jeux divers de l'entrée en texte, les fiches d'identité qui s'y déclinent (ou non), l'organisation dans le manuscrit en recueil cohérent d'?uvres d'abord autonomes. Elles réfléchissent aussi sur les frontières entre auteur, remanieur, compilateur et, au delà, sur l'image que l'écrivain médiéval se dessine au sein d'une même production ou dans un recueil composite.