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Solitaire et solidaire. Création et engagement à l'oeuvre dans la littérature
Hanus Françoise ; Dranenko Galyna ; Nazarova Nina
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782343161761
La diversité des communications ici réunies sur le thème de l'écrivain solitaire ou solidaire dépasse le cliché romantique de l'artiste maudit réfugié dans sa tour d'ivoire. Toute oeuvre est reliée à un contexte appris, vécu ou rêvé. Selon les lieux et les époques, la portée esthétique, éthique ou politique de l'oeuvre littéraire a pu varier ainsi que l'attitude des écrivains entre fermeture et ouverture au monde, engagement ou retrait, solitude et solidarité. Des auteurs comme Mauriac, Camus, Char ou Neruda en témoignent. Cette problématique persiste aujourd'hui. Quelle que soit l'origine géographique, culturelle, linguistique des intervenants, venus d'Europe, d'Inde, du Maroc ou du Sénégal, leurs réponses multiples font de la solitude comme résistance un thème récurrent, presque un invariant de notre présence au monde, de même que le lien qui existe entre solitude et solidarité chez les écrivains étudiés. Ainsi, l'interdépendance des êtres humains fondée sur la communication paraît-elle universelle.
Ces quatre petites histoires mettent en scène un astre bien connu de nous tous : le Soleil. Est-il amoureux de la Terre ? Est-il bon, est-il mauvais ? Quelle est sa véritable histoire ? C'est avec un regard à la fois amusé et pertinent que les auteurs de ces contes et nouvelles, scientifiques pour la plupart, nous livrent leurs visions du Soleil. Ces textes ont tous été primés lors du concours réalisé par le CEA à l'occasion de l'exposition " Soleil " de la Cité des sciences et de l'industrie.
S'intéresser au silence en littérature, lieu privilégié de la Parole, pourrait sembler paradoxal. Cependant, comme en musique, le silence joue sa partition dans l'ombre. Rien de plus protéiforme que le silence ! Il peut constituer la matière mais aussi la manière d'un ouvrage. Ce recueil utilise comme guide la polyphonie du silence dans l'oeuvre de Mauriac à qui cette réflexion touchant la spiritualité est particulièrement dédiée. Diverses gammes de silences sont alors explorées : d'abord le silence comme élément fondamental de la création artistique, ascèse exigeante pour Makine, Modiano, Le Clézio... Puis le silence apparaît sous son aspect mystique, sa transcendance, en relation avec le Mal, la Souffrance et la Mort chez Sylvie Germain et Philippe Claudel. Il est ensuite évoqué dans sa fonction poétique de déchiffrement des choses et des êtres, à la recherche de l'essence du monde, avec des poètes comme Leopardi, Anne Perrier, Paul Celan. Plus près de nous, résonnent les voix assourdissantes du silence des opprimés et des morts des dictatures modernes, à travers les oeuvres de Vercors, Cheng ou de l'Ukrainien Khvylovyi. Enfin, en contrepoint de cette diversité et en accord avec l'art de Mauriac, soucieux de l'essentiel, on note que les écrivains ici rassemblés cultivent l'art de la litote. Et parfois, comme Makine ou Houellebecq, ils considèrent que le silence ou la page blanche sont plus proches de la perfection que toute écriture.
Qui suis-je ? Que suis-je ? Comment être ? Une crise identitaire inédite s'est emparée de la planète déboussolée où l'homme a perdu ses repères sous l'effet de la mondialisation, des guerres, des génocides. Violence quotidienne, information et informatisation à outrance bouleversent des sociétés et des valeurs stables jusqu'alors. Cette question lancinante de l'identité est au coeur de ce recueil. Venus de toute l'Europe, les intervenants y présentent une riche palette d'auteurs contemporains aux prises avec ce problème, qui ont trouvé dans l'écriture, leur inspiration, une thérapie et parfois la consécration. Citons Mauriac, Makine, Amin Maalouf, Sylvie Germain, Emmanuel Carrère et d'autres encore. Tous constatent que l'identité n'est pas seulement héritée mais qu'elle se construit et se reconstruit. Le symbole préhistorique de la main imprimée par nos ancêtres au creux des grottes nous montre peut-être le chemin. La main qui dessine, écrit, fidèle interprète de l'intelligence, exprime un besoin spirituel fondamental inscrit en l'homme. Ces empreintes vivantes soulignent la parenté universelle qui, au-delà des mères-patries terrestres, nous unit dans la terre-mère. Etre ici-bas des citoyens du monde...
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.