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Prenez un coq. Trente-cinq façons de passer du coq à l'âne à lire au jour le jour
Harang Jean-Baptiste
VERDIER
8,00 €
Épuisé
EAN :9782864325307
Prenez un coq et plumez-le jusqu'à lui faire rendre l'âne. Car il n'y a jamais loin du coq à l'âne, guère plus que de la coupe aux lèvres, guère moins que du Capitole à la Roche Tarpéienne. Pendant l'été 2003, l'auteur fut mis en demeure chaque jour d'illustrer par la plume une expression qu'il n'avait pas choisie, tombée par hasard dans une conversation et prise au pied de la lettre: "Passer du coq à l'âne". On voit bien qu'il suffisait de plumer l'un pour éviter le bonnet de l'autre. Le passage du coq vers l'âne est étroit et ne connaît pas de retour. Pour l'avoir traversé trente-cinq fois, et revenir à vide dans le sens de la pente, on peut dire ce qu'il faut d'humour, de santé, d'érudition et de mauvaise foi, d'abnégation et de ridicule pour fouiller des entrailles qui ne nous ont rien fait, les retourner comme des gants (c'est assez salissant), leur chatouiller l'étymologie, la généalogie et la parentèle pour que, comme jadis elles prédisaient à Rome un avenir incertain, elles nous lâchent de guerre lasse: "Pour faire l'âne, c'est par là..." Nous y sommes. Biographie: Jean-Baptiste Harang a obtenu le Prix Inter 2006 pour La Chambre de la Stella.
Harang Jean-Baptiste ; Raboud Nicolas ; Starobinsk
Depuis plus de trente ans, Olivier Estoppey s'est fait connaître par ses installations monumentales, notamment La Course au sac, Le Jour des larmes, Le Souffleur, et, récemment, Les Loups. Cette dernière ?uvre sert de décor au film Le crime est notre affaire de Pascal Thomas, et a été exposée dans le jardin du Palais-Royal à Paris, en décembre 2008. Olivier Estoppey est un artiste prolifique, ses idées ont peu de limites. Son ?uvre commence toujours par le dessin: c'est sur le papier que les formes se cherchent, se trouvent, s'éloignent et s'imposent. C'est sur le papier que, chaque jour, le rapport au monde se risque, le paysage s'affronte, l'espace se conquiert. Des formes viennent et repartent, des idées se mettent en place, de vraies sculptures se font et se défont. Ensuite la terre et le plâtre, ensuite le volume et la forme, le béton, la présence physique de la matière sensible. Ce Cahier présente une sélection de dessins qui ont inspiré douze installations, et des ?uvres sur papier de grand format qui contribuent à éclairer son univers. Les textes qui accompagnent cet ouvrage sont signés Jean-Baptiste Harang, longtemps journaliste au "Cahier livres" de Libération et romancier récompensé par le prix Inter 2006 pour son roman La Chambre de la Stella; Nicolas Raboud, historien de l'art, commissaire d'expositions indépendant et directeur artistique de la triennale de la sculpture en plein air Bex & Arts; et Pierre Starobinski, créateur d'événements artistiques et responsable de l'édition des ?uvres de Nicolas Bouvier chez Gallimard, ainsi que de plusieurs expositions internationales qui lui ont été consacrées.
Trois personnages : Georges Dun presque centenaire, son fils Etienne soixante-sept ans et Odette soixante-dix ans, qui a été l'amante du fils et plus tard celle du père. Etienne : retraité quoiqu'il n'ait rien fait dans sa vie, dit-il, sinon des articles que d'autres signaient. A traduit les paroles de deux chansons ineptes qui connurent un succès colossal, avant de partir en Amérique où il gagna sa vie en récitant des poèmes... Entre-temps Odette est devenue la maîtresse de son père. Aujourd'hui, après plus de trente ans qu'il n'a vu celui-ci, il n'imagine pas que l'on puisse regarder comme son enfant un homme de son âge. Il a renâclé, sa vie durant, au travail. Il renâcle à l'amour, s'y soustrait. Cultive le dégoût de soi. Aller au bordel ou prendre l'avion ? Deux choses qu'il n'a jamais faites de sa vie... Odette : peintre disciple d'André Lhote (elle est née en 1920), elle représente la vie entre ce père et ce fils qui ont été ses amants successifs. C'est elle qui enterre Etienne, mort dans un accident aérien au cours de son seul voyage. La vie, elle n'y pense pas de trop. Georges : centenaire donc, flux d'une mémoire où s'entrecroisent les souvenirs dans un espace qui n'a plus de "point de vue" : Etienne ne serait pas son fils mais celui d'une certaine Odette...
Guillaume Fox a quarante six ans. Peu à peu, on comprend qu'il est interné. Il s'évade, aime Théodore, une belle lectrice de Verlaine, mais il doute de lui et de tout, de sa main surtout : la main de l'étrangleur. Du charme, du souffle et une grande qualité littéraire.
La vie est une porte qu'on nous claque lentement au nez, et lorsque l'ouverture se réduit à une fine fente de lumière, nous tâchons de nous souvenir de ce merveilleux paysage qu'elle nous offrait jadis, grand ouvert, le panorama d'un avenir sans fin. Cet avenir meurt ce jour même où je me souviens. J.-B. HarangLe narrateur reçoit une lettre anonyme qui, curieusement, lui raconte sa propre enfance: la colonie de vacances, l'abbé T. et le coussin de ses genoux, les marches forcées, le Jura, ces amitiés qu'on prenait pour de l'amour, Agathe. Non, pas Agathe. On ne répond pas à une lettre anonyme. Sinon par un roman.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.